19.06.2007
Le déclin du moineau des villes, en relation avec le rayonnement des antennes-relais ?
Au cours des dernières décennies, la population des moineaux a vivement décliné dans plusieurs pays de l'Europe de l'Ouest. Menéee en Espagne, à Valladolid, entre 2002 et 2006, et publiée en avril 2007 dans la revue Electromagnetic Biology and Medicine, l'étude de Alfonso Balmori et Orjan Hallberg a voulu vérifier s'il existait une corrélation entre le rayonnement des antennes-relais de téléphonie mobile et la diminution du nombre de moineaux.
Les chercheurs ont réalisé une quarantaine de mesures sur une trentaine de points choisis dans la ville espagnole, relevant à chaque fois le nombre de moineaux observés et le niveau d'exposition moyen (en V/m). Ils ont constaté dans le temps une diminution statistiquement significative des moineaux. Les plus faibles densités étant "significativement" observés dans les zones où les champs électromagnétiques étaient les plus élevés.
"Nos conclusions sont que la pollution électromagnétique pourrait être responsable, en elle-même ou associée à d'autres facteurs, du déclin des espèces observé dans les villes européennes au cours des dernières années."
The urban decline of the house sparrow (Passer domesticus): a possible link with electromagnetic radiation, Balmori A, Hallberg O., Electromagnetic Biology and Medicine, Volume 26, Issue 2 April 2007.
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19.04.2007
DECT : Les abeilles n'en reviennent pas !
Des ruches en pertes de poids, plus de 50 % des abeilles qui s’égarent… une étude allemande nous apprend que les essaims d’abeilles exposées aux rayonnementsde stations DECT dépérissent en force.
Les champs électromagnétiques peuvent-ils causer un changement dans le comportement des abeilles ? Affirmatif,
répond l’étude pilote réalisée à l’Université de Koblenz-Landau par des chercheurs en sciences de l’éducation. Pour cette étude, les scientifiques ont exposé plusieurs mini-ruches, 8 000 abeilles environ dans chacune, au rayonnement d’une base DECT en fonctionnement (du 1 900 MHz pulsé à 100 Hz) glissée dans leur socle. 4 autres colonies, non exposées, ont servi de ruches témoins permettant de comparer les groupes exposés et non exposés.
DECT IMPACT
Lors d’une première série d’expériences, les chercheurs ont analysé l’aptitude des abeilles à retrouver leur chemin. Prélevée et marquée par groupe de 25, puis relâchée ensemble, à 800 m de leurs ruches, chaque groupe d’abeilles était ensuite chronométré. Délai maximum accordé pour rentrer au bercail : 45 minutes "Dans le meilleur des cas, pas plus de six abeilles exposées ne sont revenues dans le temps imparti de l’expérience, voire aucune à plusieurs reprises, alors qu’au sein des groupes non exposées, des abeilles revenaient toujours, systématiquement," détaillent les co-signataires de l’étude au terme de 10 essais distincts.
En parallèle, l’estimation effectuée sur la masse et la surface des nids d’abeilles présents dans 16 autres ruches (dont la moitié mitoyenne de celles exposées à l’antenne DECT) a montré un poids moyen de 221 g par rayonnage dans les ruches non exposées, contre 174 g au sein des ruches exposées. Une différence nette de 21 %. De l’avis des chercheurs, ces effets restent à confirmer sur des échantillons plus nombreux, ainsi qu’à des niveaux de puissance plus oumoins élevés, ou avec d’autres gammes de fréquences. GSM ou Wi-Fi par exemple.
SENTINELLES DE l’ELECTROSMOG ?
Pour l’équipe allemande, ces effets non thermiques seraient dû à la structure cérébrale de l’abeille. Les champs électromagnétiques perturberaient les capacités d’apprentissage de l’insecte, donc son aptitude à mémoriser et/ou communiquer ses plans de vol et zones de récolte aux autres membres de la ruche. Un phénomène sans doute amplifié par la dimension des neurones de l’abeille, à même d’entrer en résonance avec les longueurs d’onde des hyperfréquences du DECT.
On l’a vue dans les cas du Regent et du Gaucho, les abeilles sont de véritables sentinelles environnementales, témoignant de la moindre pollution. Les champs électromagnétiques pulsés semblent ne pas faire exception. "Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre" a prophétisé Einstein.
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