03.03.2008

Enquête « Vivre avec une ligne THT »

Pré rapport et conclusions partielles

 

Début décembre 2007, le collectif Anti THT Cotentin Maine a contacté le CRIIREM pour mettre en place l’enquête « Vivre avec une ligne THT ».
L’étude a consisté à mettre en place un comparatif entre des riverains exposés à une ligne THT 2 x 400.000 Volts (Flamanville – Domloup) et des futurs riverains d’une ligne 2 x 400.000 Volts (Cotentin Maine) non encore installée mais dont le couloir est répertorié par RTE.
Les premiers seront définis par le terme « riverains exposés » et les  seconds par le terme « riverains non exposés ».

De janvier à mars 2008, des coordinateurs et des enquêteurs, formés par le CRIIREM aux techniques de relevés et de constitutions de dossiers, se sont présentés chez les riverains et ont enregistré des données diverses et variées (habitat, état civil, santé, compatibilité électromagnétique, facteurs de confusion …. Finalement ils ont rapporté au CRIIREM plus de 8000 questionnaires entièrement remplis.

Après étude partielle de 350 dossiers, une première estimation  fait apparaître un certain nombre de tendances émergentes :

1. Des dysfonctionnements, sur les appareils électriques et électroniques chez les riverains exposés, deux fois plus importants que chez les riverains non exposés. Ce phénomène indique que des problèmes de compatibilité électromagnétique sont constatés.

2. Des problèmes de santé focalisés sur des troubles du sommeil, de la mémoire, de l’audition, mais aussi des maux de tête, de l’irritabilité et des états dépressifs sont significativement plus fréquents chez les riverains exposés que chez les riverains non exposés.  De plus, les symptômes décrits ci-dessus disparaissent significativement  lorsque les riverains quittent la zone  affectée par la ligne THT.

3. Des maladies graves ayant fait l’objet de traitements lourds, d’actes chirurgicaux et des cancers (leucémie, cancers du sein et de la thyroïde, …) sont détectés significativement en plus grand nombre chez les riverains exposés.
Ces observations confirment les conclusions du rapport Bio Initiative du 31 août 2007, signés par David CARPENTER et Cindy SAGE (Université d’Albanie, NEW YORK).

4. Les facteurs de confusions (tabac, alcool, drogue) ayant été pris en compte, n’influent pas sur les autres données de l’étude.

5. Les élevages étudiés montrent que la ligne THT (2x400.000 Volts) peut être à l’origine  de courants parasites dans les structures métalliques (portails, abreuvoirs, cornadis…) générés par des phénomènes d’induction,  nuisibles aux animaux et à la production des exploitations.


Les conclusions définitives seront publiées en juin 2008.

Fait au Mans, le 3 mars 2008

Le Directeur Scientifique du CRIIREM
Pierre Le Ruz, Docteur en physiologie

 

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16.10.2007

23 oct : "Pollutions électromagnétiques : Des vérités qui dérangent"

La pollution électromagnétique s'intensifie. Une véritable fuite en avant technologique exposant le public à des niveaux de rayonnements sans précédents. Risques accrus de maladies graves : leucémie infantile, cancer du cerveau, maladie d'Alzheimer, modifications de l'ADN,  troubles du sommeil... Le consensus international des études scientifiques n'est pas celui des institutions. Les signaux d'alerte se multiplient de par le monde mais restent le plus souvent ignorés des autorités sanitaires.


C'est pourquoi, le (riirem et WWF France organisent à Paris le mardi 23 octobre, un colloque réunissant des chercheurs européens. Ces spécialistes feront un point sur leurs travaux traitant des effets biologiques et sanitaires de l'électrosmog.

Le contenu de cette journée, ouverte à la presse, au public et aux décideurs, aux entreprises comme aux ONG, constituera une parfaite introduction aux exposés de la Fondation Santé Radiofréquences, prévus les 24 et 25 octobre, sans langue de bois, et en toute liberté.

Entrée libre, sur inscription.


Programme

15:00 Communications et présentations scientifiques

Electrohypersensibilité : l'état des connaissances,  O. Johansson
Rayonnements des ampoules basse consommation, par  P. Le Ruz
Impacts du téléphone mobile sur les enfants, par A. Kolodynski
Antennes-relais et symptômes chez les riverains, H.-P. Hutter

16:00 Questions / Réponses avec le public
17:30 Fin du colloque


Intervenants

Antons Kolodynski, Directeur de l’Institut de Biologie de l’Université de Lettonie, en charge du projet « Influence potentielle des systèmes de communication mobiles sur le développement des fonctions cognitives des enfants » au sein de l’Académie des Sciences de Lettonie.

Olle Johansson, Institut Karolinska, Suède, neurobiologiste et spécialiste des effets dermatologiques des rayonnements électromagnétiques sur la peau, un des premiers lanceurs d’alerte sur l’électrosensibilité et le Wifi.

Hans-Peter Hutter, médecin, spécialiste de la santé environnementale et de la médecine du travail à l’université de Vienne, Autriche. Son étude sur les symptômes vécus par les riverains d’antennes relais est perçue comme un modèle méthodologique.

Pierre Le Ruz, universitaire français, docteur en physiologie animale, expert européen et membre du conseil scientifique du (riirem, a réalisé en 2007 un comparatif des champs hautes fréquences rayonnés par les ampoules basse consommation.


Inscription, Lieu & Contacts 

Espace WWF, 1 carrefour Longchamp, 75 116 Paris
WWF France : 01 55 25 84 84   /   (riirem : 02 43 21 18 69
Transport : Ligne 1 / RER C : station Porte Maillot
Bus 244 : arrêt « Carrefour Longchamp »

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26.09.2007

Ampoules à économie d'énergie : Alerte à l'allumage électropolluant !

Le fonctionnement des lampes basse consommation génère de puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes. Le (riirem déconseille l'utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau et demande aux fabricants de remédier à cette électropollution. 

Les scientifiques du (riirem et d’Arca Ibérica (Espagne) ont réalisé un banc d’essai sur les ampoules fluo-compactes, dites aussi lampe basse consommation (LBC), aujourd’hui recommandées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement de la planète et les économies d'énergie.

L'expérimentation, menée près de Valence, en Espagne, et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes lampes, de marques et puissances variées, montre que les ampoules LBC, dès l’allumage, sont à l'origine d'importants rayonnements radioélectriques... Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas !


Contrairement aux ampoules classiques, les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Avec des puissances de 7 ou 5 Watts, les champs électriques radiofréquences mesurées vont de 34 à 2 V/m à moins de 20 centimètres. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.

La technique des ballasts électroniques présente dans le culot des lampes basse consommation est la cause des rayonnements radioélectriques émis par les ampoules. Ces circuits électroniques,  caractéristiques de ampoules, régulent la tension électrique entrant dans l'ampoule – ce qui optimise l'énergie consommée et accroît la durée de vie de l'ampoule. Les ballasts sont aussi chargés, pour éviter un effet de scintillement, d'augmenter la fréquence du courant traversant l'ampoule, transformant ainsi les émissions basse fréquence des ampoules en des fréquences bien plus élevées, à l'origine des rayonnements radioélectriques relevés.

Aucun blindage électromagnétique du culot n’a été constaté dans le culot des ampoules expertisées, or celui-ci permettrait d’abaisser considérablement les valeurs des rayonnements radioélectriques observés.

En raison des valeurs détectées afférentes au fonctionnement de ces ampoules LBC, les personnes qui utilisent ce type d’ampoules, par exemple comme lampe de chevet, sur leur table de travail ou leur bureau, peuvent être exposées, selon la distance et la puissance  à des champs électriques allant de 2 à 100 V/m, voire plus.

De plus, des risques importants de compatibilité électromagnétique (CEM) sont à craindre chez les personnes appareillées d'implants ou de prothèse médicales, actif ou non, car elles peuvent être exposées lors de la mise en service des ampoules à économie d’énergie, de façon instantanée, à des pics de champs électriques de l’ordre de 100 à 300 V/m.

Ces valeurs, en fonction des distances et des puissances impliquées, sont supérieures aux limites recommandées par le Conseil de l’Europe (1999/519/CE), visant à éviter au public tout effet thermique et fixée à 28 V/m, et la directive relative à la compatibilité électromagnétique des équipements électroniques et électriques (2004/108/CE), dont les niveaux sont de 3 V/m, voire de 10 V/m selon les références.

 

(communiqué à télécharger ici, et mise en garde )

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24.09.2007

Téléphone mobile et tumeur du cerveau : Interphone France donne la tendance !

Attention, téléphoner peut nuire à la santé ! Après le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suède, et la Grande-Bretagne, la France corrobore le risque cancéreux pour les gros utilisateurs de téléphone mobile. Une tendance générale impossible à dissimuler.

Officiellement, les autorités sanitaires ne cessent de le répèter, l'utilisation du téléphone mobile n'entraîne pas d'augmentation du risque de développer une tumeur cérébrale ou acoustique. Certains résultats partiels de l'étude Interphone divergent toutefois de ce point de vue rassurant, soulignant le risque accru de neurinome acoustique ou de gliome après 10 ans d'utilisation et/ou chez les grands consommateurs de téléphone mobile. L'étude française, à paraitre en septembre 2007 dans Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique, confirme cet entre-deux.

"Bien que ces résultats ne soient pas statiquement significatifs, il y a une tendance générale à un risque accru de gliome chez les plus gros utilisateurs : usagers de longue date, gros consommateurs, ceux avec le plus grand nombre de téléphone,"  précisent les co-signataires de l'étude. Pami eux, Elisabeth Cardis, du Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) de l'OMS, et Martine Hours, médecin épidémiologiste à l'INRETS et présidente du conseil scientifique de la Fondation Santé Radio-fréquences.

Concrètement, ceux qui possèdent ou utilisent plus d'un mobile ont deux fois plus de risque de développer un gliome. Même chose chez les abonnés depuis plus de 4 ans. Ceux qui y passent le plus de temps, cumulant plus de 260 heures, ou dont les conversations durent longtemps (plus de 5 mn), présentent aussi un risque de gliome accru  de 80 %. Ceux, enfin, qui ont passé le plus grand nombre d'appels, dépassant les 5 000, montrent aussi un risque augmenté de 50 %. Quelque soit le critère, les plus gros usagers ont toujours le risque le plus élevé.

Tendance "lourde" ou tendance "courte" ?
L'étude, menée entre Lyon et Paris auprès 800 personnes, dont 350 hommes ou femmes agées de 30 à 59 ans lorsqu'on a découvert leur tumeurs cérébrales entre février 2001 et août 2003, livre un autre indice. Plus inquiétant. Selon ces chiffres, les tumeurs du cerveau liées à l'utilisation d'un téléphone mobile pourraient se développer beaucoup plus rapidement que prévues. Les données combinées de cinq pays - Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Grande-Bretagne - parmi les 13 concernées par l'étude Interphone ont relevé un temps de latence de 10 ans avant l'apparition de gliome ou de neurinome acoustique. Même si quelques travaux suggèrent un période plus courte.

L'étude française, avec une tendance au risque accru au-delà de 4 ans d'utilisation d'un téléphone mobile et seulement 4 usagers de plus de 10 ans parmi les 350 malades suivis, corrobore cette hypothèse "courte". Prudents, les auteurs de Interphone France concluent : "Nos résultats, suggérant la possibilité d'un risque accru au sein des plus gros utilisateurs, doivent encore être vérifié dans les analyse de l'étude internationale Interphone." Des résultats attendus depuis 2003.

 

(communiqué du (riirem disponible ici, et l'étude Interphone France

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14.09.2007

Grenelle de l'environnement : les 5 exigences du (riirem

1. Déconseiller l’usage du téléphone mobile pour les moins de 15 ans.

On sait depuis 1996 que le cerveau des enfants peut absorber jusqu’à 50 % de plus de rayonnement radiofréquences que celui d’un adulte.

L'exposition des usagers sur le long terme, à plus de 10 ans, s'accompagne d'un risque accru de tumeur auditive ou cérébrale, du côté où le téléphone est utilisé. Des  risques de maladies neuro-dégénératives ont récemment été également mis en évidence. Chez un enfant ou un adolescent, ces risques sont accrus puisque leurs organismes sont en développement.


2. Pas de Wi-fi dans les écoles, les collèges, les lycées.

Tandis que plusieurs villes s'engagent dans des accès à internet sans fil, l'Autriche, l'Allemagne déconseillent le Wi-fi dans les écoles et chez les particuliers. Lorsque le Wi-fi fonctionne, une pollution électromagnétique « passive » en résulte, qui s'additionne aux rayonnements déjà existants (hertziens, gsm, umts, tnt...). Des témoignages d'enseignants « wifisensibles » se multiplient par exemple en Grande Bretagne.

La fréquence du Wi-fi est très proche de celle optimum agitant les molécules d'eau. Une tres faible puissance suffit à provoquer des effets. Une exposition chronique, avec un « hotspot » allumé en permanence, est à proscrire.


3. Limiter le rayonnement des antennes-relais à 0,6 V/m.

Plus de 80 % des études publiées depuis 2002 dans des revues à comité de lecture observent des effets sanitaires chez les riverains d'antennes-relais GSM ou UMTS. Le maximum des troubles est atteint dans un rayon de 100 m autour de l'émetteur, et s'échelonne jusqu'à 300 ou 400 m.

Plutôt que raisonner en terme de distance, il faut limiter la puissance rayonnée. Le seuil de précaution de 0,6 V/m, recommandé par le parlement européen depuis 1994, est techniquement réalisable et appliqué dans plusieurs villes d'Europe.


4. Appliquer les servitudes légales en matière de lignes THT .

Le risque de leucémie infantile augmente de 69 % si l'on vit à moins de 200 m d'une ligne haute tension.

Le décret du 19 août 2004 prévoit des servitudes excluant toute construction dans une zone de 30 m autour de lignes à moyenne ou haute tension. Il est aussi temps d'appliquer les recommandations d'organisations internationales limitant l'exposition du public à 0,2 microTesla (0,2 µT).


5. Moratoire sur le Wimax et promotion du Ultra Haut Débit par fibre optique.

Il n'existe aucune étude d'impact sanitaire sur la technologie Wimax, et aucune sur ses effets biologiques. Son déploiement, superposé sur les autres réseaux sans fil, amplifie encore « l'électrosmog » ambiant.

Le ultra haut débit par fibre optique offre une vitesse de transmission supérieure au Wimax sans aucune nuisance ni pollution électromagnétique. Plusieurs villes françaises sont en passe d'étre équipées ou disposent déjà de l'infrastructure existante.

(communiqué à télécharger ici

10:15 Publié dans Communiqués , Concertation , Enfants , Recommandations , WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

27.06.2007

Internet sans fil & téléphone mobile Wi-fi : « Eviter de toucher de façon prolongée… »

Il s’est vendu à ce jour plus de 250 000 téléphones Unik se félicite France Telecom. Les 100 000 abonnés HappyZone seront atteints avec l’été, se réjouit SFR. Sans compter ceux passés au Twin, l’offre de Neuf Cegetel, disponible depuis mai 2006. Tous proposent des téléphones bi-mode conjuguant les réseaux GSM et Wi-fi et capables de passer d’un système à l’autre sans rupture de conversation.

Une telle autosatisfaction est pour le (riirem proprement scandaleuse.
Comment se réjouir en effet, de l’accélération de la pollution électromagnétique ? Avec ces téléphones hybrides, cette fois, il ne s’agit plus de rayonnements GSM à 900 ou 1800 Mhz. Ni à 2100 Mhz, la bande radio allouée à l’UMTS. En mode Wi-fi, le terminal émet des ondes pulsées à 2450 Mhz, la fréquence optimum pour agiter les molécules d’eau – c'est-à-dire exactement celle utilisée par un four à micro-ondes.

Le conseil scientifique du (riirem rappelle qu’il n'y a pas de seuil pour le déclenchement de réactions de type "syndrome des micro-ondes". Selon la sensibilité individuelle, des valeurs très faibles suffisent pour provoquer des sensations de chaleur ou de pulsations crâniennes, de fatigue, de migraines, d’insomnie…

« Lors de l’usage d’un téléphone Wi-fi, ou la proximité quotidienne avec un point d’accès, les expositions au Wi-fi s’additionnent et peuvent provoquer, dans la durée, ces réactions biologiques. Nous recevons régulièrement des témoignages en ce sens, » avertit Michèle Rivasi, Présidente du (riirem. « D’où nos interrogations sur l’impact d’un téléphone Wi-fi sur l’eau présente dans la peau ou le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau. »

L’arrivée des téléphones mobiles hybrides GSM / Wi-fi, portés contre la peau du visage ou tenus à la main, est d’autant plus inacceptable qu’elle contredit les recommandations sanitaires formulées par tous les experts. Du (riirem ou d’ailleurs.

Appliquer par précaution le principe de limitation des doses
L’annexe 2 par exemple, « éléments de réflexion pour limiter l’exposition des utilisateurs », de l’étude conduite par Supelec et publiée en avril 2007 par l’ARCEP recommande : « ne pas installer plus de points d'accès qu'il n'en faut », « positionner les points d'accès en hauteur (plus haut que la hauteur de la tête : 2,10m par exemple), pour limiter l'exposition des personnes et pour augmenter le rayon de couverture », « éviter de toucher de façon prolongée une antenne (…) cela soumet la partie du corps à une exposition inutile, plus importante pendant la durée de l’application ». Les utilisateurs de téléphones Wi-fi, portés contre l’oreille ou tenus à la main, ont-ils été prévenus de cet avertissement ?

Le (riirem dénonce cette volonté industrielle du « tout sans fil », qui additionne et multiplie les sources d’exposition sans aucune étude sanitaire ni avertissement préalable. Et ce, en dépit de l’obligation légale d’informer les consommateurs des risques encourus. Une mise sur le marché sans DAS Wi-fi, ni recommandations exprimées… La santé de leurs clients « hybride » ne serait-elle plus la « convergence » prioritaire des opérateurs mobiles ?

 

 Synthèse des études conduites par Supelec sur les niveaux de champs électromagnétiques produits par les équipements Wi-fi, communiqué de l'ARCEP consultable ici
étude à télécharger et communiqué du (riirem
 

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15.03.2007

Téléphone mobile et médecine environnementale : Les médecins sous influence ?

A l'occasion du Medec 2007, le (riirem lance à tous les médecins généralistes un appel à « l'électrovigilance » et les invite à se procurer les questionnaires sanitaires permettant d'estimer l'exposition du public au risque électromagnétique.

Demain, la conférence "Téléphonie mobile et santé" programmée au MEDEC sera assurée par l'opérateur Bouygues Telecom. Comment le milieu médical peut-il, dans ces conditions un peu particulières, correctement jouer son rôle d’alerte, de sentinelle sanitaire en matière de pollutions électromagnétiques environnementales ?

Cette publi-conférence a lieu maintenant depuis plusieurs années. Sans débat contradictoire ni expertise médicale. Ni prise en compte des études européennes attestant par exemple de l'effet génotoxique des rayonnements de la téléphonie mobile !
 
En l'état actuel de nos connaissances, près de 400 études scientifiques attestent de l'impact de ces ondes sur le vivant. Fin 2006, 80 % des études sur les antennes relais constatent chez leurs riverains un effet neurologique et comportemental lié à leur exposition chronique. Comment affirmer dans ces conditions qu'il n'y a aucun risque pour la santé ? 

Les travaux de recherche se poursuivent, mais l'innocuité des radiations électromagnétiques n'est toujours pas avérée. Ailleurs qu'en France, les médecins s'alarment et s'engagent en faveur du principe de précaution.

Des outils pour une électrovigilance de proximité !
Face à l’augmentation des cas de fatigue, de migraine, de douleurs multiples ou d'irritations cutanées, de troubles du sommeil, cardio vasculaires, hormonaux ou immunitaires, la prise en compte du risque électromagnétique devient nécessaire. Et d'autant plus légitime lorsque les symptômes sont soudains, sans antécédents, liés à un lieu précis, l'arrivée d'un appareil électrique ou d'une technologie sans fil.

Comment évaluer l'exposition des patients ? Des outils existent. En Autriche, en Suède, en Belgique, des scientifiques ont mis au point des questionnaires de santé destinés à recueillir le ressenti des patients et les composantes de leur environnement électromagnétique. En France, le conseil scientifique du (riirem met à la disposition des associations et du milieu médical ces questionnaires et d'autres, validés dès 2001, lors des premières études d'exposition de riverains d'antennes relais.

Le (riirem appelle tous les médecins généralistes à utiliser ces questionnaires lors de leurs consultations mais aussi à s'informer sur les risques électromagnétiques auprès de sources indépendantes, sans à-priori ni conflits d'intérêts médico-industriels.

Des tragédies comme l’amiante ou la transfusion sanguine ont sensibilisé l’opinion. Les pouvoirs publics peuvent refuser de reconnaître les dangers. Mais l’histoire montre qu’une volonté collective finit toujours par faire émerger la vérité des faits.

(communiqué à télécharger ici, et questionnaire sanitaire )

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14.12.2006

Des cadeaux de Noël high tech, dangereux pour la santé ?

Alors que plusieurs etudes mettent en cause les risques que font courir les rayonnements électromagnétiques sur la santé, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem tirent la sonnette d'alarme !!!

Plusieurs appareils high tech (oreillettes bluetooth, téléphone sans fil, téléphone 3 G) sont vendus  sans indication de Débit d'Absorption Spécifique (DAS) contrairement à la réglementation en vigueur et à la nécessaire information des consommateurs  en matière de santé. Par ailleurs, les écoute-bébés qui émettent de la même manière des rayonnements ne sont soumis à aucune obligation d'information. Face à ce silence, il semble urgent de revoir le cadre juridique de la commercialisation de ces appareils qui n'ont rien d’anodin et de donner une pleine mesure au principe de précaution.

A la veille des fêtes de Noël, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem constatent d'inquiétantes entorses à la réglementation concernant l'obligation d'informer le consommateur sur l'indice DAS en matière d'appareils radioélectriques. En rayon, oreillettes bluetooth et téléphone sans fil DECT sont vendus sans cet indicateur  tandis que les fabricants de téléphones 3 G se sont affranchis de l'obligation de communiquer un DAS dans le cadre  UMTS ou WIFI.  Le seul DAS communiqué concerne le réseau GSM et DCS.

Face à cette situation, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem demandent aux pouvoirs publics de faire appliquer la législation en vigueur (arrêté du 8 octobre 2003) de façon urgente.
 
FAMILLES DE FRANCE et le (riirem rappellent que les dernières études scientifiques publiées sur l'impact des téléphones mobiles sur la santé démontrent que ces équipements ne peuvent en aucun cas être considérés comme anodins et qu'il existe des effets délétères possibles sur la santé auxquels seraient plus particulièrement sensibles les cerveaux des jeunes enfants.

Au vu de ces données, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem demandent aux pouvoir s publics de revoir la réglementation en vigueur afin de prendre 7 nouvelles mesures pour mieux informer le consommateur et lui permettre de faire un achat en connaissance de cause :

-    L'extension de l’obligation d'indiquer un DAS aux écoutes-bébé.
-    La diffusion sur les lieux de vente et sur tous les documents publicitaires de la notion de DAS (largement ignorée du grand public) afin d'en faire un critère de choix du mobile.
-    L’incorporation aux mobiles des kits oreillettes  pour en généraliser l'usage.
-    L’encadrement par les pouvoirs publics de l'information sur les risques posés par les technologies sources de rayonnements et les moyens d'en limiter l'exposition. Enjeux de santé publique, leur contenu ne peut être laissé à l'appréciation des opérateurs de téléphonie.
-    Une recommandation formelle pour les parents de jeunes de moins de 15 ans les incitant à restreindre l'utilisation du portable pour leurs enfants.
-    La mise sur le marché de  téléphones dont le DAS serait aussi bas que celui qu'autorisent les avancées scientifiques.
-    Une action concertée avec les pouvoirs publics pour amener les professionnels qui continuent de vendre des téléphones destinés aux 4-8 ans à cesser leur commercialisation.
-    FAMILLES DE FRANCE et le (riirem ont saisi la Commission de la sécurité des consommateurs pour évaluer les dysfonctionnements de la réglementation en vigueur au regard du principe de précaution.

(communiqué de presse à télécharger ici, et dossier de presse )

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28.10.2006

Lignes à Haute et Très Haute Tension : Combien de leucémies avant d'agir ?

A Louvres, dans le Val d'Oise, les habitants de plusieurs lotissements vivent à quelques mètres du passage d'une ligne à 400 000 Volt. Au Mans, un autre lotissement s'est construit à quelques mètres d'une ligne à haute tension. Près de Vannes, à Saint Avé, une maison se bâtit à 5 mètres d'une 90 000 Volt, l'inspection du travail a fait cesser les travaux pour risque d'électrocution. Près de 200 000 personnes en France vivraient à moins de 100 mètres d'une ligne à très haute tension. Compte tenu de ce que l'on sait des effets de ces lignes électriques sur la santé, cette situation est scandaleuse et inacceptable.

Les enfants en première ligne
"Si l'on examine les tumeurs du cerveau et d'autres diagnostics, on constate que le risque de leucémie est 69 % plus élevé que la moyenne si l'on se trouve à moins de 200 mètres d'une ligne à haute tension, et 23 % plus élevé si l'on se trouve à une distance comprise entre 200 et 600 mètres d'une ligne à haute tension" a expliqué Gerald Draper, directeur de recherche à l'université d'Oxford. L’étude d'épidémiologie réalisée de 1997 à 2001 et rendue publique en juin 2005 porte sur 60 000 enfants britanniques, pour moitié issue du registre national des tumeurs infantiles.

Ces résultats statistiquement significatifs - l'étude Draper est l'une des plus vastes réalisées à ce jour - confirment le risque cancérigène des lignes à haute et très haute tension chez leurs riverains, et plus particulièrement les enfants.

Le lien entre les champs magnétiques des lignes à haute tension et la fréquence des leucémies infantiles a été mis en évidence dès 1979. "Depuis, des dizaines d’études épidémiologiques, de plus en plus sophistiquées, ont été publiées", résume ainsi Peter Boyle, le directeur du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). En 2000, le CIRC a conclu : "il apparaît pour l’ensemble de ces travaux un doublement du risque de leucémie infantile, pour une exposition supérieure à 0,4 microTesla". Pourtant, un arrêté a fixé en 2001 la limite d'exposition à 100 microTesla en France !... Une exception culturelle dont la population française se dispenserait.

Pour des couloirs de sécurité interdits aux permis de construire
Nous demandons aux pouvoirs publics d’appliquer les servitudes de 30 mètres prévues par le décret du 19 août 2004 mais aussi de créer des couloirs de sécurité de 300 mètres de part et d'autres des lignes existantes et excluant tous permis de construire. Nous leur demandons aussi de limiter l'exposition du public à 0,2 microTesla, telle que le recommandent les institutions internationales. Enfin, la réplication en France de l'étude Draper nous semble la solution la plus efficace pour, à court terme, disposer de données épidémiologiques à proximité des lignes HT et THT.

Ces mesures, simples, sont les seules adaptées aux risques électromagnétiques avérés des lignes à haute tension. Le consensus scientifique existe. Les pouvoirs publics anglais travaillent à ces solutions. Et en France ? Combien faudra-t-il de leucémies avant d'agir ?

Associations signataires
Ille et Vilaine sous Tension, Mayenne SurVOLTée,
Animaux sous tension, Agir pour l’environnement
 
(communiqué à télécharger ici

 

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02.10.2006

La résolution de Benevento en français

Du 22 au 24 février 2006, à Benevento, en Italie, la Commission Internationale pour la Sécurité Electromagnétique (ICEMS) a organisé une conférence internationale intitulée « Le principe de précaution en matière de champs électromagnétiques, législation et mise en pratique ». A l'issue de cette réunion, les 31 scientifiques présents ont cosigné une déclaration en 7 points, diffusée le 20 septembre 2006 : la Résolution de Benevento.

"Selon le bilan scientifique que nous avons effectué, des effets biologiques peuvent être provoqués par l’exposition tant aux extrêmement basses fréquences (ELF) qu’aux radio fréquences (RF). L’épidémiologie, ainsi que l’expérimentation in vivo et in vitro démontrent que l’exposition à certains ELF peut augmenter le risque carcinogène chez l’enfant et provoquer d’autres problèmes de santé chez l’adulte comme chez l’enfant. De plus, il est maintenant évident qu’il existe un risque accru de tumeur cérébrale suite à une utilisation à long terme de téléphone mobile, la première source de RF à avoir été étudiée en détail." (...)

(version française, traduite par le (riirem, à télécharger ici, ou en version originale,

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29.09.2006

Rapport sur la téléphonie mobile de la Mairie de Paris : Une expertise discréditée par la Ville de Paris elle-même !

Depuis le 26 septembre dernier, la Ville de Paris n’est plus "engagée directement" par l’avis de son Conseil Scientifique sur la téléphonie mobile. Selon ce rapport aujourd’hui discrédité, les antennes relais de la téléphonie mobile ne présentent "pas de risque sanitaire ni d'effets biologiques démontrés à ce jour". Une contre-vérité scientifique majeure et inadmissible, révélatrice d’un audit partial et partiel.

"Ce rapport sur la téléphonie mobile du Conseil Scientifique de la Ville de Paris s’est discrédité tout seul, tant il cumule les fautes méthodologiques, analyse Michèle Rivasi, la Présidente du (riirem. Tout d’abord, l’ignorance des conflits d’intérêt des experts auditionnés. Pour deux d’entre eux, une enquête administrative a récemment pointé leurs liens étroits avec l’industrie des télécoms. A cela s’ajoute le choix de prendre pour seule référence les avis de l’AFSSET, recommandations dont l’on sait désormais là aussi qu’elles n’ont aucune valeur. Bilan ? On aboutit à des conclusions erronées, rédigées par des représentants d’une science « autiste », retranchée dans des certitudes d’il y a 20 ans."

Comment ignorer par exemple l’étude de l'Université de Médecine de Vienne, en Autriche, qui a montré en mai 2006 "une relation significative de certains symptômes avec les niveaux de puissance mesurées" à partir de valeurs d’exposition supérieures ou égales à 0,43 V/m ? Un seuil inférieur à 0,6 V/m, la valeur réclamée par les associations ou des élus responsables et informés. Et bien loin de la limite des 2 V/m moyennée sur 24h et contenue dans la Charte de bonne conduite signée entre les opérateurs de téléphonie mobile et la mairie de Paris.

Une expertise et des experts imperméables aux alertes du terrain
Auditionnés à la demande de la mairie de Paris, trois responsables du (riirem - Michèle Rivasi, agrégée de biologie ; Madeleine Madoré, pharmacien ; Pierre Le Ruz, docteur en physiologie et expert européen - ont informés les membres du conseil scientifique des effets des rayonnements électromagnétiques sur le vivant et des problèmes signalés par les riverains d'antennes.

"Aucun des scientifiques présents ne connaissaient les problèmes posés par la téléphonie mobile et le problème de la compatibilité électromagnétique (CEM)" déplore Michèle Rivasi. "La réunion ne dura qu’une heure car certains d’entre eux avaient des cours à assurer. Devant cette impolitesse, nous leur avons laissé un volumineux dossier, en espérant qu’ils puissent le lire et nous poser éventuellement des questions. Nous sommes sortis de cette entrevue très déçus et sans illusion sur la teneur du rapport en question."

"C’est pourquoi le (riirem se réjouit de ce vote du Conseil de Paris qui devrait mettre un terme à une expertise mascarade, aux conclusions mensongères." Comme, à une époque pas si lointaine, ce fut également le cas pour l’amiante, le sang contaminé ou le nuage de Tchernobyl.

(communiqué téléchargeable ici

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04.09.2006

Transparence, mesures indépendantes, "points chauds" électromagnétiques : Elus et (riirem sur la même longueur d’onde

Le 5 juillet 2006, l'Association des Maires des Grandes Villes de France a invité le (riirem au groupe de travail "Antenne de téléphonie mobile". Le Sénateur Daniel Raoul, vice-président d'Angers Loire Métropole et co-auteur en 2002 du rapport « Téléphonie mobile et Santé », était aussi présent, aux côtés de nombreux maires, de Michèle Rivasi et Pierre Le Ruz du (riirem, et d'un représentant de l'ANFR. L'AFOM jouait elle les abonnés absents, au grand dam des élus. L'association des opérateurs mobiles a préféré pratiquer la politique de la chaise vide plutôt que participer à une réunion destinée à améliorer la concertation face à la multiplication des antennes relais.

Des principes de bonne conduite à revoir
Michèle Rivasi, Présidente du (riirem, a souligné lors de cette réunion la nécessité de revoir la charte de bonne conduite qui lie opérateurs et collectivités afin d'y ajouter quatre principes :

.le principe de transparence, par lequel les opérateurs doivent obligatoirement fournir toutes les informations disponibles sur les antennes à installer (puissance, modèle…), et organiser une réunion d'information de proximité avant toute installation.
.le principe de limitation de dose : le seuil de 0,6 volt par mètre doit être respecté.
.le principe de mesures indépendantes, qui reconnaît aux collectivités la possibilité de mettre en place des stations de mesure électromagnétique et d'effectuer des contrôles en continu, comme elles le font aujourd'hui avec la qualité de l'eau ou de l'air.
.le principe de sanction : si les termes du contrat ne sont pas respectés, les collectivités peuvent interdire toutes nouvelles installations d’antenne sur les bâtiments dont elles sont propriétaires.

Dresser et suivre un véritable "cadastre" électromagnétique
A l'issue de cette réunion, les élus ont confirmé leur volonté de mettre en place des mesures indépendantes et exprimé à l'ANFR le souhait d'une amélioration du protocole de mesure des champs électromagnétiques, souvent contesté sur le terrain.* Il a été aussi demandé à l'ANFR d'élaborer des simulations des champs électromagnétiques - de type cartoradio.fr - pour identifier notamment leurs zones de concentration.

Afin d'officialiser ses demandes, l'Association des Grandes Villes de France a ainsi adressé plusieurs courriers. L'un à l'ANFR afin de lui demander la création d'un groupe de travail réunissant ANFR et (riirem. Un autre destiné à l'AFSSET, pour mettre en place un groupe de recherche sur les "niveaux de dose" des nouvelles technologies "sans-fil" avant tout déploiement de ces technologies dans le domaine public.

Le (riirem et l'Association des Grandes Villes de France demandent également à la Fondation Santé et Radiofréquences de faire en sorte que les élus et les riverains d'antennes relais soient mieux représentées au sein de son Conseil d'Administration, au travers de la création d'un collège d'Elus et d'Associations.

* Le (riirem utilise ainsi le protocole de l’INERIS qu’il juge plus fiable.
 
 (communiqué téléchargeable ici, et comparatif des protocoles INERIS & ANFR )

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09.05.2006

Téléphonie mobile : Arguments justifiant l’application immédiate du principe de précaution !

Des millions de personnes utilisent un téléphone mobile et plusieurs dizaines de milliers d’antennes-relais permettent à ces téléphones de fonctionner en France. Alors que le discours officiel minimise la dangerosité de ces rayonnements sur la santé, la note de synthèse diffusée par Roger Santini, docteur d'Etat ès sciences et membre du conseil scientifique du (riirem, souligne au contraire leur nocivité et appelle à l’application immédiate du principe de précaution.

« L’exposition à un téléphone mobile génère des effets biologiques chez l’homme. Plusieurs études ont observé une modification du tracé des ondes cérébrales, de l’étanchéité de la barrière sanguine du cerveau, ou dans la production d’hormones », rappelle le membre fondateur du (riirem, références à l’appui. « L’étude Reflex, financée par l’Union Européenne et menée entre 2000 et 2004, a confirmé que les champs électromagnétiques générés par les téléphones portables provoquent des ruptures de l’ADN à des doses d’énergie de 0,3 à 1 W/kg – donc inférieures au seuil de 2 W/kg recommandé par l’ICNIRP. »

« L’exposition chronique aux micro-ondes pulsées, comme les hyperfréquences de la téléphonie mobile, est responsable d’effets biologiques pathologiques, caractérisés par un syndrome asthénique (fatigue, irritabilité, migraines…), diencéphalique (insomnie, difficulté de concentration…), et un syndrome dystonique cardiovasculaire (tachycardie, bradycardie…). Des symptômes semblables sont rapportés par les utilisateurs de mobiles et les riverains de stations relais, » poursuit Roger Santini.

Antenne-relais : un risque de cancer au moins doublé dans les 300 mètres…

Plusieurs observations récentes font le lien entre l’exposition de riverains à des antennes-relais de téléphonie mobile et l’augmentation du risque de cancers. Des extrêmement basses fréquences sont présentes dans le signal de la téléphonie mobile. Classées par le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC) parmi les cancérogènes possibles pour l’homme, ces extrêmement basses fréquences ont des effets sur le sommeil, le bien-être, même à des valeurs très faibles.

Certains pays ont déjà adopté des limites d’exposition aux micro-ondes inférieures à celles actuellement admises. L’Italie a adopté par décret, en 1998, un seuil d’exposition de 6,1 V/m ; le Grand Duché de Luxembourg, en 2000, un seuil d’exposition de 3 V/m.

« La sensibilité aux hyperfréquences n’est pas la même pour tous. On essaie d’attribuer les troubles exprimés par les utilisateurs de mobiles ou les riverains d’antennes-relais à des manifestations psychosomatiques, liées à la vue des antennes par exemple… L’affirmation n’est pas crédible ! » dénonce le scientifique. « Des comportements anormaux ont été mis en évidence chez des cigognes blanches, nichées à proximité de stations relais. »

« Une prise de conscience de la dangerosité de la technologie employée dans la téléphonie mobile est urgente. Les riverains ne devraient pas être exposés à une densité de puissance supérieure à 0,61 V/m », appelle Roger Santini. Car « on ne peut écarter les risques mutagènes et (ou) cancérigènes qui pourraient résulter de l’exposition humaine aux micro-ondes. » Un avertissement qu'il a lancé… il y a plus de 20 ans, en 1984.

(note de synthèse téléchargeable ici, et communiqué )

10:25 Publié dans Communiqués , Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.03.2006

Nous sommes tous des lanceurs d’alerte !

Paris, le 2 mars 2006. Demain, vendredi 3 mars, la journaliste Annie Lobé va être convoquée au Tribunal de Grande Instance pour diffamation, suite à une plainte déposée par un responsable de chez SFR. Quelques jours plus tard, le 14 mars 2006, ce sera au tour de Etienne Cendrier et Antoine Debièvre de comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis en diffamation et complicité par les opérateurs de téléphonie mobile Orange et SFR. Leur « crime » : le premier, porte-parole de l'association Robin des Toits a émis, lors d'un débat, des critiques sur la façon dont agissent les opérateurs de téléphonie mobile ; le second a retranscrit ce débat dans son journal, le Journal du Dimanche, également poursuivi pour diffamation. En Espagne, le professeur Claudio Gomez-Peretta, membre du conseil scientifique du (riirem, ne dispose plus des ressources humaines ou matérielles pour étudier les effets des stations relais GSM sur les riverains. Ses travaux étant jugés sans référence ni méthodologie, alors que ses études ont déjà été publiées par plusieurs revues scientifiques à comité de lecture. Son sort est similaire à celui dénoncé par le professeur Roger Santini dès 2002. Et ces affaires ne concernent que la téléphonie mobile.

Qu'il s'agisse de l'industrie nucléaire, chimique, des ogm et bien entendu des rayonnements non ionisants de la téléphonie mobile, les enjeux économiques semblent devenir prédominants par rapport à la santé publique et au respect des principes de précaution les plus élémentaires. Pourtant des voix s'élèvent, légitimes et informées, pour briser la loi du silence et tirer des sonnettes d'alarme. Ce sont des « lanceurs d'alerte ». On les appelle en langue anglaise des « whistleblowers ».

Journalistes, experts, scientifiques, universitaires, ou simples citoyens, à un moment ou l'autre, tous ont été victimes de mesures discriminatoires et coercitives, voire de sanctions pénales plus ou moins graves. Tous coupables - courageusement coupables - d'avoir tenu leur rôle de sentinelle en cherchant à informer et alerter les autorités publiques, la société civile que « quelque chose n'allait pas ».

Que fait la loi sur la protection des lanceurs d'alerte ?

Ces manœuvres de déstabilisation, de mise au placard ou d'attaques judiciaires réitérées sont d'autant plus inacceptables qu'en 1974 l'Unesco a adopté une recommandation stipulant que "Les États membres doivent chercher à favoriser des conditions telles que les chercheurs, avec le soutien des pouvoirs publics, aient la responsabilité et le droit […] de s'exprimer librement sur la valeur humaine, sociale et écologique de certains projets, et en dernier ressort de se retirer de ces projets si leur conscience les y incite."

En 2003, le colloque « la protection du lanceur d'alerte sanitaire » a réaffirmé le rôle central et indépendant des lanceurs d'alerte et le manque, en France, de protection juridique adapté, à l'image aux Etats-Unis du Whistleblower Protection Act qui permet au citoyen d'exercer sa liberté d'expression, parfois même lorsqu'elle va à l'encontre d'autres règles, telles des clauses de confidentialité. Une proposition de loi en ce sens a été déposée au Sénat et attend d'être débattue.

Pour une clause de conscience « sanitaire »

Le problème n'est pas nouveau mais il prend à l'heure de ces procès en série une dramatique illustration. Qui vous a dit que le déploiement commercial du Wifi, mené tambour battant, se déroule sans qu'il y ait eu la moindre étude d'impact sanitaire ? Ou que les expérimentations du Wimax ont lieu en l'absence de tout suivi ou questionnaire médical ?

Les récentes réponses négatives de la DGS, de l'InVS, et de la DASS, à notre dernière demande de saisine confirment le choix délibéré d'attendre un état de crise « sanitaire » pour traiter le problème dans l'urgence, avec toutes les erreurs, imprévoyance et gâchis en vie humaine que cela entraîne.

Dans ce contexte, les pressions de tous ordres exercées sur les lanceurs d'alerte deviennent l'affaire de chacun. Demain, vous aussi pourriez en faire l'objet. N'attendez plus. Rejoignez le mouvement de soutien aux lanceurs d'alerte.

Une conférence de presse est prévue le 9 mars prochain, à l'Assemblée Nationale, 5eme bureau, à 11h, en prévision de la comparution d'Etienne Cendrier et Antoine Debièvre.

(communiqué téléchargeable ici)

00:05 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

08.12.2005

Téléphone mobile pour les enfants : une idée cadeau à proscrire pour les moins de 15 ans !

L’Association Française des Opérateurs Mobiles (AFOM) vient d’annoncer la parution d’un guide gratuit « Votre enfant et le Téléphone Mobile ». Bien que le communiqué en fasse peu mention, une partie de ce guide destiné à « tous les parents dont les enfants ont ou vont avoir un téléphone mobile » porte sur les recommandations des experts sanitaires.

Quoi que suggère ce guide produit par les opérateurs et diffusé un mois avant Noël, le conseil scientifique du (riirem rappelle qu’en Angleterre le rapport Stewart déconseille depuis plusieurs années l’usage du téléphone mobile pour les moins de 15 ans, y compris donc pour les enfants de 8 ans ou plus jeunes, sauf en cas d’appels urgents.

Des effets thermiques (échauffement des tissus de 0,1° par exemple) et non-thermiques (modification des ondes cérébrales, cassure accrue de brins d’adn, etc.) ont été mis en évidence depuis une vingtaine d’années par les scientifiques. Il n’existe aucune certitude de l’innocuité de ces effets sur le long terme, c'est-à-dire plusieurs années. En 2004, une étude suédoise sur plus de 900 détenteurs de téléphone mobile a montré au contraire une nette augmentation du risque d’apparition d’une tumeur bénigne du nerf auditif après une dizaine d’années d’utilisation.

Les recommandations du rapport Stewart, officiellement formulées en 2000 et réaffirmées en janvier 2005, reposent entres autres sur les travaux du Professeur Om P. Gandhi, de l’Université de l’Utah (USA), qui a montré en 1996 que le cerveau des enfants pouvait absorber jusqu’à 50 % de rayonnement de plus que celui d’un adulte.

D’après ses calculs, « si l’énergie absorbée par un cerveau adulte est de 2,93 Watt/kg, la puissance absorbée par celui d’un enfant de 10 ans est de 3,21 Watt/kg et de 4,49 Watt/kg pour celui d’un enfant de 5 ans. » *

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* O. P. Gandhi, G. Lazzi and C. M. Furse, "Electromagnetic Absorption in the Human Head and Neck for Mobile Telephones at 835 and 1900 MHz," IEEE Transactions on Microwave Theory and Techniques, Vol. 44, pp. 1884-1897, October 1996.
 
Les effets biologiques sont connus, les relevés physiques font consensus. N'attendons pas les problèmes sanitaires pour prendre des mesures et informer les parents : n'achetez pas de portable à vos enfants !
 
(communiqué téléchargeable ici)

09:15 Publié dans Communiqués , Enfants , Précautions, Protections , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

17.11.2005

Téléphones mobiles : "pour qui sonne le DAS ?"

A l’occasion du lancement de son site web, le (riirem met en ligne, accessible à tous et à toutes, citoyens, internautes et utilisateurs de téléphones mobiles, un service inédit : le Top DAS. Le premier hit-parade des téléphones mobiles classés par niveau de rayonnement électromagnétique.

Ce comparatif simple, concret, pratique, réalisé à partir des données officielles, c’est à dire fournies par les constructeurs des appareils eux-mêmes, permettra à chacun de choisir son téléphone en toute connaissance du niveau d’exposition annoncé pour celui-ci.*

Exprimé en Watt par kilogramme (W/kg), le Débit d’Absorption Spécifique (abrégé en DAS, ou aussi SAR en anglais) est l’unité retenue et reconnue par les opérateurs de téléphonie mobile et les autorités sanitaires. Il traduit la « quantité maximale de puissance qui peut être absorbée par les tissus » et correspond à ce que l’on appelle l’effet thermique. Un effet d’échauffement très rapide, en quelques minutes, provoqué par l’énergie que dégage le terminal et dont les réglementations française et européenne fixent la valeur plafond à 2 W/kg.

L’absence des téléphones sans fil d’intérieur…

De fait, le (riirem regrette que les constructeurs ne fournissent pas la même information en ce qui concerne les téléphones sans fil numérique d’intérieur, dits DECT. En effet, pour ces appareils similaires à des téléphones mobiles de maison, aucune valeur de DAS n’est mentionnée. Ni sur l’emballage, ni dans l’argumentaire technico-commercial mis en avant.

Dans l’attente de pouvoir établir un Top DAS DECT, le Top DAS des téléphones mobiles sera, lui, mis à jour au moins une fois par mois et consultable sur le site web du (riirem : www.criirem.org

Classé de la valeur du DAS le plus élevé au plus faible, ou à l’inverse, du terminal le « moins rayonnant » au plus irradiant, etc., ce hit-parade des téléphones mobiles ne tient donc absolument pas compte des effets non thermiques de ces mêmes téléphones.

(communiqué téléchargeable ici

10:00 Publié dans Communiqués , Top DAS | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

09.11.2005

Le (riirem se déclare "pour une expertise et une information indépendante sur les rayonnements électromagnétiques ambiants !"

La France vient de passer le cap des 45 millions d’abonnés au téléphone mobile. Les émetteurs de Télévision Numérique Terrestre (TNT) couvrent désormais près de 50 % de la population. L’identification et la traçabilité, par ondes radio, des livres et des cartes de transport sont de plus en plus utilisées. Le département de la Manche teste le réseau électrique pour apporter l’Internet à domicile.

Quel est l’impact de ces rayonnements sur le vivant ? Quels sont les risques, biologiques ou sanitaires, de ces technologies ? Comment s’en protéger et réduire notre exposition et celle de nos enfants?

Face aux discours politiquement corrects et rassurants des pouvoirs publics et des industriels, ces questions légitimes deviennent polémiques. Pourtant le grand public, les professionnels du bâtiment, de la santé, les élus, les consommateurs, ont besoin d’une information claire, objective, distincte des intérêts industriels impliqués.

C’est pourquoi nous nous sommes réunis pour créer un Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques non ionisants.

« Informer, mesurer, proposer… »
Ces principes d’action sont les trois axes de travail choisis par le (riirem. A la fois centre de ressources et laboratoire de recherches, doté d’un conseil scientifique européen, le (riirem veut intervenir pour faire avancer le débat.

« Il ne s’agit pas d’être contre l'innovation technologique, mais de se doter de moyens pour vérifier l'innocuité de celle-ci sur la santé de la population », a déclaré Michèle Rivasi, Présidente du (riirem. « Par exemple, pour les lignes à haute tension et la téléphonie mobile, les faits et les preuves des effets thermiques et non thermiques des rayonnements électromagnétiques existent. Les bonnes pratiques de prévention aussi. Il est temps que cela se sache et libérer l’information pour agir dans l’intérêt des citoyens ! »

Outre l’information du public et la mise en place d’études sanitaires indépendantes, les premières actions du (riirem vont viser à promouvoir un protocole de mesures fiable, préconiser des normes d’exposition en faveur de la protection des populations, et diffuser les bonnes pratiques identifiés en France ou dans d’autres pays.

(communiqué téléchargeable ici

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