03.03.2008

Enquête « Vivre avec une ligne THT »

Pré rapport et conclusions partielles

 

Début décembre 2007, le collectif Anti THT Cotentin Maine a contacté le CRIIREM pour mettre en place l’enquête « Vivre avec une ligne THT ».
L’étude a consisté à mettre en place un comparatif entre des riverains exposés à une ligne THT 2 x 400.000 Volts (Flamanville – Domloup) et des futurs riverains d’une ligne 2 x 400.000 Volts (Cotentin Maine) non encore installée mais dont le couloir est répertorié par RTE.
Les premiers seront définis par le terme « riverains exposés » et les  seconds par le terme « riverains non exposés ».

De janvier à mars 2008, des coordinateurs et des enquêteurs, formés par le CRIIREM aux techniques de relevés et de constitutions de dossiers, se sont présentés chez les riverains et ont enregistré des données diverses et variées (habitat, état civil, santé, compatibilité électromagnétique, facteurs de confusion …. Finalement ils ont rapporté au CRIIREM plus de 8000 questionnaires entièrement remplis.

Après étude partielle de 350 dossiers, une première estimation  fait apparaître un certain nombre de tendances émergentes :

1. Des dysfonctionnements, sur les appareils électriques et électroniques chez les riverains exposés, deux fois plus importants que chez les riverains non exposés. Ce phénomène indique que des problèmes de compatibilité électromagnétique sont constatés.

2. Des problèmes de santé focalisés sur des troubles du sommeil, de la mémoire, de l’audition, mais aussi des maux de tête, de l’irritabilité et des états dépressifs sont significativement plus fréquents chez les riverains exposés que chez les riverains non exposés.  De plus, les symptômes décrits ci-dessus disparaissent significativement  lorsque les riverains quittent la zone  affectée par la ligne THT.

3. Des maladies graves ayant fait l’objet de traitements lourds, d’actes chirurgicaux et des cancers (leucémie, cancers du sein et de la thyroïde, …) sont détectés significativement en plus grand nombre chez les riverains exposés.
Ces observations confirment les conclusions du rapport Bio Initiative du 31 août 2007, signés par David CARPENTER et Cindy SAGE (Université d’Albanie, NEW YORK).

4. Les facteurs de confusions (tabac, alcool, drogue) ayant été pris en compte, n’influent pas sur les autres données de l’étude.

5. Les élevages étudiés montrent que la ligne THT (2x400.000 Volts) peut être à l’origine  de courants parasites dans les structures métalliques (portails, abreuvoirs, cornadis…) générés par des phénomènes d’induction,  nuisibles aux animaux et à la production des exploitations.


Les conclusions définitives seront publiées en juin 2008.

Fait au Mans, le 3 mars 2008

Le Directeur Scientifique du CRIIREM
Pierre Le Ruz, Docteur en physiologie

 

16.10.2007

23 oct : "Pollutions électromagnétiques : Des vérités qui dérangent"

La pollution électromagnétique s'intensifie. Une véritable fuite en avant technologique exposant le public à des niveaux de rayonnements sans précédents. Risques accrus de maladies graves : leucémie infantile, cancer du cerveau, maladie d'Alzheimer, modifications de l'ADN,  troubles du sommeil... Le consensus international des études scientifiques n'est pas celui des institutions. Les signaux d'alerte se multiplient de par le monde mais restent le plus souvent ignorés des autorités sanitaires.


C'est pourquoi, le (riirem et WWF France organisent à Paris le mardi 23 octobre, un colloque réunissant des chercheurs européens. Ces spécialistes feront un point sur leurs travaux traitant des effets biologiques et sanitaires de l'électrosmog.

Le contenu de cette journée, ouverte à la presse, au public et aux décideurs, aux entreprises comme aux ONG, constituera une parfaite introduction aux exposés de la Fondation Santé Radiofréquences, prévus les 24 et 25 octobre, sans langue de bois, et en toute liberté.

Entrée libre, sur inscription.


Programme

15:00 Communications et présentations scientifiques

Electrohypersensibilité : l'état des connaissances,  O. Johansson
Rayonnements des ampoules basse consommation, par  P. Le Ruz
Impacts du téléphone mobile sur les enfants, par A. Kolodynski
Antennes-relais et symptômes chez les riverains, H.-P. Hutter

16:00 Questions / Réponses avec le public
17:30 Fin du colloque


Intervenants

Antons Kolodynski, Directeur de l’Institut de Biologie de l’Université de Lettonie, en charge du projet « Influence potentielle des systèmes de communication mobiles sur le développement des fonctions cognitives des enfants » au sein de l’Académie des Sciences de Lettonie.

Olle Johansson, Institut Karolinska, Suède, neurobiologiste et spécialiste des effets dermatologiques des rayonnements électromagnétiques sur la peau, un des premiers lanceurs d’alerte sur l’électrosensibilité et le Wifi.

Hans-Peter Hutter, médecin, spécialiste de la santé environnementale et de la médecine du travail à l’université de Vienne, Autriche. Son étude sur les symptômes vécus par les riverains d’antennes relais est perçue comme un modèle méthodologique.

Pierre Le Ruz, universitaire français, docteur en physiologie animale, expert européen et membre du conseil scientifique du (riirem, a réalisé en 2007 un comparatif des champs hautes fréquences rayonnés par les ampoules basse consommation.


Inscription, Lieu & Contacts 

Espace WWF, 1 carrefour Longchamp, 75 116 Paris
WWF France : 01 55 25 84 84   /   (riirem : 02 43 21 18 69
Transport : Ligne 1 / RER C : station Porte Maillot
Bus 244 : arrêt « Carrefour Longchamp »

26.09.2007

Ampoules à économie d'énergie : Alerte à l'allumage électropolluant !

Le fonctionnement des lampes basse consommation génère de puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes. Le (riirem déconseille l'utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau et demande aux fabricants de remédier à cette électropollution. 

Les scientifiques du (riirem et d’Arca Ibérica (Espagne) ont réalisé un banc d’essai sur les ampoules fluo-compactes, dites aussi lampe basse consommation (LBC), aujourd’hui recommandées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement de la planète et les économies d'énergie.

L'expérimentation, menée près de Valence, en Espagne, et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes lampes, de marques et puissances variées, montre que les ampoules LBC, dès l’allumage, sont à l'origine d'importants rayonnements radioélectriques... Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas !


Contrairement aux ampoules classiques, les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Avec des puissances de 7 ou 5 Watts, les champs électriques radiofréquences mesurées vont de 34 à 2 V/m à moins de 20 centimètres. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.

La technique des ballasts électroniques présente dans le culot des lampes basse consommation est la cause des rayonnements radioélectriques émis par les ampoules. Ces circuits électroniques,  caractéristiques de ampoules, régulent la tension électrique entrant dans l'ampoule – ce qui optimise l'énergie consommée et accroît la durée de vie de l'ampoule. Les ballasts sont aussi chargés, pour éviter un effet de scintillement, d'augmenter la fréquence du courant traversant l'ampoule, transformant ainsi les émissions basse fréquence des ampoules en des fréquences bien plus élevées, à l'origine des rayonnements radioélectriques relevés.

Aucun blindage électromagnétique du culot n’a été constaté dans le culot des ampoules expertisées, or celui-ci permettrait d’abaisser considérablement les valeurs des rayonnements radioélectriques observés.

En raison des valeurs détectées afférentes au fonctionnement de ces ampoules LBC, les personnes qui utilisent ce type d’ampoules, par exemple comme lampe de chevet, sur leur table de travail ou leur bureau, peuvent être exposées, selon la distance et la puissance  à des champs électriques allant de 2 à 100 V/m, voire plus.

De plus, des risques importants de compatibilité électromagnétique (CEM) sont à craindre chez les personnes appareillées d'implants ou de prothèse médicales, actif ou non, car elles peuvent être exposées lors de la mise en service des ampoules à économie d’énergie, de façon instantanée, à des pics de champs électriques de l’ordre de 100 à 300 V/m.

Ces valeurs, en fonction des distances et des puissances impliquées, sont supérieures aux limites recommandées par le Conseil de l’Europe (1999/519/CE), visant à éviter au public tout effet thermique et fixée à 28 V/m, et la directive relative à la compatibilité électromagnétique des équipements électroniques et électriques (2004/108/CE), dont les niveaux sont de 3 V/m, voire de 10 V/m selon les références.

 

(communiqué à télécharger ici, et mise en garde )

24.09.2007

Téléphone mobile et tumeur du cerveau : Interphone France donne la tendance !

Attention, téléphoner peut nuire à la santé ! Après le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suède, et la Grande-Bretagne, la France corrobore le risque cancéreux pour les gros utilisateurs de téléphone mobile. Une tendance générale impossible à dissimuler.

Officiellement, les autorités sanitaires ne cessent de le répèter, l'utilisation du téléphone mobile n'entraîne pas d'augmentation du risque de développer une tumeur cérébrale ou acoustique. Certains résultats partiels de l'étude Interphone divergent toutefois de ce point de vue rassurant, soulignant le risque accru de neurinome acoustique ou de gliome après 10 ans d'utilisation et/ou chez les grands consommateurs de téléphone mobile. L'étude française, à paraitre en septembre 2007 dans Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique, confirme cet entre-deux.

"Bien que ces résultats ne soient pas statiquement significatifs, il y a une tendance générale à un risque accru de gliome chez les plus gros utilisateurs : usagers de longue date, gros consommateurs, ceux avec le plus grand nombre de téléphone,"  précisent les co-signataires de l'étude. Pami eux, Elisabeth Cardis, du Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) de l'OMS, et Martine Hours, médecin épidémiologiste à l'INRETS et présidente du conseil scientifique de la Fondation Santé Radio-fréquences.

Concrètement, ceux qui possèdent ou utilisent plus d'un mobile ont deux fois plus de risque de développer un gliome. Même chose chez les abonnés depuis plus de 4 ans. Ceux qui y passent le plus de temps, cumulant plus de 260 heures, ou dont les conversations durent longtemps (plus de 5 mn), présentent aussi un risque de gliome accru  de 80 %. Ceux, enfin, qui ont passé le plus grand nombre d'appels, dépassant les 5 000, montrent aussi un risque augmenté de 50 %. Quelque soit le critère, les plus gros usagers ont toujours le risque le plus élevé.

Tendance "lourde" ou tendance "courte" ?
L'étude, menée entre Lyon et Paris auprès 800 personnes, dont 350 hommes ou femmes agées de 30 à 59 ans lorsqu'on a découvert leur tumeurs cérébrales entre février 2001 et août 2003, livre un autre indice. Plus inquiétant. Selon ces chiffres, les tumeurs du cerveau liées à l'utilisation d'un téléphone mobile pourraient se développer beaucoup plus rapidement que prévues. Les données combinées de cinq pays - Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Grande-Bretagne - parmi les 13 concernées par l'étude Interphone ont relevé un temps de latence de 10 ans avant l'apparition de gliome ou de neurinome acoustique. Même si quelques travaux suggèrent un période plus courte.

L'étude française, avec une tendance au risque accru au-delà de 4 ans d'utilisation d'un téléphone mobile et seulement 4 usagers de plus de 10 ans parmi les 350 malades suivis, corrobore cette hypothèse "courte". Prudents, les auteurs de Interphone France concluent : "Nos résultats, suggérant la possibilité d'un risque accru au sein des plus gros utilisateurs, doivent encore être vérifié dans les analyse de l'étude internationale Interphone." Des résultats attendus depuis 2003.

 

(communiqué du (riirem disponible ici, et l'étude Interphone France

14.09.2007

Grenelle de l'environnement : les 5 exigences du (riirem

1. Déconseiller l’usage du téléphone mobile pour les moins de 15 ans.

On sait depuis 1996 que le cerveau des enfants peut absorber jusqu’à 50 % de plus de rayonnement radiofréquences que celui d’un adulte.

L'exposition des usagers sur le long terme, à plus de 10 ans, s'accompagne d'un risque accru de tumeur auditive ou cérébrale, du côté où le téléphone est utilisé. Des  risques de maladies neuro-dégénératives ont récemment été également mis en évidence. Chez un enfant ou un adolescent, ces risques sont accrus puisque leurs organismes sont en développement.


2. Pas de Wi-fi dans les écoles, les collèges, les lycées.

Tandis que plusieurs villes s'engagent dans des accès à internet sans fil, l'Autriche, l'Allemagne déconseillent le Wi-fi dans les écoles et chez les particuliers. Lorsque le Wi-fi fonctionne, une pollution électromagnétique « passive » en résulte, qui s'additionne aux rayonnements déjà existants (hertziens, gsm, umts, tnt...). Des témoignages d'enseignants « wifisensibles » se multiplient par exemple en Grande Bretagne.

La fréquence du Wi-fi est très proche de celle optimum agitant les molécules d'eau. Une tres faible puissance suffit à provoquer des effets. Une exposition chronique, avec un « hotspot » allumé en permanence, est à proscrire.


3. Limiter le rayonnement des antennes-relais à 0,6 V/m.

Plus de 80 % des études publiées depuis 2002 dans des revues à comité de lecture observent des effets sanitaires chez les riverains d'antennes-relais GSM ou UMTS. Le maximum des troubles est atteint dans un rayon de 100 m autour de l'émetteur, et s'échelonne jusqu'à 300 ou 400 m.

Plutôt que raisonner en terme de distance, il faut limiter la puissance rayonnée. Le seuil de précaution de 0,6 V/m, recommandé par le parlement européen depuis 1994, est techniquement réalisable et appliqué dans plusieurs villes d'Europe.


4. Appliquer les servitudes légales en matière de lignes THT .

Le risque de leucémie infantile augmente de 69 % si l'on vit à moins de 200 m d'une ligne haute tension.

Le décret du 19 août 2004 prévoit des servitudes excluant toute construction dans une zone de 30 m autour de lignes à moyenne ou haute tension. Il est aussi temps d'appliquer les recommandations d'organisations internationales limitant l'exposition du public à 0,2 microTesla (0,2 µT).


5. Moratoire sur le Wimax et promotion du Ultra Haut Débit par fibre optique.

Il n'existe aucune étude d'impact sanitaire sur la technologie Wimax, et aucune sur ses effets biologiques. Son déploiement, superposé sur les autres réseaux sans fil, amplifie encore « l'électrosmog » ambiant.

Le ultra haut débit par fibre optique offre une vitesse de transmission supérieure au Wimax sans aucune nuisance ni pollution électromagnétique. Plusieurs villes françaises sont en passe d'étre équipées ou disposent déjà de l'infrastructure existante.

(communiqué à télécharger ici

27.06.2007

Internet sans fil & téléphone mobile Wi-fi : « Eviter de toucher de façon prolongée… »

Il s’est vendu à ce jour plus de 250 000 téléphones Unik se félicite France Telecom. Les 100 000 abonnés HappyZone seront atteints avec l’été, se réjouit SFR. Sans compter ceux passés au Twin, l’offre de Neuf Cegetel, disponible depuis mai 2006. Tous proposent des téléphones bi-mode conjuguant les réseaux GSM et Wi-fi et capables de passer d’un système à l’autre sans rupture de conversation.

Une telle autosatisfaction est pour le (riirem proprement scandaleuse.
Comment se réjouir en effet, de l’accélération de la pollution électromagnétique ? Avec ces téléphones hybrides, cette fois, il ne s’agit plus de rayonnements GSM à 900 ou 1800 Mhz. Ni à 2100 Mhz, la bande radio allouée à l’UMTS. En mode Wi-fi, le terminal émet des ondes pulsées à 2450 Mhz, la fréquence optimum pour agiter les molécules d’eau – c'est-à-dire exactement celle utilisée par un four à micro-ondes.

Le conseil scientifique du (riirem rappelle qu’il n'y a pas de seuil pour le déclenchement de réactions de type "syndrome des micro-ondes". Selon la sensibilité individuelle, des valeurs très faibles suffisent pour provoquer des sensations de chaleur ou de pulsations crâniennes, de fatigue, de migraines, d’insomnie…

« Lors de l’usage d’un téléphone Wi-fi, ou la proximité quotidienne avec un point d’accès, les expositions au Wi-fi s’additionnent et peuvent provoquer, dans la durée, ces réactions biologiques. Nous recevons régulièrement des témoignages en ce sens, » avertit Michèle Rivasi, Présidente du (riirem. « D’où nos interrogations sur l’impact d’un téléphone Wi-fi sur l’eau présente dans la peau ou le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau. »

L’arrivée des téléphones mobiles hybrides GSM / Wi-fi, portés contre la peau du visage ou tenus à la main, est d’autant plus inacceptable qu’elle contredit les recommandations sanitaires formulées par tous les experts. Du (riirem ou d’ailleurs.

Appliquer par précaution le principe de limitation des doses
L’annexe 2 par exemple, « éléments de réflexion pour limiter l’exposition des utilisateurs », de l’étude conduite par Supelec et publiée en avril 2007 par l’ARCEP recommande : « ne pas installer plus de points d'accès qu'il n'en faut », « positionner les points d'accès en hauteur (plus haut que la hauteur de la tête : 2,10m par exemple), pour limiter l'exposition des personnes et pour augmenter le rayon de couverture », « éviter de toucher de façon prolongée une antenne (…) cela soumet la partie du corps à une exposition inutile, plus importante pendant la durée de l’application ». Les utilisateurs de téléphones Wi-fi, portés contre l’oreille ou tenus à la main, ont-ils été prévenus de cet avertissement ?

Le (riirem dénonce cette volonté industrielle du « tout sans fil », qui additionne et multiplie les sources d’exposition sans aucune étude sanitaire ni avertissement préalable. Et ce, en dépit de l’obligation légale d’informer les consommateurs des risques encourus. Une mise sur le marché sans DAS Wi-fi, ni recommandations exprimées… La santé de leurs clients « hybride » ne serait-elle plus la « convergence » prioritaire des opérateurs mobiles ?

 

 Synthèse des études conduites par Supelec sur les niveaux de champs électromagnétiques produits par les équipements Wi-fi, communiqué de l'ARCEP consultable ici
étude à télécharger et communiqué du (riirem
 

15.03.2007

Téléphone mobile et médecine environnementale : Les médecins sous influence ?

A l'occasion du Medec 2007, le (riirem lance à tous les médecins généralistes un appel à « l'électrovigilance » et les invite à se procurer les questionnaires sanitaires permettant d'estimer l'exposition du public au risque électromagnétique.

Demain, la conférence "Téléphonie mobile et santé" programmée au MEDEC sera assurée par l'opérateur Bouygues Telecom. Comment le milieu médical peut-il, dans ces conditions un peu particulières, correctement jouer son rôle d’alerte, de sentinelle sanitaire en matière de pollutions électromagnétiques environnementales ?

Cette publi-conférence a lieu maintenant depuis plusieurs années. Sans débat contradictoire ni expertise médicale. Ni prise en compte des études européennes attestant par exemple de l'effet génotoxique des rayonnements de la téléphonie mobile !
 
En l'état actuel de nos connaissances, près de 400 études scientifiques attestent de l'impact de ces ondes sur le vivant. Fin 2006, 80 % des études sur les antennes relais constatent chez leurs riverains un effet neurologique et comportemental lié à leur exposition chronique. Comment affirmer dans ces conditions qu'il n'y a aucun risque pour la santé ? 

Les travaux de recherche se poursuivent, mais l'innocuité des radiations électromagnétiques n'est toujours pas avérée. Ailleurs qu'en France, les médecins s'alarment et s'engagent en faveur du principe de précaution.

Des outils pour une électrovigilance de proximité !
Face à l’augmentation des cas de fatigue, de migraine, de douleurs multiples ou d'irritations cutanées, de troubles du sommeil, cardio vasculaires, hormonaux ou immunitaires, la prise en compte du risque électromagnétique devient nécessaire. Et d'autant plus légitime lorsque les symptômes sont soudains, sans antécédents, liés à un lieu précis, l'arrivée d'un appareil électrique ou d'une technologie sans fil.

Comment évaluer l'exposition des patients ? Des outils existent. En Autriche, en Suède, en Belgique, des scientifiques ont mis au point des questionnaires de santé destinés à recueillir le ressenti des patients et les composantes de leur environnement électromagnétique. En France, le conseil scientifique du (riirem met à la disposition des associations et du milieu médical ces questionnaires et d'autres, validés dès 2001, lors des premières études d'exposition de riverains d'antennes relais.

Le (riirem appelle tous les médecins généralistes à utiliser ces questionnaires lors de leurs consultations mais aussi à s'informer sur les risques électromagnétiques auprès de sources indépendantes, sans à-priori ni conflits d'intérêts médico-industriels.

Des tragédies comme l’amiante ou la transfusion sanguine ont sensibilisé l’opinion. Les pouvoirs publics peuvent refuser de reconnaître les dangers. Mais l’histoire montre qu’une volonté collective finit toujours par faire émerger la vérité des faits.

(communiqué à télécharger ici, et questionnaire sanitaire )

14.12.2006

Des cadeaux de Noël high tech, dangereux pour la santé ?

Alors que plusieurs etudes mettent en cause les risques que font courir les rayonnements électromagnétiques sur la santé, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem tirent la sonnette d'alarme !!!

Plusieurs appareils high tech (oreillettes bluetooth, téléphone sans fil, téléphone 3 G) sont vendus  sans indication de Débit d'Absorption Spécifique (DAS) contrairement à la réglementation en vigueur et à la nécessaire information des consommateurs  en matière de santé. Par ailleurs, les écoute-bébés qui émettent de la même manière des rayonnements ne sont soumis à aucune obligation d'information. Face à ce silence, il semble urgent de revoir le cadre juridique de la commercialisation de ces appareils qui n'ont rien d’anodin et de donner une pleine mesure au principe de précaution.

A la veille des fêtes de Noël, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem constatent d'inquiétantes entorses à la réglementation concernant l'obligation d'informer le consommateur sur l'indice DAS en matière d'appareils radioélectriques. En rayon, oreillettes bluetooth et téléphone sans fil DECT sont vendus sans cet indicateur  tandis que les fabricants de téléphones 3 G se sont affranchis de l'obligation de communiquer un DAS dans le cadre  UMTS ou WIFI.  Le seul DAS communiqué concerne le réseau GSM et DCS.

Face à cette situation, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem demandent aux pouvoirs publics de faire appliquer la législation en vigueur (arrêté du 8 octobre 2003) de façon urgente.
 
FAMILLES DE FRANCE et le (riirem rappellent que les dernières études scientifiques publiées sur l'impact des téléphones mobiles sur la santé démontrent que ces équipements ne peuvent en aucun cas être considérés comme anodins et qu'il existe des effets délétères possibles sur la santé auxquels seraient plus particulièrement sensibles les cerveaux des jeunes enfants.

Au vu de ces données, FAMILLES DE FRANCE et le (riirem demandent aux pouvoir s publics de revoir la réglementation en vigueur afin de prendre 7 nouvelles mesures pour mieux informer le consommateur et lui permettre de faire un achat en connaissance de cause :

-    L'extension de l’obligation d'indiquer un DAS aux écoutes-bébé.
-    La diffusion sur les lieux de vente et sur tous les documents publicitaires de la notion de DAS (largement ignorée du grand public) afin d'en faire un critère de choix du mobile.
-    L’incorporation aux mobiles des kits oreillettes  pour en généraliser l'usage.
-    L’encadrement par les pouvoirs publics de l'information sur les risques posés par les technologies sources de rayonnements et les moyens d'en limiter l'exposition. Enjeux de santé publique, leur contenu ne peut être laissé à l'appréciation des opérateurs de téléphonie.
-    Une recommandation formelle pour les parents de jeunes de moins de 15 ans les incitant à restreindre l'utilisation du portable pour leurs enfants.
-    La mise sur le marché de  téléphones dont le DAS serait aussi bas que celui qu'autorisent les avancées scientifiques.
-    Une action concertée avec les pouvoirs publics pour amener les professionnels qui continuent de vendre des téléphones destinés aux 4-8 ans à cesser leur commercialisation.
-    FAMILLES DE FRANCE et le (riirem ont saisi la Commission de la sécurité des consommateurs pour évaluer les dysfonctionnements de la réglementation en vigueur au regard du principe de précaution.

(communiqué de presse à télécharger ici, et dossier de presse )

28.10.2006

Lignes à Haute et Très Haute Tension : Combien de leucémies avant d'agir ?

A Louvres, dans le Val d'Oise, les habitants de plusieurs lotissements vivent à quelques mètres du passage d'une ligne à 400 000 Volt. Au Mans, un autre lotissement s'est construit à quelques mètres d'une ligne à haute tension. Près de Vannes, à Saint Avé, une maison se bâtit à 5 mètres d'une 90 000 Volt, l'inspection du travail a fait cesser les travaux pour risque d'électrocution. Près de 200 000 personnes en France vivraient à moins de 100 mètres d'une ligne à très haute tension. Compte tenu de ce que l'on sait des effets de ces lignes électriques sur la santé, cette situation est scandaleuse et inacceptable.

Les enfants en première ligne
"Si l'on examine les tumeurs du cerveau et d'autres diagnostics, on constate que le risque de leucémie est 69 % plus élevé que la moyenne si l'on se trouve à moins de 200 mètres d'une ligne à haute tension, et 23 % plus élevé si l'on se trouve à une distance comprise entre 200 et 600 mètres d'une ligne à haute tension" a expliqué Gerald Draper, directeur de recherche à l'université d'Oxford. L’étude d'épidémiologie réalisée de 1997 à 2001 et rendue publique en juin 2005 porte sur 60 000 enfants britanniques, pour moitié issue du registre national des tumeurs infantiles.

Ces résultats statistiquement significatifs - l'étude Draper est l'une des plus vastes réalisées à ce jour - confirment le risque cancérigène des lignes à haute et très haute tension chez leurs riverains, et plus particulièrement les enfants.

Le lien entre les champs magnétiques des lignes à haute tension et la fréquence des leucémies infantiles a été mis en évidence dès 1979. "Depuis, des dizaines d’études épidémiologiques, de plus en plus sophistiquées, ont été publiées", résume ainsi Peter Boyle, le directeur du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). En 2000, le CIRC a conclu : "il apparaît pour l’ensemble de ces travaux un doublement du risque de leucémie infantile, pour une exposition supérieure à 0,4 microTesla". Pourtant, un arrêté a fixé en 2001 la limite d'exposition à 100 microTesla en France !... Une exception culturelle dont la population française se dispenserait.

Pour des couloirs de sécurité interdits aux permis de construire
Nous demandons aux pouvoirs publics d’appliquer les servitudes de 30 mètres prévues par le décret du 19 août 2004 mais aussi de créer des couloirs de sécurité de 300 mètres de part et d'autres des lignes existantes et excluant tous permis de construire. Nous leur demandons aussi de limiter l'exposition du public à 0,2 microTesla, telle que le recommandent les institutions internationales. Enfin, la réplication en France de l'étude Draper nous semble la solution la plus efficace pour, à court terme, disposer de données épidémiologiques à proximité des lignes HT et THT.

Ces mesures, simples, sont les seules adaptées aux risques électromagnétiques avérés des lignes à haute tension. Le consensus scientifique existe. Les pouvoirs publics anglais travaillent à ces solutions. Et en France ? Combien faudra-t-il de leucémies avant d'agir ?

Associations signataires
Ille et Vilaine sous Tension, Mayenne SurVOLTée,
Animaux sous tension, Agir pour l’environnement
 
(communiqué à télécharger ici

 

02.10.2006

La résolution de Benevento en français

Du 22 au 24 février 2006, à Benevento, en Italie, la Commission Internationale pour la Sécurité Electromagnétique (ICEMS) a organisé une conférence internationale intitulée « Le principe de précaution en matière de champs électromagnétiques, législation et mise en pratique ». A l'issue de cette réunion, les 31 scientifiques présents ont cosigné une déclaration en 7 points, diffusée le 20 septembre 2006 : la Résolution de Benevento.

"Selon le bilan scientifique que nous avons effectué, des effets biologiques peuvent être provoqués par l’exposition tant aux extrêmement basses fréquences (ELF) qu’aux radio fréquences (RF). L’épidémiologie, ainsi que l’expérimentation in vivo et in vitro démontrent que l’exposition à certains ELF peut augmenter le risque carcinogène chez l’enfant et provoquer d’autres problèmes de santé chez l’adulte comme chez l’enfant. De plus, il est maintenant évident qu’il existe un risque accru de tumeur cérébrale suite à une utilisation à long terme de téléphone mobile, la première source de RF à avoir été étudiée en détail." (...)

(version française, traduite par le (riirem, à télécharger ici, ou en version originale,

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