15.05.2008

Pollution électromagnétique : acquittement de Radio Vatican annulé

Le direction de Radio Vatican a regretté l'annulation par la cour de cassation italienne d'un jugement acquittant deux responsables de la radio du délit de pollution électromagnétique provoquée par ses émetteurs surpuissants. La décision de la cour de cassation rendue publique mardi soir 13 mai 2008 renvoie en justice l'ancien directeur général de la radio du Vatican ainsi que son président, qui avaient été acquittés le 4 juin 2007 par la cour d'appel de Rome.

La justice italienne avait été saisie en 2001 d'une plainte des habitants de Cesano, au nord de la capitale italienne, qui accusaient les gigantesques émetteurs de Radio Vatican implantés sur le territoire de la commune d'être la cause de cas de leucémie et de troubles graves pour la santé.

Des enquêtes du ministère italien de l'Environnement avaient relevé en 2001 sur plusieurs sites des champs magnétiques hors norme, largement supérieurs aux 6 volts par mètre autorisés. Un rapport de l'agence de la santé de la santé publique du Latium, la région de Rome, avait aussi fait état près de Cesano d'un taux de mortalité infantile par leucémie trois fois supérieur à d'autres zones autour de la capitale.

Cette pollution électromagnétique, assimilée à un jet d'objets dangereux, avait valu en première instance une condamnation à dix jours de prison pour le cardinal Roberto Tucci, président de Radio Vatican, et le père Pasquale Borgomeo, son directeur général à l'époque. Cette condamnation avait été annulée en appel.

C'est cet acquittement par la cour d'appel de Rome que la cour de cassation italienne vient d'annuler, renvoyant l'ancien directeur général de la radio du Vatican et son président devant la justice.

Dans un communiqué, la direction de Radio Vatican a "regretté" la décision de la cour de cassation et annoncé qu'elle "fera valoir ses arguments dans les prochaines phases judiciaires". Radio Vatican a assuré "s'être toujours conformée aux recommandations internationales en matière d'émissions électromagnétiques, même avant l'existence de réglementations italiennes". Elle ajoute que depuis 2001, elle respecte scrupuleusement les limites d'émission prévues par la loi italienne et qu'il n'existe donc "aucun motif de préoccupation pour la population".

source : AFP / Télé Satellite

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03.04.2008

Antennes : trois fois plus de plaintes en Belgique

Bruxelles : La population est inquiète depuis deux ans et réclame du gendarme des télécoms qu'il prenne des mesures

On a recensé en l'espace de deux ans quasi trois fois plus de plaintes au sujet des antennes GSM adressées à l'IBPT, l'Institut belge des postes et des télécommunications. En 2005, 85 dossiers avaient été ouverts par l'Institut. En 2007, on en était déjà à 220.

La progression est importante et peut s'expliquer de plusieurs manières. Tout d'abord, il y a l'inquiétude du citoyen en matière de champs électromagnétiques émis par les mâts. Ensuite, il y a la médiatisation de la possibilité pour les citoyens d'adresser une plainte auprès de l'IBPT et d'exiger une mesure en cas de suspicion. Ensuite, cette hausse peut être la résultante du fait qu'on dénombre de plus en plus d'installations. Pour pouvoir respecter les termes de leur licence UMTS, les opérateurs ont dû placer de nouveaux mâts destinés à la technologie 3G (troisième génération) sur les toits des immeubles.

"Mais qui dit plaintes, ne dit pas forcément arrêt d'une antenne", nous précise-t-on au service ad hoc de l'IBPT. En fait, dans la pratique, un dossier amène l'Institut à effectuer des mesures sur place afin de constater si l'opérateur dépasse la norme d'émission qui lui est imposée par la loi. "La norme n'a été dépassée que dans un nombre très réduit de cas", ajoute-t-on à l'IBPT qui précise que les dépassements étaient plus nombreux à l'avènement du GSM.

Néanmoins, les plaintes proviennent dans la majorité des cas de particuliers, comme l'explique le bulletin des questions et réponses écrites de la Chambre. En 2007, "l'IBPT a reçu au total 219 demandes dont 159 provenaient de particuliers et 60 de non-particuliers", explique l'ancienne ministre de l'Économie Sabine Laruelle (MR) dans une réponse à une parlementaire. Et il n'y a pas que les antennes GSM qui sont visées. "Tous les dossiers étaient comptés dans ces statistiques, donc également les demandes de mesures des rayons du réseau Astrid, des émetteurs de radiodiffusion, des radars... En général, il peut cependant être supposé que plus de 90 % de ces dossiers traitent spécifiquement du rayonnement GSM."

(source : La Dernière Heure, 3 avril 2008) 

 

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14.01.2008

Ils mènent l'enquête sous les lignes 400 000 volts

L'objectif est de recueillir des données concernant l'impact de la très haute tension sur les habitants. Une première en France. 

« Depuis le début du projet Cotentin-Maine, on a des difficultés à se mettre d'accord avec RTE (Réseau de transport d'électricité), indique Jean-Charles Herriau, du collectif Mayenne SurVolTée. Ils prétendent qu'il n'y a pas d'incidence des lignes sur la santé. Nous, nous pensons le contraire. On essaie même d'évaluer celles qui ne sont pas forcément prises en compte. Alors, pour vérifier les arguments qu'on avance, on a décidé de mener une enquête. »

C'est ainsi que le collectif interrégional d'opposition à la ligne THT et au réacteur nucléaire EPR formé des départements de la Manche, d'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne a recruté une vingtaine de coordinateurs (6 pour la Mayenne) qui, eux-mêmes, ont recruté des enquêteurs. « On a d'abord testé l'enquête avec des personnes étrangères, précise Yves Beaussier, membre du collectif, puis un livret d'enquêteur a été réalisé. »

Le but est de cette enquête est de toucher les personnes concernées par les trois tracés. D'abord celles habitant sur le tracé Flamanville (50) - Domloup (35) dans une zone de 300 m autour de la ligne à 400 000 volts tournant à plein régime. Puis celles du tracé Domloup - La Quinte (72) où la ligne de 400 000 volts ne tourne qu'au tiers de sa puissance. Enfin, celles du projet retenu par RTE Cotentin-Maine qui servira de population témoin, « car non exposée à une ligne ». Sachant que 35 communes mayennaises se sont positionnées contre le projet THT et que, sur les 16 concernées par ce projet, toutes sont contre. « Elles ont même élaboré un texte commun qui a été remis à la préfète » remarque Roland Lévêque, coordinateur.

Ce week-end, les premiers courriers vont partir à destination des foyers concernés et, dès la semaine suivante, les enquêteurs vont commencer à travailler. Le questionnaire comporte quatre parties, des questions sur la situation générale de l'habitation, sur le lieu de travail, des questions spécifiques aux exploitations agricoles et un questionnaire individuel relatif à chacun des occupants. L'enquête, anonyme, sera ensuite renvoyée au Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électro-magnétiques (Criirem).

Vendredi soir, dans la salle des fêtes de La Baconnière, les élus du conseil général, des communautés de communes, les maires des communes concernées par le projet et ceux des communes sous la ligne, invités, ne sont pas venus. « Notre but c'était d'associer tous ces élus à l'enquête, explique Jean-Charles Herriau. Ce sont eux qui peuvent exiger des mesures de protection. »

(source : Ouest France, 12 janvier 2008)

09:05 Publié dans Dans la presse , Haute tension , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

21.12.2007

Les anti-THT lancent « leur » enquête

« Les premiers résultats de notre enquête seront publiés avant les élections de mars prochain. » Christophe Gosselin, au nom de la coordination interrégionale contre le projet de ligne THT Cotentin-Maine, et Didier Anger, coordinateur du collectif régional EPR Non merci, étaient avec une quinzaine d'autres militants devant les grilles de la préfecture de la Manche lundi après-midi.

Au-delà de la « symbolique de ce rassemblement », ils annoncent l'ouverture « d'une vaste enquête, menée avec le Comité de recherche et d'information indépendant sur le rayonnement électromagnétique ». [le (riirem, ndr]

Concrètement, anti-EPR et THT forment des enquêteurs bénévoles qui « vont aller à la rencontre de toutes les personnes concernées par les lignes existantes, sur une bande de 300 m de chaque côté. Nous allons recueillir leurs impressions, noter les problèmes qu'ils rencontrent... Nous allons faire de même avec les habitants concernés par le fuseau de la future ligne THT » , expliquent Christophe Gosselin et Didier Anger.

Les témoignages, une fois rendus publics « apporteront de l'information qui permettra une mobilisation ». L'objectif reste bien de contrecarrer définitivement l'installation de nouveaux pylônes.
 

(Ouest-France Mayenne, 18 décembre 2007) 

18:30 Publié dans Dans la presse , Haute tension , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

19.12.2007

Wifi, mobiles: propositions du Criirem pour diminuer les impacts

PARIS, 18 décembre 2007 (AFP) - Baisser la puissance des antennes-relais de téléphonie mobile et du wi-fi en zone urbaine permettrait de réduire les impacts sur la santé, estime le Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem).

L'idée serait de "multiplier les antennes, mais de diminuer leur puissance" à 0,6 volt par mètre contre 5 à 10 V/m en pratique, a expliqué mardi la présidente du Criirem, Michèle Rivasi, lors d'une rencontre organisée par l'association des journalistes de l'environnement (JNE).

De plus en plus de voix s'élèvent pour s'inquiéter des effets sur la santé des ondes électro-magnétiques liées au nouvelles technologies, comme à Paris où un moratoire a été réclamé sur l'installation du wi-fi dans les bibliothèques.

Selon Mme Rivasi, des micro-antennes complétées par des fibres optiques seraient "la meilleure infrastructure", a-t-elle estimé, précisant qu'un schéma de ce type était en cours de test à Milan en Italie.

Le Criirem propose en outre d'installer des balises pour mesurer en permanence la pollution des champs électro-magnétiques en zone urbaine. Des balises de ce type ont été installées à Valence, en Espagne. Ce genre d'appareils ne coûtent que 12.000 euros, a-t-elle fait valoir, regrettant que "les opérateurs n'en veulent pas".

En France, le seuil d'exposition maximal autorisé varie de 41 V/m selon la réglementation nationale à 2 V/m selon la charte de bonne conduite en vigueur à Paris, l'intensité du champ électro-magnétique décroissant avec la distance.

Les ministères de la Santé et de l'Ecologie ont demandé récemment à l'Agence française de sécurité sanitaire et de l'environnement au travail (Afsset) un rapport sur les effets des rayonnements du wi-fi et de la téléphonie mobile notamment pour les enfants, qui devrait être rendu fin 2008.

18:25 Publié dans Balises , Dans la presse , Recommandations , WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

10.12.2007

Avis de tumeurs des glandes salivaires sur les téléphones portables !

Le discours rassurant de l'OMS sur les risques liés à l'utilisation des téléphones portables est bousculé par une nouvelle étude israélienne [publiée dans American Journal of Epidemiology, 6 décembre 2007], partiellement financée d'ailleurs par l'organisation onusienne. Les radiations émises par les appareils augmenteraient clairement les risques de cancer des glandes parotides, situées près de l'oreille.

Le Dr Sigal Sadetski et ses collègues du Centre médical Tel Hashomer de Tel Aviv (Israel) se sont penchés sur 402 tumeurs bénignes de la glande parotide, et 58 tumeurs malignes diagnostiquées chez des adultes israéliens. Interrogés sur leurs habitudes téléphoniques, ils ont vu leurs résultats comparés à ceux de personnes en bonne santé.

Sans ambigüité aucune, les auteurs relèvent « un lien de cause à effet entre l'utilisation des portables et le développement de tumeurs des glandes parotides ». Et plus l'usage du téléphone est prolongé, plus le danger paraît important. « Le risque est (ainsi) augmenté de 50% chez les personnes qui utilisent leur portable pendant plus de 22 heures par mois » poursuivent les auteurs. Autre point d'importance, l'exposition est plus dangereuse en milieu rural (où les émetteurs sont plus puissants) qu'en milieu urbain.

C'est un pas important qui vient d'être franchi. Car jusqu'à ce jour, les conclusions contradictoires sur les éventuels dangers des champs électromagnétiques étaient légion. Plus de 600 études ont en effet déjà été réalisées sur le sujet… dont la majorité financée par les opérateurs eux-mêmes ! Pour le Dr Sadetzki, « nous devons à la fois inciter les gens à utiliser plus systématiquement les kits main-libres, et ré-évaluer les normes en matière de téléphonie mobile. Une nouvelle technologie devrait (en effet) rapidement être mise au point afin de réduire les risques de tumeurs liées aux radiations ».

source : Destination Santé, 10 décembre 2007 

18:30 Publié dans Dans la presse , Effet non thermique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

04.12.2007

Wi-Fi : la ville de Paris déconnecte six bibliothèques suite à des plaintes sanitaires

Suivant le principe de précaution la mairie de Paris a désactivé ses bornes Wi-Fi dans des bibliothèques où des employés se plaignaient de différents maux depuis leur installation. Le projet de couvrir Paris de hotspots n’est pas remis en cause.

Le déploiement à Paris par la de hospots Wi-Fi gratuits suscite une levée de boucliers de syndicats et associations, qui mettent en avant des risques sanitaires liés à l'exposition prolongée à ces réseaux sans fil.

« Plusieurs personnes de bibliothèques récemment connectées (10e, 11e, 13e, 14e, 16e et 18e) sont venues témoigner des troubles qu'elles ressentaient : maux de tête, vertiges, malaises, douleurs musculaires... Certaines ayant même dû exercer leur droit de retrait, tant la situation était, pour elles, devenue insupportable », indique le Syndicat Supap-FSU soutenu par les associations Priartem (*) et Agir pour l'environnement.

Les équipes de Bertrand Delanoë ont donc décidé, entre octobre et novembre, de désactiver les bornes Wi-Fi dans les six bibliothèques où ces agents se plaignaient.

Entre-temps, le Comité hygiène et sécurité (CHS) de la direction des affaires culturelles de la ville de Paris a été saisi de l'affaire et a voté, le 28 novembre, un moratoire sur les dangers du Wi-Fi dans les bibliothèques parisiennes ; un texte rédigé par le Supap-FSU. Bien que l'avis du CHS soit purement consultatif, l'administration municipale a préféré « répondre favorablement à l'inquiétude des employés des bibliothèques », indique-t-on dans l'entourage du maire.

 

(ZDNet.fr, 3 decembre 2007)
(article à consulter en intégralité ici)

11:15 Publié dans Dans la presse , WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

30.11.2007

Belgique : des citoyens attaquent l’Etat contre les normes GSM

En Belgique, un collectif de quatre citoyens a déposé plainte contre l'Etat jeudi 29 novembre, rapporte le quotidien belge Le Soir. Franchissant une étape supplémentaire dans le combat mené par des nombreuses associations contre les nuisances des ondes électromagnétiques et les risques que celles-ci font porter sur la santé publique.

Initié par le Groupe de réflexion et d’action pour une politique écologique (Grappe), le recours porté devant le tribunal de première instance de Bruxelles vise à faire annuler, sur la base d’arguments de fond, les normes d’exposition au bénéfice d’une protection maximale pour la santé.

« Il ne fait plus de doute que les normes sont trop faibles, invoque Paul Lannoye, ancien député européen écologiste [aussi membre du conseil scientifique du (riirem]. En introduisant cette plainte contre l’État belge, nous entendons que ce dernier prenne les dispositions nécessaires pour protéger les citoyens en vertu de l’article de la Constitution qui garantit notamment à chaque enfant le droit à la protection d’un environnement sain. »

Pour les plaignants, l’exposition aux ondes électromagnétiques engendrée par les nouvelles technologies sans fil constitue une des grandes pollutions modernes. Une pollution incolore et inodore dont les risques, avérés dans un certain nombre d’études, se traduisent par une augmentation de l’incidence de cancers, de désordres acoustiques, de problèmes nerveux variés ou de troubles du sommeil, comme en atteste le rapport BioInitiative publié voici peu aux États-Unis. Et l’action conduite par Maître Jean-Luc Mathy contre l’État belge ne manque pas de reprendre à son compte les conclusions de cette somme scientifique.

L’histoire moderne est riche de cas semblables de graves atteintes à la santé, liées à certaines substances, renforcées par le déni de l’industrie, voire la complicité passive des autorités, notent les plaignants. Mais à la différence de l’amiante ou du tabac, personne ne peut plus échapper aujourd’hui au brouillard électromagnétique engendré par les ondes pulsées.

Conscients de la difficulté, les membres du Grappe estiment que l’adoption de normes les plus faibles (0,2 v/m contre 20,6 v/m) ne devrait pas poser de problème majeur, si l’on s’en réfère à diverses réglementations adoptées dans d’autres pays européens. (...) « Nous sommes déterminés et n’hésiterons pas à aller jusqu’à la cour des Droits de l’homme… » prévient Paul Lannoye.

(Le Soir, édition du 29 novembre 2007)

11:00 Publié dans Dans la presse , Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

15.11.2007

Le réseau sans fil Wi-fi participe au brouillard électromagnétique

La Croix a consacré cette semaine un dossier sur les risques posés par les rayonnements du téléphone mobile et de l'internet sans fil. Après un premier article interrogeant "Faut-il avoir peur des portables ?", et un autre sur "Radiofréquences et risques émergents", assortis d'une interview de Catherine Gouhier, du Conseil Scientifique du (riirem, sur les 12 conseils pour limiter son exposition, le quotidien aborde la question du Wi-fi.

 

En dépit de son très faible rayonnement, la généralisation de la technologie sans fil Wi-fi suscite des interrogations.

En quelques années, nous avons créé ce que d’aucuns appellent un « électrosmog », une sorte de brouillard électromagnétique, un environnement saturé en ondes. Après la déferlante de la téléphonie mobile et de ses antennes relais, vient en effet la mode des réseaux sans fil Wi-Fi.

La technologie ne se limite déjà plus à quelques « box » individuelles ayant une portée de quelques dizaines de mètres. De puissants réseaux urbains se répandent sur la planète ; et ces bornes ou antennes installées sur les façades d’immeubles ou les lampadaires et mises en réseau atteignent alors des portées qui se comptent en centaines de mètres, voire en kilomètres.

Les utilisateurs de cette nouvelle technologie savent combien elle est déjà omniprésente : ils peuvent détecter les différents réseaux locaux de particuliers au sein d’un même immeuble ou d’un pâté de maisons, les rayons d’action de chaque installation débordant les murs des appartements. Quant aux autres, ils ignorent qu’ils sont immergés en permanence dans un bain d’ondes.

Le doute gagne les esprits

Officiellement, cette technologie séduisante qui permet de se connecter à Internet à partir de n’importe quel endroit, ne pose aucun problème. « Le Wi-Fi émet une puissance rayonnée dix fois moins importante qu’un téléphone portable », précise l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Les faibles puissances d’émission « ne permettent pas de conclure à l’existence d’un risque particulier éventuel », poursuit l’agence.

Néanmoins le doute gagne les esprits. « Plusieurs indicateurs montrent qu’on ne peut pas laisser se banaliser cette technologie sans la réglementer ni réaliser d’études d’impact sanitaire », estime Michèle Rivasi, présidente-fondatrice du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques.

Surfer sans fil est-il vraiment sans risques ?

Parce que le Wi-Fi est une fréquence supplémentaire qui s’ajoute de manière permanente à une ambiance électromagnétique. Parce que téléphonies et Wi-Fi sont des ondes pulsées et non continues comme les ondes radio ou télé. Parce que la fréquence Wi-Fi (2 450 mégahertz) est une fréquence micro-ondes qui a pour effet, comme les fours domestiques, d’agiter les molécules d’eau.

Ce qui n’est peut-être pas tout à fait sans effet sur la biologie humaine. D’ailleurs certaines personnes sont « électrosensibles » et peuvent souffrir du syndrome dit du micro-ondes, notamment de maux de tête.

De ces questions naît une interrogation. Surfer sans fil est-il vraiment sans risques ? Est-il indispensable d’encourager une technologie quand des alternatives performantes et sans risques existent (câbles, fibres optiques) ? Les études scientifiques se multiplient, mais, faute de recul, ont de la peine encore à trancher, même si les soupçons se précisent (lire ci-dessus).

Etudes nécessaire sur la globalité de sources d’exposition

Certains pays ou collectivités commencent à préconiser des restrictions d’usage ou à durcir des réglementations. Ainsi l’Allemagne et l’Autriche ont-elles recommandé d’éviter de recourir à la technologie Wi-Fi dans les écoles, au motif que les cerveaux en développement des enfants pourraient réagir plus fortement à l’exposition aux rayonnements, et préconisé d’utiliser les connexions filaires.

La Belgique a durci ses normes et imposé des champs électromagnétiques inférieurs à 3 volts par mètre (V/m), la norme française et européenne étant de 41 V/m. Une résolution du Parlement européen, restée lettre morte, avait même préconisé un seuil très sévère de 0,6 V/m, seuil que l’Autriche a décidé d’appliquer.

« Il faudrait au minimum que toutes les antennes, toutes les sources d’exposition soient répertoriées. Il faudrait aussi que les particuliers débranchent leur réseau lorsqu’ils ne s’en servent pas. À quoi bon s’exposer et exposer ses voisins des nuits entières ?», interroge Michèle Rivasi. L’Agence européenne de l’environnement a également estimé qu’il devenait indispensable d’exiger des études sur la globalité de sources d’exposition.


(La Croix, édition du 14 novembre 2007)  

 

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13.10.2007

Le téléphone mobile favoriserait les tumeurs cérébrales

L'utilisation du téléphone mobile est néfaste pour la santé, et pas seulement au volant. Une analyse portant sur dix-huit études conclut qu'au-delà de dix ans d'utilisation d'un cellulaire, le risque de développer une tumeur cérébrale maligne - le gliome - du côté où l'appareil est porté à l'oreille serait multiplié par deux. Cette affection touche chaque année environ 6 personnes sur 100 000. Pour les atteintes du nerf acoustique - le neurome -, le risque serait deux fois
et demi plus élevé, dans ces mêmes conditions.

Publiée en ligne par la revue Occupational and Environmental Medecine (OEM), cette analyse, conduite par les Suédois Lennart Hardell (université d'Orebro) et Kjell Hansson (université d'Umea), contredit une étude rendue publique en septembre en Grande-Bretagne, selon laquelle "il n'a pas été montré que les mobiles étaient associés à des effets biologiques ou délétères".

Mais Lawrie Challis, qui a dirigé l'étude britannique, admet, rapporte le quotidien The Independent, qu'en raison du faible nombre de patients ayant utilisé un téléphone mobile depuis plus de dix ans, "il n'est pas possible à ce stade d'écarter la possibilité que des cancers puissent apparaître dans les prochaines années". L'incertitude liée au temps de
latence entre l'exposition aux champs électromagnétiques et le développement éventuel d'une tumeur reste l'un des principaux obstacles dans la conduite d'études épidémiologiques "conclusives".

"GROS CONSOMMATEURS"
En France, où la téléphonie mobile a pris son essor à partir de 1992 et où l'on dénombre désormais plus de 52 millions d'abonnés, l'étude la plus récente, publiée en septembre dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique, souffre des mêmes limitations. Elle porte sur des patients atteints de tumeurs cérébrales entre 2001 et 2003.

"L'usage régulier du téléphone mobile n'est pas lié à une augmentation du risque de neurinomes, de méningiomes ou de gliomes, conclut-elle. Bien que ces résultats ne soient pas significatifs, il semble toutefois exister une tendance générale à une augmentation du risque de gliome chez les plus "gros consommateurs" de téléphonie mobile : utilisateurs de longue durée, au temps de communication élevé et ayant utilisé un plus grand nombre de téléphones."

La puissance statistique de l'étude française étant insuffisante pour trancher, les auteurs renvoient à l'étude internationale Interphone, lancée en 1999. Elisabeth Cardis, qui coordonne Interphone au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), à Lyon, n'est pas surprise par les résultats de l'étude de Lennart Hardell et Kjell
Hansson. "Ils s'appuient sur plusieurs études incluses dans Interphone, qui ont effectivement noté des augmentations, significatives ou non, des gliomes chez les utilisateurs de mobile", admet-elle. Toute la difficulté réside dans l'interprétation des résultats, ajoute-t-elle.

Un des biais possibles concerne la mémorisation par les malades de leur propre usage du téléphone. "Ils cherchent une explication à leur maladie et ont tendance à exagérer leur exposition", note Elisabeth Cardis. Ce biais de mémorisation est statistiquement repérable : il conduit à une apparente réduction du risque de tumeur dans l'hémisphère opposé au
téléphone, comme si exposer un côté protégeait l'autre...

L'étude Interphone s'attachera aussi à préciser la localisation des tumeurs. Si 20 à 30 % de la dose électromagnétique émise par le téléphone sont absorbés par le cerveau, "cette exposition est très localisée", indique Elisabeth Cardis. Il est alors peu probable qu'une tumeur dans la partie frontale ou occipitale puisse être attribuée aux radiofréquences, note-t-elle.

LAXISTES

Ces problèmes méthodologiques expliqueraient, selon la chercheuse, le retard de plusieurs années pris dans la publication de l'étude Interphone, espérée "dans quelques mois". En attendant, Elisabeth Cardis refuse de se prononcer sur la nécessité ou non de réviser les normes d'émissions de radiofréquences.

Celles-ci sont jugées trop laxistes par un groupe de spécialistes internationaux, dont Lennart Hardell. Ces experts ont rendu public, le 31 août, un rapport dans lequel ils réclament un durcissement de la réglementation internationale sur les ondes électromagnétiques, qu'elles soient émises par les lignes à haute tension, les fours à micro-ondes, les antennes et relais de télécommunications ou les téléphones portables.

(source : Le Monde, 13 octobre 2007) 

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28.09.2007

Un guide sanitaire du Wi-Fi pour les écoles galloises

Un comté du Pays de Galles, en Angleterre, a annoncé son intention de rédiger des recommandations sur l'utilisation des connexions sans fil. Premières personnes concernées : les enfants.

C'est le comté du Carmarthenshire, dans l'ouest du pays qui va définir des règles d'utilisation du Wi-Fi dans ses établissements scolaires. Non pour des raisons de civisme, mais pour des raisons de santé, ce que l'on pourrait désigner en France comme un principe de précaution. Ce code de pratique, rédigé à partir d'études approfondies, aura pour but en effet de limiter l'exposition des enfants aux ondes Wi-Fi. Un responsable local estime que « le danger de ces connexions est probablement similaire à celui des téléphones mobiles ». Même si la question sur les portables divise toujours autant la communauté scientifique.

Danger avéré ou pas, le sujet fait débat depuis plusieurs mois en Angleterre. En mai 2007, le professeur Sir William Stewart, directeur de l'agence britannique de protection de la santé, alertait les autorités sur la nécessité d'étudier les effets du Wi-Fi sur la santé des élèves et des professeurs. En 2006, une école du même comté de Carmarthenshire décidait, quant à elle, de suspendre les connexions sans fil dans l'enceinte de l'établissement, sur pressions des parents.

En Allemagne, les connexions Wi-Fi sont également interdites dans les écoles de Francfort. Tandis qu'en France, le gouvernement a demandé à l'Afsset, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, de réaliser une étude approfondie sur les rayonnements de la technologie, mais aussi du téléphone portable.

L'Agence européenne de l'environnement, par la voix de sa directrice Jacqueline McGlade, a pour sa part jugé le 15 septembre dernier qu'il serait « prudent que les autorités en charge de la santé recommandent de réduire les expositions, en particulier pour les groupes vulnérables comme les enfants. » Dans le comté de Carmarthenshire, on espère que ce premier code pratique servira de référence pour une charte appliquée dans le pays tout entier.

(source : news.fr

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20.09.2007

Grenelle de l'environnement : Jean-Marie Pelt regrette que la "malignité" des portables ne soit pas à l'ordre du jour

METZ (AP) - Le président de l'Institut européen d'écologie (IEE), Jean-Marie Pelt, qui est associé aux groupes de préparation du Grenelle de l'environnement, regrette jeudi dans un entretien au "Républicain lorrain" que la "malignité" des téléphones portables, des ondes électro-magnétiques en général et du wi-fi, n'ait pas été prise en compte lors des travaux préparatoires.

"La CRIIREM (Centre de recherche indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques), qui s'occupe des problèmes sanitaires liés à ces phénomènes, est très inquiète. Il faut interdire les téléphones portables aux enfants!", soutient-il.

Le président de l'IEE ajoute qu'il est "nocif d'utiliser son téléphone dans le TGV, car on passe à grande vitesse d'un relais à l'autre avec des montées brutales du signal".

"Emergente, la médecine quantique s'intéresse à ces questions. Nous allons ouvrir à l'Institut européen un centre international de biophysique quantique appliquée à l'environnement et à la santé", annonce-t-il.

(source : yahoo news, nouvelobs.com)

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06.09.2007

Les signaux d'alerte du réseau sans fil

Risque accru de leucémie infantile, de cancer du cerveau, d'Alzheimer, désordres acoustiques, problèmes nerveux variés, modification de l'ADN, troubles du sommeil C'est un nouveau message d'alerte que lancent une vingtaine de scientifiques américains, médecins pour la plupart.

Publié vendredi dernier, leur volumineux rapport « Bio Initiative » fait la synthèse des centaines d'études consacrées à l'impact sanitaire des champs électromagnétiques sur l'homme : «  Le déploiement sans entrave des technologies sans fil est vraisemblablement risqué et sera difficile à contrer si la société ne prend pas des décisions rapides sur de nouvelles limites d'exposition, conclut le rapport. Comme il n'est pas réaliste de reconstruire tous les systèmes de distribution électrique à court terme, des étapes pour réduire l'exposition liée aux systèmes existant doivent être initiées et encouragées, particulièrement dans les lieux où les enfants passent du temps »

(...)

Attendre, c'est pourtant le credo de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le discours rassurant est aux antipodes des signes d'inquiétude scientifique lancés depuis bientôt six ans (appels de Fribourg en 2002, d'Helsinki en 2005 et de Benvento en 2006). Nouvel écho de ces craintes, le débat sur le possible bannissement des systèmes wi-fi dans les écoles en Grande-Bretagne. De son côté, le gouvernement allemand, vient de déconseiller l'usage du wi-fi à domicile et de « de préférer autant que possible l'utilisation de solutions filaires traditionnelles plutôt que de connexions sans fil »

Et en Belgique ? « Nous travaillons actuellement sur une nouvelle note consacrée à cette question, explique le professeur André Vander Vorst, membre du Conseil supérieur de la santé (CSS) en Belgique et au Pays-Bas. Elle devrait aboutir en décembre. Je rappellerai simplement que, si on veut agir de manière prudente, il convient de considérer la somme de l'exposition à laquelle un individu peut être soumis. C'est pourquoi le conseil supérieur fédéral avait recommandé en 2004 de ne pas dépasser 3 volts par mètre – en aucun endroit et à aucun moment »

Négligeant cette recommandation, le gouvernement fédéral sortant a préféré adopter un arrêté royal imposant aux opérateurs de ne pas dépasser 20,6 volts par mètre. Six fois plus que la recommandation prônée par les scientifiques, mais deux fois moins que la valeur maximale préconisée par l'OMS. « Les recommandations de l'OMS sont dépassées et ne tiennent compte que des effets thermiques des champs électromagnétiques sur la santé, fulmine Jean Delcoigne, de l'association Teslabel. Or, les effets sur la santé se font déjà sentir à des niveaux bien inférieurs aux trois volts par mètre recommandé par le Conseil supérieur de la santé  » L'association, qui a introduit un recours devant le Conseil d'État, espère rééditer l'annulation des normes fédérales, comme en 2005. Et confronter le prochain gouvernement à la nécessité de plancher sur de nouvelles normes en dépit des hauts cris poussés par l'industrie.

(...)

Les signaux d'alerte du réseau sans fil,
paru dans Le Soir, 5 sept 2007,
à consulter en intégralité

10:30 Publié dans Dans la presse , WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

04.07.2007

« Champs électromagnétiques : la confiance ne règne pas »

Les Européens ont moins peur des champs électromagnétiques que des produits chimiques (64%) ou de la qualité des produits alimentaires (59%). Néanmoins, 37% des 30 000 citoyens interrogés à l’occasion de l’Eurobaromètre spécial consacré aux champs électromagnétiques - qui vient d’être rendu public (.pdf) - se déclarent “fortement inquiets” des effets sanitaires des lignes à haute tension, suivies de près par les antennes de téléphonie mobile (36%).

Près de la moitié (45%) des personnes interrogées pensent que les téléphones mobiles affectent “un peu” leur santé, et 28% “beaucoup” : seuls 22% pensent qu’ils ne provoquent aucun effet nuisible. En 2002, ils étaient 55% à considérer que la téléphonie mobile affectait “un peu” ou “beaucoup” leur santé, contre 73% aujourd’hui. Les craintes au sujet des antennes relais passent quant à elles de 58 à 76%, celles visant les ordinateurs de 47 à 65%, alors que les risques associés aux produits chimiques et alimentaires restent, eux, dans les mêmes proportions depuis 2002.

Au-delà de la perception des risques potentiels, cet Eurobaromètre relayée par Internet Actu pointe aussi le sentiment de grave déficit d’information éprouvé par les européens. Notamment en France.

La vaste majorité (80%) des citoyens considèrent en effet qu’ils ne sont pas correctement informés sur le cadre juridique de protection contre les risques possibles pour la santé liés aux champs électromagnétiques, et 33% déclarent même qu’ils ne sont “pas du tout informés“. La France, avec 86% de personnes ne s’estimant pas bien informées, et 43% “pas du tout“, arrive en troisième position des pays ayant la pire opinion de leurs institutions, derrière le Portugal et l’Espagne.

Dans le même ordre d’idée, 65% des personnes interrogées se disent insatisfaites des informations qu’elles reçoivent au sujet des risques possibles pour la santé, 50% estiment que les informations qui leur sont fournies sont “insuffisantes“, et 11% contestent leur objectivité. Le constat est accablant : 60% des Européens (mais 65% des Français) ont une opinion négative de l’action des autorités publiques en la matière, 44% les trouvent leurs actions “pas très efficaces“, et un Européen sur 6 (16%) les qualifient de “pas du tout efficaces“.

11:40 Publié dans Dans la presse , Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

05.06.2007

Pollution électromagnétique: Radio Vatican acquittée en appel

Deux responsables de Radio Vatican, condamnés en 2005 à une peine de prison avec sursis pour pollution électromagnétique, ont été acquittés lundi par la cour d'appel de Rome, a annoncé l'agence Ansa.

La justice italienne avait été saisie en 2001 d'une plainte des habitants de Cesano, au nord de la capitale italienne, qui accusaient les gigantesques émetteurs de Radio Vatican d'être la cause de cas de leucémie et de troubles graves pour la santé.En 2001, des enquêtes du ministère italien de l'Environnement avaient relevé des champs magnétiques hors norme et largement supérieurs aux 6 volts par mètre autorisés dans 11 sites sur 14 soumis à un contrôle.

Un rapport de l'agence de la santé de la santé publique de la région du Latium où se trouve Rome avait aussi souligné avoir constaté dans la région de Cesano un taux de mortalité infantile pour cause de leucémie trois fois supérieur à d'autres zones autour de la capitale.

Le 9 mai 2005, le cardinal Roberto Tucci, président de Radio Vatican, et le père Pasquale Borgomeo, son directeur général à l'époque, avaient été condamnés à dix jours de prison avec sursis pour pollution électromagnétique du média dont ils étaient responsables.

Radio Vatican qui avait dénoncé la sanction comme "injustifiée", avait fait appel, confiante qu'un nouveau procès permettrait de "dissiper toutes les ombres ayant contribué à alimenter des craintes infondées" de la population.

Les deux responsables ont été acquittés pour une question de droit. Comme le soutenaient leurs avocats, la cour a estimé que le chef d'inculpation de pollution électromagnétique ne pouvait pas être assimilé à la diffusion de substance dangereuse, un délit prévu par le code pénal.

Inaugurée le 12 février 1931, Radio Vatican compte une soixantaine d'antennes, dont certaines émettent des ondes radiophoniques à haute puissance. Elle émet dans une quarantaine de langues.

source : AFP / Le Monde 

11:25 Publié dans Dans la presse , Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.05.2007

Des antennes en loucedé

Pour permettre aux téléphones portables de retransmettre vidéos, matches de foot, pubs, clips et conversations en "visiophonie", etc., il faut installer de nouvelles antennes relais en plus des 30.000 déjà existantes. Des antennes dont les paramètres techniques sont différents : ce ne sont ni les mêmes fréquences, puissances et pulsations.
 
Selon la loi, les opérateurs sont tenus de remettre un dossier aux maires pour présenter ces nouveaux appareillages dits UMTS ou 3G (troisième génération). D'après les chartes de bonne conduite établies avec les mairies, ils devraient organiser des réunions pour informer les riverains. Or, fini les dossiers, fini les réunions, les opérateurs se sont mis à installer l'UMTS en catimi à côté des installations existantes, prétextant des travaux de maintenance. Cette pratique illé gale a notamment été constatée à Strasbourg par les experts du Criirem, la commission indépendante sur les rayonnements électromagnétiques fondée par l'ex-députée Michelle Rivasi ; et à Paris dans le XVIIIeme arrondissement, où, à la suite de mesures du Criirem, le service d'écologie urbaine de la Mairie de Paris a interrogé l'opérateur, SFR, qui a reconnu les faits. A Albi, les résidents des HLM du quartier de Rayssac se sont également plaints.
 
Pourquoi installer l'UMTS en douce ? Parce que sa réputation n'est pas très nette. Du côté scientifique, on ne dispose que de deux études. La première, réalisée l'année dernière aux Pays Bas, à la demande du gouvernement, un laboratoire public, le TNO (Institut de Recherche Technique), n'a pas de quoi rassurer : les volontaires exposés à l'UMTS à leur insu pendant une heure, à faible puissance, ont ressenti migraines, nausées et malaises. Une réplication de cette expérience a eu lieu en Suisse, à l'université de Zurich : on n'y a pas retrouvé ces symptômes (mais les critiques font valoir que le protocole n'était pas identique à celui des Néerlandais et que l'étude suisse était financée à 40% par les opérateurs). Bref, il y a comme un doute. Et "dans le doute, abstiens-toi" est la maxime la plus honnie des opérateurs...
 
source : Canard Enchainé, 2 mai 2007 

09:15 Publié dans Dans la presse , Télécoms , UMTS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

16.11.2006

Plaine Commune veut une charte de bonne conduite

Les habitants des rues des Ursulines et Emile-Connoy, à Saint-Denis, qui bataillent depuis décembre 2005 contre l'installation d'antennes-relais sur les toits des immeubles et des écoles, savent qu'il leur faudra du temps pour faire plier les opérateurs de téléphonie mobile. Il leur a déjà fallu près d'un an pour que les élus organisent à l'échelle des huit villes de la communauté d'agglomération de Plaine Commune une réunion publique d'information avec des opérateurs... qui ne sont pas venus.


Mais depuis mardi soir, ils savent que le président de Plaine Commune, Patrick Braouezec (PCF), le maire de Saint-Denis, Didier Paillard (PCF) et celui de L'Ile-, Michel Bourgain (Verts), sont à leurs côtés pour aller plus loin : faire signer une charte de bonne conduite à Bouygues Télécom, Orange et SFR. Michel Bourgain, par ailleurs vice-président de Plaine Commune chargé de l'environnement, a annoncé qu'il souhaitait ouvrir des discussions avant la fin de l'année. « Ce qui est bon pour Paris doit l'être pour la banlieue », dit celui qui rêve de rédiger une charte aussi exemplaire que celle de son ami Yves Contassot. L'adjoint vert de Paris a signé en mars 2003 un document dans lequel les opérateurs s'engagent à communiquer le nombre d'antennes et leur implantation tous les six mois, de ne refuser aucune réunion publique et, surtout, de baisser les rayonnements électromagnétiques des antennes à 2 volts par mètre sur 24 heures. Alors qu'un décret gouvernemental de 2002 les accepte entre 48 et 61 volts par mètre.


Comment faire aussi bien, voire mieux (car la technologie avance vite) que la capitale ? « Il a fallu un an et demi de discussions et beaucoup de difficultés pour aboutir, avertit Yves Contassot. Nous n'aurions pas réussi sans une forte mobilisation des habitants et une prise de conscience de tous les élus. Il a fallu créer un rapport de force et peser sur l'image des opérateurs dans l'opinion publique. C'est une bagarre politique, pas juridique. »


Les associations nationales, la Priartem et le Criirem, partagent son point de vue. Pour elles, « seule la médiatisation fait peur aux opérateurs ». « Je crois en une mobilisation locale de tous, résume Michèle Rivasi, de la Crirem. Si toutes les villes de France demandentaux opérateurs de baisser les taux de rayonnement, comment pourront-ils refuser ? »

 

(source : le Parisien, jeudi 16 novembre 2006) 

 

14:55 Publié dans Concertation , Dans la presse , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

07.11.2006

Antennes-relais : la population marseillaise consigne ses "ressentis" sur 400 questionnaires

Lundi 6 novembre, le collectif Antenne-relais de Marseille a tenu une table ronde pour livrer les résultats de l'enquète initiée au printemps derniers. 400 questionnaires, remplis individuellement ou en groupe, par les habitants d'une même copropriétés par exemple, ont été retournés à l'association et analysés par le Dr Spiterry, membre du Conseil Scientifique du (riirem.

Les résultats de cette enquète montrent que les gens à moins de 10 mètres des antennes souffrent en priorité de troubles auditifs sans origine médicale et qui disparaissent dès qu'ils s'éloignent des installations. Des troubles visuels, des maux de tête et des troubles de l'équilibre sont relevés jusqu'à 100 mètres de distance. Entre 100 et 200 mètres, ce sont des fatigues inexpliquées et des troubles du sommeil qui sont observés.

"Nous avons relevé, remarque le Dr Spiterry dans la Provence, que des groupes de personne qui habitent le même bloc d'immeubles ne ressentent pas les mêmes choses. Certains ont de forts malaises d'autres les ressentent beaucoup moins."
Des investigations statistiques plus approndies sont prévues. Ainsi que des mesures de champs électromagnétiques "in situ", au domicile des personnes, afin de mettre en corrélation les niveaux de champs ambiants et les troubles déclarés.

(source : la Provence, 6 et du 7 novembre 2006)

11:55 Publié dans Dans la presse , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Marseille, Antenne relais, santé

25.10.2006

Jeu découverte des antennes relais au Haut Sancé

"Samedi 21 octobre, vers 10 h, une cinquantaine d'habitants du Haut Sancé a répondu à l'invitation de l'association de Défense, pour un jeu découverte de six antennes relais implantées actuellement dans l'environnement de leurs maisons à moins de 300 m et de l'emplacement de la future antenne qui serait à moins de 25 m des habitations.
 

A midi, près d'une tente où grillent et fument les galettes saucisses, les participants se retrouvent et rapportent les fiches réponses des questionnaires servant de feuilles de route pour le jeu. Il y a 23 questions posées concernant entre autres les problèmes liés à la santé, les risques possibles de l'exposition aux rayonnements électromagnétiques d'une antenne relais, l'utilisation des portables, des fours micro-ondes, les permis de construire, les problèmes de recours etc."
 

Il y a 30 réponses. 10 prix sont attribués. Du vol au-dessus de Rennes en avion, à l'invitation pour 2 personnes au restaurant, jusqu'au traditionnel panier garni.


"Puis Michel Deniel, président de l'association de Défense du Haut Sancé, s'adresse à l'ensemble des participants : « La manifestation d'aujourd'hui n'est qu'un tremplin pour des actions futures qui auront lieu dans les semaines à venir, type chaîne humaine, on ne sait pas encore. Tout dépend. Nous avions proposé à la Ville une réunion le 7 octobre, mais le samedi n'est pas un bon jour pour les services municipaux, comme pour SFR. D'autres dates seront proposées en novembre, mais avec la présence d'experts d'associations. Un dossier a été envoyé à chaque groupe politique des élus. Ces derniers nous ont déclaré que ce ne sont pas les antennes qui sont dangereuses mais les portables. Une pétition circule : je vous invite à la signer. »

 

(source : Ouest France Bretagne 24 octobre 2006,
pages Rennes, Ile-et-Vilaine) 

17:05 Publié dans Dans la presse , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

19.05.2006

Risque sanitaire : une analyse souligne le manque d'information du grand public

« Les opérateurs de téléphonie mobile jouent-ils avec la santé de leurs clients ? » C'est la question que pose la presse suite au rapport présenté mercredi 17 mai par la société CA Cheuvreux sur la prise en compte du risque sanitaire des ondes électromagnétiques par les opérateurs télécoms.

Selon l'étude de CA Cheuvreux, résume l'AFP, les opérateurs n'informent pas assez leurs clients sur ces précautions et s'exposent ainsi à des poursuites judiciaires si, à l'avenir, des troubles sanitaires apparaissaient.

« Le recul est insuffisant pour conclure à l'absence de risque : il semble bien que l'on ait disséminé une technologie sans en maîtriser réellement les conséquences en termes de santé publique », estime Stéphane Voisin, directeur du pôle "Investissement socialement responsable" de CA Cheuvreux. Il compare la situation à celle de l'amiante ou du tabac, quand les risques sanitaires n'étaient pas encore connus. « La recherche, du coup, se fait sur le tas. On peut même se demander si les cobayes, en définitive, ce ne serait pas nous ».

« Plusieurs facteurs nous ont alertés » poursuit Stéphane Voisin dans le Figaro, directeur de l'investissement socialement responsable (ISR), un département de Cheuvreux dédié au développement durable : « Le taux d'impact d'abord, qui se mesure par le taux de la population concernée, combiné à l'usage de la téléphonie mobile. L'abaissement du seuil de tolérance concernant les risques environnementaux, sanitaires et l'application du principe de précaution qui en découle. » Le responsable de ce département s'étonne d'ailleurs que les trois opérateurs mobiles français répondent d'une même voix au problème du risque sanitaire alors qu'ils ne s'accordent sur aucun autre sujet.

Pour preuve, la brochure "Mon mobile et moi", consacrée aux questions de santé et éditée en 2004 par l'AFOM, à deux millions d'exemplaires, diffusée dans les boutiques des opérateurs.

« Pas suffisant » reprend la dépêche AFP en écho des paroles de CA Cheuvreux qui préconise « la mise en évidence d'avertissements clairs, comme cela existe pour le tabac par exemple, (qui) nous semble une nécessité pour réduire le niveau de responsabilité des opérateurs ».

Les juristes, pour la transparence de l'information

« les juristes estiment que le principe de prévention doit alors s'imposer : les opérateurs pourraient préconiser l'utilisation du kit mains libres et mettre en garde les parents sur les dangers pour les enfants de moins de 13 ans de l'exposition prolongée aux mobiles. Les ratios de watts par kilo, émis par les terminaux, pourraient aussi être vulgarisés » cite le Figaro. Qui poursuit : « la transparence de l'information, c'est la clé », insiste Me Christian Huglo, avocat du cabinet Huglo-Lepage et Associés. « La notion de «risque accepté», qui alerte les utilisateurs sur d'éventuels dangers, devrait être mieux prise en compte ». Contrairement au risque imposé qui prévaut lui en l'absence de toute information.

D'autant, s'il faut encore le rappeler, que depuis mars 2003, plusieurs compagnies d'assurance ont pris la décision de ne plus couvrir les risques liés aux champs électromagnétiques des polices de responsabilité civile des opérateurs de téléphonie mobile. Sans assurance, "opérateurs et fabricants de terminaux ont peut-être intérêt à ouvrir le débat sur ce sujet qui pourrait, dans quelques années, se transformer en bombe à retardement" conclut le Figaro.

(source : Le Figaro / AFP

20:15 Publié dans Dans la presse , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

20.02.2006

Bornes de mesure à Brest : "L’un des problèmes est de savoir qui va analyser ces mesures et faire les commentaires"

Olivier Escavi Daranc, Président de l'association Apursetap, a contacté le (riirem pour une interview destinée au site des Verts de Brest et au journal de la Tuile à l'Ardoise. Voici les réponses de Michèle Rivasi, Présidente du (riirem, de Pierre le Ruz et Catherine Gouhier, membres du Conseil Scientifique, à ses questions sur le système de mesure testé à Brest.

OED : Vous avez appris par le biais de l’Agence France Presse qu’une société avait installé pour le compte de la ville de Brest deux bornes qui vont mesurer les ondes émises notamment par les antennes de la téléphonie mobile. A votre avis, quel intérêt scientifique peut avoir ce système ?

Il s’agit d’un système de surveillance, qui plus est du premier système de bornes de surveillance disséminée dans une ville en France. En soi, la démarche est bonne, et le système mis au point par Antennessa et expérimenté par la communauté urbaine de Brest doit être accueilli comme il le mérite.

L’intérêt du système est qu’il permet de mesurer, automatiquement, en permanence la puissance rayonnée à proximité des antennes-relais, des fréquences couvrant le GSM, le DCS et l’UMTS. Mais pas seulement. Le système installé par Antennessa mesure l’ensemble des rayonnements électromagnétiques non ionisants, hertziens et numériques, produits à proximité par l’activité humaine. On retrouve ainsi les signaux FM par exemple. Le système mesure le rayonnement de plusieurs bandes de fréquences, et non une seule. Nous regrettons cependant que les basses fréquences – rayonnements induits notamment par les transformateurs et les lignes électriques – ne soient pas au programme.

La borne de surveillance se place ainsi du point de vue du résident, qui subit l’ensemble de ces rayonnements, toutes fréquences confondues, 24 heures sur 24. L’un des problèmes posés par ce système est de savoir qui va analyser ces mesures et faire les commentaires.

0ED : On parle d’ondes radioélectriques, faites-vous une différence entre les ondes radioélectriques et les ondes électromagnétiques, si oui, lesquelles ?

Oui, il y en a une. Les ondes radioélectriques représentent une portion, un sous-ensemble si vos voulez, des ondes électromagnétiques. La gamme des ondes radioélectriques s’étend de 10 kiloHertz (KHz) à 300 GigaHertz (GHz). Cette gamme comprend les radiofréquences (de 10 KHz à 300 MegaHertz : AM, TV, CB, FM…) et les hyperfréquences ou micro-ondes qui vont de 300 MegaHertz à 300 GHz (gsm, dcs, umts, radar, wifi, wimax…)

OED : Sur le site Internet de la ville de Brest, un schéma indique en temps réel les puissances émises par les diverses ondes, peut-on se fier à ce schéma ?

Oui et non. C’est sur ce point que nous avons le plus de réserves.
Tout d’abord, il est faux d’affirmer que les données sont consultables en temps réel ! Le schéma sur le site n’est pas produit en temps réel, mais mis en ligne 1 fois par jour. Les données que l’on peut consulter sont donc celles de la veille. Pas celle du jour, encore moins celle à l’instant T.

Ensuite aucune information n’existe sur les conditions d’étalonnage des bornes et de traitement des mesures, ni sur la distance de la borne par rapport à d’éventuels antennes relais, sa position derrière une vitre ou non, etc.

Enfin le choix d’avoir des valeurs moyennées ou exprimées en proportion par rapport à la norme n’est pas vraiment pertinent, ni explicite. Il aurait été beaucoup plus clair d’exprimer l’addition des valeurs des rayonnements - gsm, dcs et umts cumulés par exemple.

En effet, si l’on fait ce bilan global, toutes fréquences confondues, le cumul des expositions dépasse largement les 3 volts/mètres. Essayez de faire le calcul, et cela par la simple addition des valeurs moyennes communiquées – des valeurs moyennes fondées entre autres sur des minima qui restent à notre avis à confirmer. Cette puissance totale est bien suffisante pour provoquer des « surdoses » électromagnétiques chez les riverains.

OED : Le Docteur Le Ruz, s’il connaît la technologie expérimentale de la société qui a fourni la ville de Brest, peut-il nous donner son avis sur cette technologie et ce qu’elle peut apporter à la population qui vit auprès d’antennes relais ?

A condition d’avoir des renseignements sur cette technologie... Pour l’instant on n’en a pas ! Il faudrait que Antenessa soit transparent et communique un dossier technique, transmis au (riirem ou à d’autres associations locales, concernant les bandes de fréquences mesurées, les seuils de détection minimum et la sensibilité de l’appareil.

A ce moment-là, le (riirem sera en mesure de donner un avis. Pour l’instant, ce n’est pas possible.

OED : Pensez-vous que la méthode qui consiste à rassurer la population et les riverains d’antennes comme souhaitent le faire les opérateurs, les élus, et les vendeurs d’appareils de mesures, permet à celles et ceux qui craignent pour leur santé, de croire aveuglément ce qu’on leur dit, et ne plus s’inquiéter du tout ?


La population ne veut pas être rassurée ! Elle veut être assurée que l’on maîtrise les risques et donc que l’on connaisse les doses auxquelles elle peut être exposée. Il s’agit donc d’avoir des mesures de l’exposition fiables et objectives, conformes à la réalité de l’exposition, réalisées à partir de bornes automatiques certifiées ou de « mesureurs » venus faire des mesures inopinées.

Une étude scientifique TNO, réalisée en 2003 aux Pays-Bas et bizarrement méconnue en France, montre des effets de l’UMTS sur l’activité cognitive et le bien-être ressenti par les cobayes, dès 0,7 v/m de puissance. En 1999, le parlement européen a recommandé sur les bases du rapport Tamino des valeurs plafonds de 1 volt par mètre, radiofréquences (TV, FM, etc.) et hyperfréquences confondues.

Dans ces conditions, dire que les relevés faits avec ce système, sur Brest, montrent une exposition inférieure aux recommandations fixées par l’ICNIRP ne signifie absolument pas que les valeurs mesurées sont sans effet sur les riverains.

OED : N’avez-vous pas peur que s’engage une course à l’équipement d’engins de mesures dans toute les villes, histoire de rassurer, sans pour autant mettre en place en parallèle une véritable étude épidémiologique ?

Le constat actuel est qu’il y a un manque de mesures sur les niveaux d’exposition des personnes.

On assiste de la part des opérateurs à un développement anarchique et très rapide de toute sorte d’antennes pour un objectif purement commercial de prendre des parts de marché. Il nous semble tout à fait légitime que la population exige à la fois des mesures et des enquêtes.

OED : Que pensez-vous si la ville de Brest devenait la première ville « TEST D’ONDES ELECTROMAGNETIQUES » à grande échelle, avec étude épidémiologique à la clé. Des centaines de boîtiers répartis dans les bureaux des impôts, dans la faculté Segalen, et partout où se trouvent des antennes, en demandant le financement par les opérateurs, pour éviter une fois encore aux contribuables de payer 8.000 euros pièce un petit boîtier ?


C’est une possibilité. Mais encore une fois, quelque soit le système mis en place, le problème se pose de savoir qui est responsable de l’analyse des données et qui fait les commentaires sur les résultats trouvés ?

Il ne faut pas se trouver encore une fois avec des intervenants uniques « juge et partie »

OED : A Guipavas, un pylône supportant dans un premier temps 6 antennes relais de téléphonie, doit être installé à moins de 100 mètres d’une maison particulière et de bureaux de la DDE, pensez-vous qu’il soit plus intelligent de changer de lieu d’implantation ou d’attendre son installation pour prendre des mesures via le procédé mis en place par la ville de Brest ?

Il vaut mieux envisager un autre lieu d’implantation plutôt que gérer, à posteriori, l’impact des rayonnements sur les personnes et l’environnement vivant à proximité.

16:20 Publié dans Balises , Dans la presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

06.02.2006

"Il n'est pas normal que les Parisiens reçoivent moins de doses que les Marseillais" souligne Michèle Rivasi, Présidente du (riirem

MARSEILLE, 5 fév 2006 (AFP) - Des associations de défense de l'environnement ont réclamé dimanche l'instauration et l'application d'une "véritable charte" fixant le seuil maximum d'exposition pour les antennes relais de téléphonie mobile à Marseille.

"Il existe une vague charte qui n'a jamais été appliquée. Nous voulons une charte sérieuse qui fixe un seuil maximal d'exposition pour Marseille en ce qui concerne les antennes relais", a déclaré Victor Hugo Esponosa, membre de
l'association de défense de l'environnement Ecoforum, lors d'une conférence de presse.

"A Marseille, rien n'est fixé alors que Paris applique une charte fixant le seuil maximum d'exposition à 2 volts par mètre en moyenne. Il n'est pas normal que les Parisiens reçoivent moins de doses que les Marseillais", a de son côté souligné Michèle Rivasi, président du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem).
En 2005, Paris a négocié avec les opérateurs de téléphonie mobile, SFR, Orange et Bouygues, une charte de bonne conduite qui fixe le seuil maximal d'exposition aux rayonnements électromagnétiques des antennes relais à 2 volts par mètre et par jour en moyenne. Pour la Criirem, cette charte est un bon début même si "le seuil qui ne devrait normalement pas être dépassé est de 0,6 volt".

Afin de faire pression sur les élus, les associations marseillaises Ecoforum et Collectif antennes relais ont décidé de distribuer un questionnaire aux riverains d'antennes de téléphonie mobile qui se plaindraient de problèmes de santé pour déterminer plus précisément si ceux-ci peuvent être liés à ces antennes.

11:10 Publié dans Dans la presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conférence de presse, marseille, antenne-relais, écoforum

12.12.2005

Lignes haute tension et santé : une étude britannique qui fait date

PARIS (AFP) - L'étude britannique sur les lignes haute tension et les cas de leucémies chez l'enfant publiée en juin par des chercheurs de l'université d'Oxford a ouvert une "nouvelle époque" dans l'évaluation de ce risque, selon un responsable d'EDF-RTE Jacques Lambrozo. "La surprise a été totale", a-t-il déclaré lors de rencontres parlementaires consacrées cette semaine au thème "électromagnétisme et santé".

Portant sur plus de 29.000 enfants souffrant de cancer, dont 9.700 de leucémie, cette étude a montré que le risque de leucémie augmente de 69% pour les enfants dont le domicile se trouvait à moins de 200 mètres des lignes haute tension au moment de leur naissance et de 23% pour ceux domiciliés à une distance située entre 200 et 599 mètres, par rapport à ceux nés à plus de 600 mètres, a rappelé Gerald Draper, principal auteur de ces travaux.

Plusieurs explications ont été recherchées (particules ionisées sous l'effet des lignes haute tension qui seraient ensuite inhalées, peintures recouvrant les pylônes, utilisation d'herbicides...), car on ne savait pas expliquer l'effet des champs électromagnétiques à une distance supérieure à 200 mètres, a-t-il relevé.

Cette étude ouvre, selon Jacques Lambrozo, une "troisième époque" dans l'évaluation du risque, rappelant aussi une "autre date importante" en 2000, lorsque d'autres travaux avaient montré que le risque de leucémie s'accroît chez l'enfant lorsque le champ magnétique est supérieur ou égal à 0,4 microtesla.

Le risque augmente à partir d'une exposition de 0,2 microtesla et est multiplié par deux pour un niveau supérieur à 0,4 microtesla, sans que le rapport de cause à effet soit expliqué, ce qui a conduit le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à classer les très basses fréquences comme "cancérogènes possibles", a rappelé son directeur Peter Boyle.

Compte tenu du pourcentage d'enfants potentiellement exposés, "entre 200 et 2.000 cas de leucémies infantiles dans le monde entier seraient imputables aux champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence chaque année, sur les 11 millions de nouveaux cas de cancers recensés", a-t-il précisé.

En France, "deux à douze cas de leucémies" par an pourraient en résulter, a estimé Gilles Brücker, directeur de l'Institut de veille sanitaire (InVS), notant qu'il faudrait des enquêtes épidémiologiques "extrêmement larges" pour réussir à les déceler. Compte tenu de la population exposée, un risque "faible et difficile à cerner n'est pas pour autant négligeable", a-t-il reconnu, précisant qu'une étude était prévue sur vingt ans, sur 10.000 à 20.000 enfants de la conception à l'âge adulte.

Pour la présidente du Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnement électromagnétiques), Michèle Rivasi, les incertitudes quant aux risques signifient au moins "qu'il ne faut plus construire de maisons à proximité des lignes haute tension".

(source : Yahoo.fr / LCI.fr)

14:25 Publié dans Dans la presse , Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : THT, HT, EBF, Criirem, Leucémie, Draper

02.12.2005

Antennes relais : Attention écoles

Après Saint-Cyr, c'est au tour de Ruitz, dans le Pas-de-Calais, de faire la une de l'actualité suite à l'arrêté du maire de la commune de déplacer une antenne-relais placée au coeur du village. Celle-ci est supectée d'être à l'origine de la tumeur au cerveau d'une petite fille de 6 ans scolarisée dans une école maternelle située à 20 mètres de l'antenne. Les parents d'élèves de ce bourg de 1600 habitants ont immédiatement fait le rapprochement avec le cas d'un enfant de 4 ans, disparu l'an dernier, également des suites d'une tumeur au cerveau. Et d'un autre, victime d'une leucémie foudroyante. Dépêche AFP, France-info, passage au 20h de TF1, sur France 3 Nord... "dans un souci d'apaisement" apprend-t-on par communiqué, SFR a décidé de désactiver l'antenne-relais incriminée.

Alertés par un parent d'élève, des membres du conseil scientifique du (riirem se sont rendus sur place. Il n'est plus possible de mesurer de manière impromptue la puissance rayonnée par l'émetteur, mais une enquête sanitaire est en cours, menée par la cellule inter-régionale d'épidémiologie.

A Valence aussi des parents d'élèves se mobilisent suite à la proximité annoncée d'antenne-relais à l'école La Bruyère, à Bourg-de-Péage et à Larnage. Lors de la conférence de presse du 28 novembre, l'intervention de la Présidente du (riirem, Michèle Rivasi, est à l'origine d'un article sur le (riirem dans le Dauphiné Libéré.

Au Mans, c'est au tour des riverains d'un stade où l'installation d'antennes-relais est prévue de demander des explications et de faire appel au (riirem. La réunion d'information, organisée jeudi 1er décembre à 20h30, en présence de plusieurs représentants des opérateurs et d'un adjoint au maire, s'est révélée plutôt houleuse. L'expertise de Catherine Gouhier, représentante locale du Conseil Scientifique du (riirem, étant remise en cause par certains opérateurs. Les caméras de France 3 Maine étaient là, le sujet "mauvaises ondes" a été diffusé ce soir.

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28.11.2005

Antennes et téléphones portables : l'enquête de France 3

"Les travaux scientifiques consacrés aux conséquences sanitaires de l'exposition des populations aux hyperfréquences de la téléphonie mobile sont nombreux et surtout contradictoires. La France fonde sa position sur les textes de l'OMS, de l'AFSEE et de l'Union Européenne. (...) Des documents dans lesquels ne figurent pas les contributions d'autres scientifiques beaucoup moins optimistes tant sur le rôle des antennes que sur celui des téléphones eux-mêmes."

France 3 Ouest a diffusé le samedi 26 novembre à 12h50 un reportage de 26' destiné à éclairer la controverse des effets du portable sur la santé. Il débute sur des témoignages de riverains d'antennes-relais, victimes de symtômes similaires. Les points de vue des opérateurs, d'associations compl