15.06.2008
Des cancérologues appellent à la prudence dans l'utilisation des portables
PARIS (AFP) - Une vingtaine de scientifiques, essentiellement des cancérologues, lancent un appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé.
Les signataires du texte, publié dans le Journal du Dimanche, dressent une liste de mesures de précaution simples qui peuvent être prises dans l'attente de données plus complètes.
Selon le ministère de la Santé, aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente "un risque notable" pour la santé, que ce soit pour les adultes ou les enfants.
Cependant, plusieurs études récentes, qui doivent encore être approfondies, mettent en évidence la possibilité d'un risque "faible" d'effet sanitaire lié à une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans) d'un mobile.
Une étude internationale de grande ampleur, menée dans 13 pays sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est actuellement en cours. Seuls des résultats partiels ont été publiés à ce jour.
Si de nombreuses études sont menées à travers le monde, la question de leur financement et de l'indépendance des experts qui ont en la charge suscite régulièrement de vives polémiques.
Pour les scientifiques à l'origine de cet appel, parmi lesquels figurent, outre des médecins français, un Italien, un Néerlandais et un Américain, le mode d'utilisation des portables doit s'articuler autour de dix règles.
Dix mesures de précaution
Ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence, maintenir le téléphone à plus d'un mètre du corps lors des communications en utilisant le mode haut-parleur ou un kit mains libres ou une oreillette, éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille.
Le texte suggère aussi de communiquer plutôt par SMS et d'éviter d'utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides en voiture ou en train.
"Nous sommes aujourd'hui dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac. Soit on ne fait rien, et on accepte un risque, soit on admet qu'il y a un faisceau d'arguments scientifiques inquiétants", explique Thierry Bouillet, cancérologue à l'hôpital Avicenne de Bobigny et signataire de l'appel.
Pour le professeur de psychiatrie David Servan-Schreiber, à l'origine de ce texte, il faut "absolument" prendre des précautions du fait de l'absence de recul suffisant dans le temps.
"Même sans preuve définitive, il faut expliquer aux gens que l'usage des portables n'est sans doute pas anodin et qu'il y a des façons avérées de se protéger", explique dans le JDD l'auteur de plusieurs best-seller sur la santé.
Depuis plusieurs années, nombre d'experts à travers le monde mettent en garde contre un usage immodéré chez les enfants, dans la mesure où leur système nerveux, en cours de développement, pourrait être plus sensible aux rayonnements dus aux téléphone portable.
Début janvier, deux associations de défense de l'environnement avaient réclamé au ministère de la santé l'interdiction à la vente d'un téléphone portable destiné spécifiquement aux enfants.
Le ministère n'avait pas donné suite à cette demande mais cependant appelé les parents à la prudence, affirmant que l'hypothèse d'un risque ne pouvant être "complètement exclue", la précaution était de mise.
18:40 Publié dans Effet non thermique , Précautions, Protections , Recommandations , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.12.2007
Avis de tumeurs des glandes salivaires sur les téléphones portables !
Le discours rassurant de l'OMS sur les risques liés à l'utilisation des téléphones portables est bousculé par une nouvelle étude israélienne [publiée dans American Journal of Epidemiology, 6 décembre 2007], partiellement financée d'ailleurs par l'organisation onusienne. Les radiations émises par les appareils augmenteraient clairement les risques de cancer des glandes parotides, situées près de l'oreille.
Le Dr Sigal Sadetski et ses collègues du Centre médical Tel Hashomer de Tel Aviv (Israel) se sont penchés sur 402 tumeurs bénignes de la glande parotide, et 58 tumeurs malignes diagnostiquées chez des adultes israéliens. Interrogés sur leurs habitudes téléphoniques, ils ont vu leurs résultats comparés à ceux de personnes en bonne santé.
Sans ambigüité aucune, les auteurs relèvent « un lien de cause à effet entre l'utilisation des portables et le développement de tumeurs des glandes parotides ». Et plus l'usage du téléphone est prolongé, plus le danger paraît important. « Le risque est (ainsi) augmenté de 50% chez les personnes qui utilisent leur portable pendant plus de 22 heures par mois » poursuivent les auteurs. Autre point d'importance, l'exposition est plus dangereuse en milieu rural (où les émetteurs sont plus puissants) qu'en milieu urbain.
C'est un pas important qui vient d'être franchi. Car jusqu'à ce jour, les conclusions contradictoires sur les éventuels dangers des champs électromagnétiques étaient légion. Plus de 600 études ont en effet déjà été réalisées sur le sujet… dont la majorité financée par les opérateurs eux-mêmes ! Pour le Dr Sadetzki, « nous devons à la fois inciter les gens à utiliser plus systématiquement les kits main-libres, et ré-évaluer les normes en matière de téléphonie mobile. Une nouvelle technologie devrait (en effet) rapidement être mise au point afin de réduire les risques de tumeurs liées aux radiations ».
source : Destination Santé, 10 décembre 2007
18:30 Publié dans Dans la presse , Effet non thermique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.10.2007
23 oct : les travaux de recherche présentés lors du colloque
Electrohypersensibilité : l'état des connaissances
Olle Johansson
En Suède, l'électrohypersensibilité (EHS) est officiellement reconnu comme un handicap fonctionnel, et non comme une maladie. Des sondages ont montré qu'en Suède, entre 230 000 et 290 000 personnes présentent divers symptomes lorsqu'ils sont en contact avec des sources de champs électromagnétiques. Le but de nos études a été de rechercher d'éventuelles altérations cellulaires ou nerveuses dans la peau de ces personnes. Au vu de nos résultats préliminaires, il apparait que différentes altérations peuvent s'observer dans la peau des personnes électrohypersensibles.
Pierre Le Ruz
L'expérimentation, menée par les scientifiques du (riirem et d'Arca Iberica (Espagne), et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes lampes, de marques et puissances variées, montre que les ampoules fluocompactes, (appelées aussi lampe basse consommation, abrégé LBC), sont, dès l’allumage, à l'origine d'importants rayonnements radioélectriques... Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas ! Les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.
Anton Kolodynski (absent, le Prof Kolodynski nous as transmis ses articles de recherche)
Ces travaux ont réalisées chaque année depuis 1996 sur 112 enfants de 2 ecoles primaires de Riga et seront erminées en 2008. Des tests ont été menés auprès de chaque enfant afin d'évaluer leurs fonctions motrices (temps de réaction à un stimuli sonore ou visuel, etc.), leur quotient intellectuel, leur attention, leur mémoire... Les fonctions cognitives des enfants utilisateurs de téléphones mobiles diffèrent sensiblement des enfants du groupe de contrôle, suggérant une possible interdépendance entre l'exposition aux rayonnements du téléphone mobile et le developpement infantile physio-psychologique.
Hans-Peter Hutter
Les données recueillies en Autriche, au domicile de 336 personnes choisies au hasard montrent que des symptômes subjectifs comme les migraines, les troubles de la concentration ou la sensation de froid aux extrémités du corps peuvent être associés aux niveaux d'exposition les plus élevés aux champs micro-ondes émis par les antennes relais installés à proximité. Le lien avec la migraine persiste après avoir éliminé une source de biais possible qui est le niveau d'inquiétude liée à la présence des antennes-relais. Les auteurs recommandent de minimiser l'exposition en limitant le rayonnement des antennes.
10:25 Publié dans (riirem , Effet non thermique , Electrosensibilité , Enfants , Lampes , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2007
23 oct. : Rapport Bioinitiative : le résumé des conclusions
Voici la traduction française du résumé des conclusions du BioInitiative Report diffusé à l'occasion du colloque "Pollutions électromagnétiques : Des vérités qui dérangent", organisé à Paris le 23 octobre 2007.
Ces 25 pages livrent un condensé des 17 chapitres et quelques 600 pages composant la version originale du rapport du BioInitiative Working Group.
Stress cellulaire, génotoxicité, risques de tumeurs au cerveau ou de leucémies... Le rapport BioInitiative dresse un complet état des connaissances de l'effet sur l'homme ou les organismes vivants des rayonnements non ionisants des lignes électriques et de la téléphonie mobile.
(résumé en vf à télécharger ici, rapport en anglais là)
16:05 Publié dans Effet non thermique , Normes , Rapports , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.10.2007
Le téléphone mobile favoriserait les tumeurs cérébrales
L'utilisation du téléphone mobile est néfaste pour la santé, et pas seulement au volant. Une analyse portant sur dix-huit études conclut qu'au-delà de dix ans d'utilisation d'un cellulaire, le risque de développer une tumeur cérébrale maligne - le gliome - du côté où l'appareil est porté à l'oreille serait multiplié par deux. Cette affection touche chaque année environ 6 personnes sur 100 000. Pour les atteintes du nerf acoustique - le neurome -, le risque serait deux fois
et demi plus élevé, dans ces mêmes conditions.
Publiée en ligne par la revue Occupational and Environmental Medecine (OEM), cette analyse, conduite par les Suédois Lennart Hardell (université d'Orebro) et Kjell Hansson (université d'Umea), contredit une étude rendue publique en septembre en Grande-Bretagne, selon laquelle "il n'a pas été montré que les mobiles étaient associés à des effets biologiques ou délétères".
Mais Lawrie Challis, qui a dirigé l'étude britannique, admet, rapporte le quotidien The Independent, qu'en raison du faible nombre de patients ayant utilisé un téléphone mobile depuis plus de dix ans, "il n'est pas possible à ce stade d'écarter la possibilité que des cancers puissent apparaître dans les prochaines années". L'incertitude liée au temps de
latence entre l'exposition aux champs électromagnétiques et le développement éventuel d'une tumeur reste l'un des principaux obstacles dans la conduite d'études épidémiologiques "conclusives".
"GROS CONSOMMATEURS"
En France, où la téléphonie mobile a pris son essor à partir de 1992 et où l'on dénombre désormais plus de 52 millions d'abonnés, l'étude la plus récente, publiée en septembre dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique, souffre des mêmes limitations. Elle porte sur des patients atteints de tumeurs cérébrales entre 2001 et 2003.
"L'usage régulier du téléphone mobile n'est pas lié à une augmentation du risque de neurinomes, de méningiomes ou de gliomes, conclut-elle. Bien que ces résultats ne soient pas significatifs, il semble toutefois exister une tendance générale à une augmentation du risque de gliome chez les plus "gros consommateurs" de téléphonie mobile : utilisateurs de longue durée, au temps de communication élevé et ayant utilisé un plus grand nombre de téléphones."
La puissance statistique de l'étude française étant insuffisante pour trancher, les auteurs renvoient à l'étude internationale Interphone, lancée en 1999. Elisabeth Cardis, qui coordonne Interphone au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), à Lyon, n'est pas surprise par les résultats de l'étude de Lennart Hardell et Kjell
Hansson. "Ils s'appuient sur plusieurs études incluses dans Interphone, qui ont effectivement noté des augmentations, significatives ou non, des gliomes chez les utilisateurs de mobile", admet-elle. Toute la difficulté réside dans l'interprétation des résultats, ajoute-t-elle.
Un des biais possibles concerne la mémorisation par les malades de leur propre usage du téléphone. "Ils cherchent une explication à leur maladie et ont tendance à exagérer leur exposition", note Elisabeth Cardis. Ce biais de mémorisation est statistiquement repérable : il conduit à une apparente réduction du risque de tumeur dans l'hémisphère opposé au
téléphone, comme si exposer un côté protégeait l'autre...
L'étude Interphone s'attachera aussi à préciser la localisation des tumeurs. Si 20 à 30 % de la dose électromagnétique émise par le téléphone sont absorbés par le cerveau, "cette exposition est très localisée", indique Elisabeth Cardis. Il est alors peu probable qu'une tumeur dans la partie frontale ou occipitale puisse être attribuée aux radiofréquences, note-t-elle.
LAXISTES
Ces problèmes méthodologiques expliqueraient, selon la chercheuse, le retard de plusieurs années pris dans la publication de l'étude Interphone, espérée "dans quelques mois". En attendant, Elisabeth Cardis refuse de se prononcer sur la nécessité ou non de réviser les normes d'émissions de radiofréquences.
Celles-ci sont jugées trop laxistes par un groupe de spécialistes internationaux, dont Lennart Hardell. Ces experts ont rendu public, le 31 août, un rapport dans lequel ils réclament un durcissement de la réglementation internationale sur les ondes électromagnétiques, qu'elles soient émises par les lignes à haute tension, les fours à micro-ondes, les antennes et relais de télécommunications ou les téléphones portables.
(source : Le Monde, 13 octobre 2007)
11:30 Publié dans Dans la presse , Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2007
Téléphone mobile et tumeur du cerveau : Interphone France donne la tendance !
Attention, téléphoner peut nuire à la santé ! Après le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suède, et la Grande-Bretagne, la France corrobore le risque cancéreux pour les gros utilisateurs de téléphone mobile. Une tendance générale impossible à dissimuler.
Officiellement, les autorités sanitaires ne cessent de le répèter, l'utilisation du téléphone mobile n'entraîne pas d'augmentation du risque de développer une tumeur cérébrale ou acoustique. Certains résultats partiels de l'étude Interphone divergent toutefois de ce point de vue rassurant, soulignant le risque accru de neurinome acoustique ou de gliome après 10 ans d'utilisation et/ou chez les grands consommateurs de téléphone mobile. L'étude française, à paraitre en septembre 2007 dans Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique, confirme cet entre-deux.
"Bien que ces résultats ne soient pas statiquement significatifs, il y a une tendance générale à un risque accru de gliome chez les plus gros utilisateurs : usagers de longue date, gros consommateurs, ceux avec le plus grand nombre de téléphone," précisent les co-signataires de l'étude. Pami eux, Elisabeth Cardis, du Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) de l'OMS, et Martine Hours, médecin épidémiologiste à l'INRETS et présidente du conseil scientifique de la Fondation Santé Radio-fréquences.
Concrètement, ceux qui possèdent ou utilisent plus d'un mobile ont deux fois plus de risque de développer un gliome. Même chose chez les abonnés depuis plus de 4 ans. Ceux qui y passent le plus de temps, cumulant plus de 260 heures, ou dont les conversations durent longtemps (plus de 5 mn), présentent aussi un risque de gliome accru de 80 %. Ceux, enfin, qui ont passé le plus grand nombre d'appels, dépassant les 5 000, montrent aussi un risque augmenté de 50 %. Quelque soit le critère, les plus gros usagers ont toujours le risque le plus élevé.
Tendance "lourde" ou tendance "courte" ?
L'étude, menée entre Lyon et Paris auprès 800 personnes, dont 350 hommes ou femmes agées de 30 à 59 ans lorsqu'on a découvert leur tumeurs cérébrales entre février 2001 et août 2003, livre un autre indice. Plus inquiétant. Selon ces chiffres, les tumeurs du cerveau liées à l'utilisation d'un téléphone mobile pourraient se développer beaucoup plus rapidement que prévues. Les données combinées de cinq pays - Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Grande-Bretagne - parmi les 13 concernées par l'étude Interphone ont relevé un temps de latence de 10 ans avant l'apparition de gliome ou de neurinome acoustique. Même si quelques travaux suggèrent un période plus courte.
L'étude française, avec une tendance au risque accru au-delà de 4 ans d'utilisation d'un téléphone mobile et seulement 4 usagers de plus de 10 ans parmi les 350 malades suivis, corrobore cette hypothèse "courte". Prudents, les auteurs de Interphone France concluent : "Nos résultats, suggérant la possibilité d'un risque accru au sein des plus gros utilisateurs, doivent encore être vérifié dans les analyse de l'étude internationale Interphone." Des résultats attendus depuis 2003.
(communiqué du (riirem disponible ici, et l'étude Interphone France là)
18:30 Publié dans Communiqués , Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.09.2007
Mobiles et tumeurs du cerveau
Spécialiste des tumeurs du cerveau, le Dr. Lennart Hardell, Docteur en Médecine, Docteur en Philosophie et Professeur à l’Hôpital Universitaire à Örebro, Suède, est membre du BioInitiative Working Group. Son travail sur les téléphones mobiles, les téléphones sans fil et les tumeurs du cerveau est largement reconnu pour être capital dans le débat au sujet de la sécurité des irradiations par radiofréquences sans fil et micro-ondes.
“La preuve des risques dus à l’utilisation prolongée des téléphones cellulaires et des téléphones sans fil est vraiment forte lorsque vous observez des personnes qui ont utilisé ces appareils pendant 10 années ou plus longtemps, et quand ils ont utilisé principalement un seul côté de la tête ».
Normalement, les tumeurs du cerveau mettent longtemps à se développer, de l’ordre de 15 à 20 ans. L’utilisation d’un téléphone mobile ou sans fil est liée aux tumeurs du cerveau et aux neuromas acoustiques (tumeur du nerf auditif dans le cerveau), et elles apparaissent en 10 années seulement (un temps plus court que pour la plupart des autres substances cancérigènes connues). “Ceci indique que nous avons besoin de chercher sur des utilisateurs de plus longue durée pour comprendre la totalité des risques” dit le Dr. Hardell.
Le travail du Dr. Hardell a été confirmé dans d’autres études sur des utilisateurs de longue durée. Une évaluation récapitulative de toutes les études sur les tumeurs du cerveau montre globalement une augmentation de 20% de risques de tumeur du cerveau (gliome malin) en dix années d’utilisation. Mais le risque augmente à 200% (un doublement des risques) pour des tumeurs du côté du cerveau essentiellement utilisé lors d’appels sur téléphones cellulaires.
“Les études récentes qui ne rapportent pas d’augmentation de risques de tumeurs du cerveau et de neuromas acoustiques n’ont pas considéré des utilisateurs intenses, dépassant 10 ans ou plus d’utilisation, et n’ont pas étudié la partie du cerveau qui aurait été assez exposée pour développer une tumeur.”
(communiqué du BioInitiative Working Group,
traduction Robin des toits)
10:30 Publié dans Effet non thermique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.08.2007
Des scientifiques réputés sonnent l’alarme sur les dangers des radiations des CEM et RF
Le rapport présente les preuves scientifiques soulevant des inquiétudes à propos de l’impact sur la santé, notamment la leucémie infantile (issue des lignes électriques et autres expositions électriques), les tumeurs au cerveau et les névromes acoustiques (issus des téléphones mobiles et sans fil) et la maladie d’Alzheimer.
Il existe des preuves que les CEM sont un facteur de risque de cancer chez l’enfant comme chez l’adulte.
Les CEM issus de sources telles que les lignes électriques, les raccordements intérieurs et de mise à terre des immeubles et appareils, sont liés à une augmentation des risques de leucémie infantile et peuvent prédisposer à des cancers à l’âge adulte.
Le rapport de BioInitiative (http://www.bioinitiative.org), qui sera communiqué vendredi 31 août 2007, présente les preuves scientifiques attestant que l’exposition aux CEM des lignes est responsable de centaines de nouveaux cas de leucémie infantile chaque année aux Etats-Unis et dans le monde entier.
Les technologies sans fil qui dépendent des radiations de radiofréquences (RF) pour envoyer des emails et des communications vocales sont des milliers de fois plus fortes que les niveaux causant des troubles du sommeil, céphalées, problèmes de mémoire et de concentration et autres symptômes physiques indésirables.
Expert en santé publique et corédacteur du rapport, Dr David O. Carpenter, directeur, Institut de la santé et de l’environnement de l’Université d’Albany (New York), affirme : "Ce rapport sert à sonner l’alarme sur le fait qu’une exposition à long terme à certains types de CEM peut avoir de sérieux effets sur la santé. Une bonne planification de la santé publique est maintenant nécessaire pour prévenir les cancers et maladies neurologiques liés à une exposition aux lignes électriques et autres sources de CEM. Nous devons éduquer le public et nos décideurs sur le fait qu’il est inacceptable que la situation actuelle se prolonge."
Corédactrice, Cindy Sage de Sage Associates affirme : "Les experts de la santé publique et de la politique de CEM ont maintenant donné leur opinion sur le poids des preuves. Les actuelles limites internationales et de la FCC sur l’exposition publique et professionnelle aux radiations des CEM et RF ne protègent pas la santé publique."
Les nouvelles limites de sécurité publique et les limites sur le déploiement ultérieur de technologies à risque sont garanties sur la base du poids total des preuves.
17:30 Publié dans Effet non thermique , Haute tension , Normes , Rapports , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.07.2007
Le risque de maladies respiratoires accru par les champs électriques
Selon une étude de l'Imperial College de Londres (ICL), à paraitre en août dans le journal Atmospheric Environment, l'exposition prolongée aux champs électriques artificiels présents notre environnement accroit les risques de maladies respiratoires. Et que ce risque est bien plus élevé que ce que l'on croyait.
Ces champs électriques sont ainsi causes d'une diminution de la concentration en ions oxygène présents dans l'organisme - les fameux ions négatifs - censée améliorer le fonctionnement du métabolisme et tuer les microbes pathogènes.
Toutes les poussières inférieures à un micron, c'est à dire plus de 90 % des particules en supension dans l'air, peuvent être affectées par ces champs et acquérir une charge électrique facilitant leur dépot à la surface de la peau ou des muqueuses des poumons. Ces surfaces, de charge électrique opposée, attirent et retiennent d'autant mieux les allergènes, bactéries ou virus "électrisés". Plus le champ électrique est intense, plus les particules se déposent et adhèrent rapidement.
En envahissant l'organisme, le nombre accru de ces particules toxiques multiplie les risques de contamination ou d'infections respiratoires, ainsi que la survenue de maladies comme l'asthme.
"De nombreux facteurs provoquant des champs électriques élevés sont courants dans l'environnement des salles d'hôpitaux ou les lieux victimes du syndrôme des bâtiments malsains" analyse Keith Jamieson, auteur principal de l'étude.
Quelques comportements simples permettent de réduire ce risque. Dans le cas de l'équipement électrique, principalement les ordinateurs, les relier à la terre permet en général de diminuer la plus grande part du champs. En ce qui concerne les charges électriques générées par les personnes elles-mêmes, en frottant deux draps l'un sur 'lautre par exemple, le choix de matières naturelles et le maintien d'un certain niveau d'humidité, supérieur à 30 %, contribue à équilibrer l'ionisation de l'air. "Débrancher les équipements lorsqu'ils ne fonctionnent pas et essayer d'éviter de rester trop longtemps dans les zones où les champs sont les plus élevés sont aussi des solutions" rappelle le chercheur de l'Imperial College.
Electrical fields from everyday equipment
and materials could increase infection risk
communiqué de l'ICL du 20 juillet 2007
11:45 Publié dans Effet non thermique , Electrosensibilité , Recommandations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.07.2007
Téléphone mobile : l'OFEV reconnait comme « possible » le risque accru de tumeurs du cerveau en cas d'utilisation intensive
L'Office Fédéral de l'Environnement suisse vient de livrer une nouvelle étude sur l'impact sanitaire des rayonnements haute fréquence, ceux émis par des appareils comme les téléphones mobiles ou les terminaux Wi-fi ou Bluetooth. "Cette étude se fonde sur les recherches présentées dans près de 150 publications scientifiques parues entre 2003 et 2006. Contrairement au premier rapport publié en 2003, cette nouvelle étude a pris en compte, outre les recherches portant sur l'homme, quelques résultats concernant la réaction de cellules et d'animaux au rayonnement à haute fréquence."
Reprenant la distinction en usage au sein de l'OMS, l'étude considère :
qu'il est « probable » - c'est à dire constaté à plusieurs reprises, de manière relativement cohérente et indépendante - que le rayonnement des téléphones mobiles modifie l'activité électrique du cerveau et les phases de sommeil. Il est également « probable » qu'une utilisation fréquente du téléphone mobile provoque une augmentation des symptômes non spécifiques tels que maux de tête, sensation de fatigue, difficultés de concentration, malaises et échauffements de la peau.
comme « possibles » les perturbations du sommeil et l'augmentation du risque de leucémie à proximité d'émetteurs de radio puissants. Apparaît également comme « possible » un risque accru de tumeurs du cerveau associé à une utilisation intensive du téléphone mobile pendant plusieurs années. Par « possible », on entend ici qu'un rapport avec le rayonnement à haute fréquence existe éventuellement mais que celui-ci n'est pas certain.
Les données scientifiques permettant d'évaluer les risques du rayonnement à haute fréquence pour la santé restent très lacunaires, constate également le document. "Si des études expérimentales portant sur l'homme et sur des cultures cellulaires prouvent que le rayonnement à haute fréquence exerce des effets directs, on ne sait pas si ces effets représentent un risque pour la santé. Les études de longue durée portant sur l'homme dans son environnement naturel sont encore rares."
Pour pallier ces lacunes, la Confédération helvétique annonce avoir lancé cette année un Programme national de recherche sur quatre ans dans le domaine « RNI. Environnement et santé » au sein duquel sont financés onze projets de recherche.
Comme les effets à long terme sont inconnus, le Conseil fédéral a fixé en 1999 des valeurs limites plus sévères à titre de précaution pour les lieux où les personnes séjournent longtemps. Fixé de 4 à 6 volts par mètre, cette valeur limite d'installation pour le rayonnemement des antennes est donc environ dix fois plus sévère que la valeur limite d'immissions et que la valeur limite adoptée par la plupart des pays européens.
Ces valeurs limites de l'installation ne s'appuient pas sur des résultats concrets ou des hypothèses scientifiques, précise l'OFEV, mais sont fondées sur les possibilités techniques et économiques de maintenir la charge à long terme à un niveau bas, conformément aux exigences de la loi sur la protection de l'environnement.
communiqué de l'OFEV du 26 juin 2007
« Hochfrequente Strahlung und Gesundheit »
12:00 Publié dans Effet non thermique , Institutions , Normes , Rapports | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.06.2007
Téléphonie mobile et pollution électromagnétique : Qui sont les cobayes ?
L'opinion du Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (abrégé SCENIHR en anglais) sur les "effets possibles des champs électromagnétiques sur la santé humaine" vient d'être rendu publique.
Le rapport, approuvé le 21 mars dernier, aborde l'ensemble des pollutions électromagnétiques, en distinguant les radiofréquences (regroupant les émissions de la téléphonie mobile, tv & radio), les fréquences intermédiaires (technologies médicales, anti-vol ou de tracabilité sans fil comme les RFID), les extrêmement basses fréquences (lignes à haute tension, électricité domestique et appareils électroménagers) et les champs statiques, liés à des aimants permanents ou au courant continu. Le document du SCENHIR s'intéresse plus spécifiquement aux effets non thermiques : les effets biologiques ou sanitaires constatés à des niveaux d'exposition inférieures aux limites officielles fixées dans la plupart des pays européens, France incluse.
Cet avis demandé par la Direction Générale santé et protection des consommateurs de la Commission Européenne et rédigé, entre autres, par deux directeurs de recherche de l'INSERM et un professeur de Santé Publique de la Faculté de Médecine de Nancy appelle ainsi à "plus de recherches" afin de "combler les lacunes" des données disponibles - notamment à long terme - sur les effets non thermiques.
Par exemple, selon le Comité, en matière de téléphonie mobile, peu d'indices attestent d'un risque accru de tumeurs cérébrales au-delà des 10 ans d'utilisation... Bien que le "lien" apparaisse dans le cas particulier du neurinome acoustique, une tumeur bénigne située dans l'oreille interne.
"L'EXPOSITION HUMAINE A CES CHAMPS AUGMENTE"
Ainsi, pour y voir clair sur les effets à long terme de l'utilisation d'un téléphone mobile, les experts du SCENHIR recommandent une "etude de cohorte", afin de suivre sur le long terme le devenir de la population des usagers, ainsi qu'une autre étude à base de dosimètre individuel. Destinée celle-ci à mesurer précisément, gamme de fréquences par gamme de fréquences, les expositions individuelles aux radio et hyperfréquences.
Même chose en ce qui concerne les enfants. Aucune étude épidémiologique n'existe, et cette recherche s'avère urgente préviennent les auteurs. "Même si aucun indice spécifique n'existe, les enfants ou adolescents pourraient être plus sensibles à l'exposition aux radiofréquences que les adultes. Les enfants d'aujourd'hui vont de plus expérimenter une exposition cumulée bien plus élevée que les générations précédentes. Pour l'instant aucune étude épidémiologique n'est disponible."
"Le développement anatomique du système nerveux est terminé vers deux ans, un âge où les enfants n'utilisent pas de téléphone mobile bien que des téléphones bébés aient été récemment introduit. Le developpement fonctionnel, toutefois, continue jusqu'à l'age adulte et pourrait être perturbé par les champs RF."
Un avertissement encore répété dans le domaine cette fois des champs électromagnétiques intermédiaires. "L'estimation et l'évaluation correcte des éventuels effets sanitaires produits par l'exposition aux champs IF est essentielle car l'exposition humaine à ces champs augmente avec les technologies émergentes et nouvelles."
UN AVIS TIMIDE, ENTRE OMISSIONS ET CONTRADICTIONS
Bref, que de prudence dans les formulations choisies ! Pourquoi tant de timidité dans des affirmations qui se traduisent par des phrases portant leur propre contradiction ? Sur les tumeurs cérébrales par exemple, peu d'indices existent hormis un lien dans le cas du neurinome acoustique. Faut-il considérer celui-ci comme anecdotique ? Un risque de multiplication des neurinomes acoustiques sera-t-il négligeable en termes de coûts pour la santé publique d'ici quelques années ?
Dans la mesure ensuite où on ne connait pas trop le sujet, des recherches seront nécessaires. Pourquoi ne pas encourager des mesures de précaution que les opérateurs de téléphonie mobile eux-mêmes commencent à afficher ? Rien non plus sur la différence de risque entre les usagers occasionnel et intensif. A partir de combien de minutes par jour devient-on un gros consommateur, en situation de risque sanitaire accru ? Serait-ce parce que selon les études, n'importe qui téléphonant plus de 10 minutes par jour ou plus de 3 fois par semaine peut être considéré comme une population à risque ?
Une étude de cohorte à long terme est recommandée... Mais ne sommes nous pas déjà, tous, les cobayes d'une vaste étude, en cours depuis plus de 10 ans, menée par les opérateurs et fabricants de matériel sans fil ? Une étude payée par nous-mêmes, d'abord en espèces sonnantes et trébuchantes, et peut-être à plus long terme par notre propre santé ? Ou par celle de nos enfants ?
Méthodologiquement, cet avis prudent, trop prudent, pose donc question. L'appel à de nouvelles études, additionnelles, alors que l'exposition s'amplifie, est-elle une façon de jouer la montre ? S'agit-il avec cet avis de prévenir le risque sanitaire ou d'éventuelles futures poursuites pénales ?
Seule certitude dans cette grande et nébuleuse expérience ambiante, menée à ciel ouvert : les conclusions sur le lien entre les champs magnétiques très basse fréquence et les leucémies infantiles, mis en évidence dès 1979, restent "encore valides". Le SCENIHR confirme que ces champs peuvent être carcinogènes. Notant, encore une fois, "que des recherches sont nécessaires pour comprendre les mécanismes derrière cette association." Sans plus de conseils ou de recommandations. Les citoyens européens exposés apprécieront.
Further research into Electromagnetic Fields is necessary,
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15.05.2007
La qualité du sperme directement dépendante de l'exposition quotidienne à un téléphone mobile
Sensation dans le Fertil Sterility du mois de mai. La revue publie l'étude d'un groupe de médecins américains portant sur l'effet de l'utilisation d'un téléphone mobile sur la qualité du sperme de leur détenteur.
L'étude, menée dans une clinique américaine, a réparti 361 mâles en quatre groupes, en fonction de leur temps de comm' quotidien avec un téléphone mobile : moins de 2 heures, entre 2 et 4 heures, plus de 4 heures, et le groupe témoin "sans mobile".
L'analyse de leur échantillon de sperme à partir de paramètres comme la viscosité, le volume, le PH, etc. a montré que "l'utilisation d'un téléphone mobile diminuait la qualité du sperme en réduisant la motilité, la viabilité, la forme et le nombre des spermatozoïdes. La baisse de ces paramètres du sperme dépend de la durée de l'exposition quotidienne à un téléphone mobile et est indépendante de la qualité du sperme initial."
00:50 Publié dans Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2007
L'étude Ecolog accessible en anglais, 7 ans après
Nous sommes en 2000. A l'époque de la diffusion en Angleterre du rapport Stewart. Le premier avis officiel déconseillant l'usage du mobile auprès des jeunes, notamment les plus jeunes, 8 ans ou moins. L'opérateur T-Mobile lance en réponse 4 études parallèles, commandées chacune à des structures distinctes, afin de dresser "l'état de l'art" des connaissances scientifiques sur l'effet de la téléphonie mobile sur la santé. L'une de ces études est commandée à l'Institut Ecolog, en Allemagne, des spécialistes depuis 1992 de l'étude d'impact des pollutions environementales. Nous sommes en 2000.
Les mois passent. En mai 2001, l'Institut Ecolog rend sa copie. Ses conclusions sont sans équivoques :
Les nombreuses découvertes relatives à des recherches sur des échantillons de populations soumis à des expositions élevées de champs électromagnétiques hautes fréquences et des expérimentations animales sont à prendre au sérieux. Ces découvertes mettent en évidence un effet promoteur de cancers des champs électromagnétiques hautes fréquences utilisés par la technologie des téléphones mobiles. Des expériences sur des cultures cellulaires ont donné des indices clairs de l'effet génétoxique de ces champs, sous forme de cassures d'ADN ou de chromosomes endommagées, si bien qu'un effet cancéreux ne peut plus désormais être exclus. Les découvertes que les champs électromagnétiques hautes fréquences influencent la transformation cellulaire, la prolifération et la communication des cellules suggèrent également le potentiel cancérigène de ces champs utilisés par la téléphonie mobile. Des perturbations d'autres processus cellulaires, comme la synthèse de protéines ou le contrôle par des enzymes des fonctions cellulaires, ont aussi été démontrées.Dans le communiqué de presse diffusé par l'Institut Ecolog (dont sont extraites les conclusions ci-dessus), le coordinateur du groupe de travail ayant produit l'étude, le Dr Neitzke, commente :
Quantité d'expériences sur l'homme comme sur l'animal ont prouvé l'influence sur le système nerveux central : des effets neuro-chimiques à des modifications des potentiels électriques du cerveau ou la diminution de certaines fonctions cérébrales. (...) D'éventuels risques pour le cerveau résultent aussi de la perméabilité accrue de la barrière sang cerveau (également dénommée barrière hémato encéphalique, ndr) à des substances potentiellement nocives, perméabilité observée dans plusieurs expériences menées sur des animaux exposés aux champs de téléphones mobiles.
Les scientifiques de l'Institut Ecolog ont aussi trouvé des indices de perturbations du système hormonal et immunitaire. Les champs électromagnétiques hautes fréquences sont causes de réactions de stress, ce que révèle la production accrue d'hormones de stress lors d'expérimentations animales et qui provoquent une réduction du taux de mélatonine dans le sang des animaux exposés. Cette dernière découverte est importante, car la mélatonine à une fonction centrale de contrôle du système hormonal, des rythmes biologiques circadiens, et est aussi capable de retarder le développement de certaines tumeurs.
"Notre travail s'est concentré sur les effets des champs électromagnétiques hautes fréquences de la téléphonie mobile sur l'homme et sur l'animal survenant à des intensités si faibles qu'un effet thermique est exclu. Notre analyse critique a vérifié dans les études répertoriées : la méthodologie appliquée, l'étendue de la bibliographie, et la force des résultats obtenus. Il est apparu que 80 % des articles publiés dans les revues scientifiques ne contribuait en rien à l'évaluation des éventuels risques pour les santé causés par les champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles et leurs stations relais. Les 20% restant toutefois, au regard de nos critères, se revèlent si pertinentes et surtout si cohérentes que nous devons prendre au sérieux les découvertes concluant à des risques sanitaires."
"Afin d'augmenter la protection du public contre les éventuels effets nocifs des champs électromagnétiques des téléphones mobiles et de leurs antennes-relais, nous avons besoin en Allemagne de seuils de protection plus bas, à l'instar de ceux d'autres pays européens voisins (Autriche, Luxembourg, Suisse, ndr). L'expériences de ces pays montrent qu'il est possible de concilier principe de précaution en matière sanitaire et technologie des téléphones mobiles"
Le passage en revue des 220 études retenues, des recherches et expériences menées sur des rats, des poulets, des cellules sanguines, avec des rayonnemments GSM ou de fréquences plus élevées, à 2,45 Ghz notamment (à l'époque on ne parle pas encore de Wifi ou d'UMTS), conduisent donc l'institut allemand à exprimer de très strictes recommandations, fondés sur le principe de précaution et "en l'état actuel des connaissances scientifiques".
L'Institut Ecolog recommande de ne pas dépasser une valeur de précaution fixée à 0,01 W/m2 (soit 1,9 V/m) après installation d'antennes-relais à proximités d'habitations, de zones résidentielles, hôpitaux, écoles, crèches, terrains de jeu et "tout autre lieu où des humains résident au moins 4 heures par jour".
Concernant les utilisateurs de mobiles, l'avis est tout aussi explicite. Le DAS tout d'abord, n'est pas justifiable étant donné les résultats des études scientifiques qui concluent à des effets non thermiques des champs haute fréquence. "De même, les expositions plus élevées actuellement autorisées pour certaines parties du corps, qui se réfèrent à la tête et au thorax, ne sont pas justifiables."
"Le cas des enfants et adolescents soulève un problème spécifique, non seulement parce que leurs organismes sont toujours en développement et ainsi particulièrement réceptifs, mais aussi parce que beaucoup d'adolescents sont en passe de devenir Les plus grands utilisateurs de téléphones mobiles."
Un avertissement sans concession,
restée en langue originale
Le rapport Ecolog, ses avertissements et recommandations rendus en allemand, ne seront jamais traduits en langue anglaise par T-Mobile. Malgré le contexte britannique initial, suscité par le rapport Stewart. Sauf depuis le 14 avril 2007.
L'h.e.s.e., un collectif de scientifiques européens et anglosaxons, diffuse en Grande-Bretagne sa propre traduction de l'étude Ecolog. 130 pages environ, annexes incluses. Curiosité, intérêt des médias. Puis très vite, l'indignation des associations de consommateurs et riverains d'antennes relais britanniques succède à l'étonnement. Pourquoi cette étude n'a-t-elle pas été traduite plus tôt ? L'opérateur T-mobile a-t-il voulu "enterrer" une étude trop explicite ou objective à son gout ?
Le public et la presse britannique s'interroge. L'étude Ecolog, version anglaise, est à la une depuis deux semaines. The Daily Mail, The Ecologist, The Sunday Times notamment... La France regarde ailleurs. La Fondation Santé et Radio fréquences, administrée pour partie par les opérateurs de téléphonie mobile, continue d'affirmer : "A ce jour, la communauté scientifique considère que le niveau d'exposition lié aux antennes relais est trop faible pour pouvoir induire des effets sur la santé".
Serait-on mal informé ?
08:45 Publié dans Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.02.2007
Riverains de l'Elorn : mesures et questionnaires se superposent !
A Landerneau (29), l'association "Les Riverains de l'Elorn" vient de réaliser une étude in situ associant des mesures chez l'habitant et une enquête de santé, dans un quartier où est implanté depuis novembre 2002 un pylône portant 3 émetteurs de téléphonie mobile.
Un panorama du "paysage électromagnétique" du quartier, réalisé en prenant plusieurs dizaines de mesures du champs électrique ambiant, a mis en évidence une corrélation entre l'importance du champs électrique mesuré et l'incidence du relief et la direction des émetteurs (pour plus de détails, télécharger Elorn infos n°4).
En novembre 2006, l'association a également réalisé une enquête de santé dans un rayon de 400 mètres autour du pylône, auprès des riverains de la route de Quimper et de Kergreis, en s'appuyant sur la fiche type du (riirem, agrémentée d'une page permettant de situer approximativement les enquêtés. Des maux tels que les insomnies, les maux de tête, les perturbations visuelles sont survenues fréquemment.
"Un élément nous semble particulièrement important dans les réponses apportées par les riverains, puisque plusieurs d'entre eux signalent des troubles qu'ils ne connaissaient pas avant leur installation récente dans le quartier," constatent les Riverains de l'Elorn. "24% précisent que leurs maux disparaissent lorsqu'ils quittent leur domicile pour plusieurs jours. A Kergreis en particulier, il est à noter que 50% des personnes ayant répondu à l'enquête résident au 3ième étage des immeubles à proximité des antennes dans un périmètre de 50 à 100 mètres de celles-ci.
Enfin, la superposition de la campagne de mesures et de l'enquête de santé a révélé une corrélation entre les zones les plus exposées et les zones présentant la plus grande proportion de maux.
16:15 Publié dans Effet non thermique , Questionnaires , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.01.2007
Expertise 3P : le cosmétique anti-pollution électromagnétique de Clarins
"Pensez-vous que les ondes électromagnétiques puissent traverser les murs sans traverser votre peau ? Clarins dans la recherche des soins anti-pollution, met en évidence le lien entre l’accélération du vieillissement cutané et l’exposition aux ondes électromagnétiques artificielles. La peau se fragilise. Elle devient plus sensible aux agressions extérieures.
Elle perd son éclat naturel et se déshydrate."
Lancé ce mois-ci, Expertise 3P (ou E3P pour Protection Poly Pollution) est une "Brume Ecran" que l'on vaporise sur sa peau et qui la protégerait (autant que possible ,-) de la pollution électromgagnétique. Il s'agirait de "la protection la plus avancée contre toutes les formes de pollution identifiées à ce jour, pollutions atmosphériques urbaines et ondes électromagnétiques artificielles", dixit la fiche produit.
La prise de conscience du fabricant daterait du début des années 2000. Le laboratoire Clarins s'est ainsi rendu compte que notre peau pouvait absorber jusqu'à 30 % de l'electrosmog ambiant, celui liés aux téléphones mobiles et aux matériels informatiques par exemple.
Clarins s'est associé au CNRS de Limoges pour créer une formule comprenant des extraits de plantes résistantes à un environnement hostile. « C'est un grand pas pour l'industrie cosmétique, équivalent aux premiers filtres anti-UVA », se félicite Christian Courtin, président de Clarins dans le Figaro.
L'action du produit E3P serait double, biologique et physique. Les extraits de thé blanc, de lampsane et de glycofilm (Complexe Anti Pollution), de rhodiola rodea et de thermus thermophilus (Complexe Magnetic Defense) augmenteraient l'énergie cellulaire et renforceraient "l'effet barrière" qui sert de protection biologique à la peau. Prix du flacon : 40 euros, pour 100 ml.
10:02 Publié dans Effet non thermique , Précautions, Protections , Shopping | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.11.2006
Egypte : les effets neurologiques des antennes relais démontré
Une étude de la Faculté de Médecine de l'Université de Menoufiya, en Egypte, menée auprès de 80 cas témoins et de 85
habitants résidant en face ou en dessous d'une antenne-relais, montre que les problèmes de mémoire (28,2 %), d'insomnie (23,5 %), de migraine (23,5 %), de dépression (21,7 %), de perte d'équilibre (18,8 %) sont sensiblement plus élevés parmi lapopulation exposée que chez les cas témoins (avec respectivement 5 %, 10 %, 10 %, 8,8 % et 5 % de ces mêmes troubles).
Ces effets statistiquement significatifs sont de plus confirmés par test neurocomportemental. Le groupe exposé affichant à l'un des exercices d'attention une moindre performance que le groupe témoin, et, à l'inverse, des performances plus élevées à un autretest d'oculomotricité.
Face aux risques de troubles neuropsychiques et d'altérations neurocomportementales liées à la proximité des antennes relais, les chercheurs recommandent une révision des normes d'exposition en vigueur et un suivi sanitaire des riverains.
16:10 Publié dans Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.10.2006
La résolution de Benevento en français
Du 22 au 24 février 2006, à Benevento, en Italie, la Commission Internationale pour la Sécurité Electromagnétique (ICEMS) a organisé une conférence internationale intitulée « Le principe de précaution en matière de champs électromagnétiques, législation et mise en pratique ». A l'issue de cette réunion, les 31 scientifiques présents ont cosigné une déclaration en 7 points, diffusée le 20 septembre 2006 : la Résolution de Benevento.
"Selon le bilan scientifique que nous avons effectué, des effets biologiques peuvent être provoqués par l’exposition tant aux extrêmement basses fréquences (ELF) qu’aux radio fréquences (RF). L’épidémiologie, ainsi que l’expérimentation in vivo et in vitro démontrent que l’exposition à certains ELF peut augmenter le risque carcinogène chez l’enfant et provoquer d’autres problèmes de santé chez l’adulte comme chez l’enfant. De plus, il est maintenant évident qu’il existe un risque accru de tumeur cérébrale suite à une utilisation à long terme de téléphone mobile, la première source de RF à avoir été étudiée en détail." (...)
(version française, traduite par le (riirem, à télécharger ici, ou en version originale, là)
15:30 Publié dans Communiqués , Effet non thermique , Recommandations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.07.2006
Votre GSM, votre santé: on vous ment !
Richard Gautier, Pierre Le Ruz, Daniel Oberhausen, Roger Santini
ISBN : 2-87434-015-4, 160 pages, 15/24 cm, broché
L'objet de ce livre blanc est de présenter de manière objective les résultats des très nombreux travaux consacrés aux conséquences sanitaires de l'exposition des populations aux hyperfréquences pulsées de la téléphonie mobile. Cette publication a été rendue nécessaire en raison des nombreux troubles observés chez les riverains des stations-relais de téléphonie mobile (dont l'installation en France a été particulièrement anarchique) et chez les utilisateurs de téléphones portables.
Cette troisième édition passe en revue les travaux scientifiques mondiaux relatifs à l'exposition des êtres vivants aux ondes de la téléphonie mobile. On peut y constater des effets particulièrement nocifs sur le système nerveux et le métabolisme cellulaire. Les publications officielles françaises, destinées à permettre le développement technologique sans entrave, y sont examinées et critiquées. Les études épidémiologiques menées un peu partout dans le Monde révèlent clairement l'étiologie des nombreux malaises ressentis par les utilisateurs de téléphones portables et les riverains d’antennes relais (insomnies, troubles cardiaques, hypertension, céphalées...) ainsi que l’existence possible d’un lien entre cette exposition et des pathologies lourdes telles des maladies neurodégénératives, certaines formes de cancer…
11:40 Publié dans Effet non thermique , Effet thermique , Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.06.2006
Aux adolescents coréens les mains moites ?
Une étude coréenne, publiée par Bioelectromagnetics, montre que l'utilisation intensive du téléphone mobile s'accompagne d'une transpiration accrue des mains chez les ados.
Cette recherche réalisée par le professeur Kim Deok-Won du Collège de Médecine de la Yonsei University de Séoul a suivi 42 volontaires, dont une moitié de moins de 18 ans, et leur a demandé de rester le téléphone collé à l'oreille durant 15 à 30 minutes. Durée pendant laquelle le terminal rayonnait à une puissance à 300 milliwatts.
Si la pression sanguine et le rythme cardiaque de la plupart des participants sont restés à peu près identiques entre l'avant et l'après, il a été constaté chez les plus jeunes une moindre résistance électrique de la peau, consécutive à une hausse de la micro-transpiration des mains. Un effet "mains moites" qui ne s'estompait que 10 minutes après avoir mis fin à la communication et au retrait du serre-tête téléphonique. Pour le chercheur coréen, l'explication tiendrait aux différences de système immunitaire, plus fragile chez les plus jeunes que chez l'adulte.
"Des pays comme la Grande-Bretagne ou l'Australie incitent les adolescents à réduire leur usage du mobile, en fonction des risques sanitaires perçus comme réels qu'entrainent un usage intensif", a rappelé Kim Deok-Won au Korea Times. "Bien que la Corée ait l'un des plus vastes marchés du sans-fil au monde, les effets sur la santé des radiations électromagnétiques générés par un téléphone CDMA n'ont jamais été jusqu'ici étudié sérieusement."
Majoritairement utilisée aux Etats-Unis et en Asie, la norme CDMA (Code Division Multiple Access) concerne 20 % des combinés commercialisés dans le monde. Et 4 utilisateurs de mobiles sur 5 en Corée.
Effects of RF exposure of teenagers and adults
by CDMA cellular phones,
Biolectromagnetics, 26 mai 2006
12:00 Publié dans Effet non thermique , Enfants , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.05.2006
Téléphonie mobile : Arguments justifiant l’application immédiate du principe de précaution !
Des millions de personnes utilisent un téléphone mobile et plusieurs dizaines de milliers d’antennes-relais permettent à ces téléphones de fonctionner en France. Alors que le discours officiel minimise la dangerosité de ces rayonnements sur la santé, la note de synthèse diffusée par Roger Santini, docteur d'Etat ès sciences et membre du conseil scientifique du (riirem, souligne au contraire leur nocivité et appelle à l’application immédiate du principe de précaution.
« L’exposition à un téléphone mobile génère des effets biologiques chez l’homme. Plusieurs études ont observé une modification du tracé des ondes cérébrales, de l’étanchéité de la barrière sanguine du cerveau, ou dans la production d’hormones », rappelle le membre fondateur du (riirem, références à l’appui. « L’étude Reflex, financée par l’Union Européenne et menée entre 2000 et 2004, a confirmé que les champs électromagnétiques générés par les téléphones portables provoquent des ruptures de l’ADN à des doses d’énergie de 0,3 à 1 W/kg – donc inférieures au seuil de 2 W/kg recommandé par l’ICNIRP. »
« L’exposition chronique aux micro-ondes pulsées, comme les hyperfréquences de la téléphonie mobile, est responsable d’effets biologiques pathologiques, caractérisés par un syndrome asthénique (fatigue, irritabilité, migraines…), diencéphalique (insomnie, difficulté de concentration…), et un syndrome dystonique cardiovasculaire (tachycardie, bradycardie…). Des symptômes semblables sont rapportés par les utilisateurs de mobiles et les riverains de stations relais, » poursuit Roger Santini.
Antenne-relais : un risque de cancer au moins doublé dans les 300 mètres…
Plusieurs observations récentes font le lien entre l’exposition de riverains à des antennes-relais de téléphonie mobile et l’augmentation du risque de cancers. Des extrêmement basses fréquences sont présentes dans le signal de la téléphonie mobile. Classées par le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC) parmi les cancérogènes possibles pour l’homme, ces extrêmement basses fréquences ont des effets sur le sommeil, le bien-être, même à des valeurs très faibles.
Certains pays ont déjà adopté des limites d’exposition aux micro-ondes inférieures à celles actuellement admises. L’Italie a adopté par décret, en 1998, un seuil d’exposition de 6,1 V/m ; le Grand Duché de Luxembourg, en 2000, un seuil d’exposition de 3 V/m.
« La sensibilité aux hyperfréquences n’est pas la même pour tous. On essaie d’attribuer les troubles exprimés par les utilisateurs de mobiles ou les riverains d’antennes-relais à des manifestations psychosomatiques, liées à la vue des antennes par exemple… L’affirmation n’est pas crédible ! » dénonce le scientifique. « Des comportements anormaux ont été mis en évidence chez des cigognes blanches, nichées à proximité de stations relais. »
« Une prise de conscience de la dangerosité de la technologie employée dans la téléphonie mobile est urgente. Les riverains ne devraient pas être exposés à une densité de puissance supérieure à 0,61 V/m », appelle Roger Santini. Car « on ne peut écarter les risques mutagènes et (ou) cancérigènes qui pourraient résulter de l’exposition humaine aux micro-ondes. » Un avertissement qu'il a lancé… il y a plus de 20 ans, en 1984.
(note de synthèse téléchargeable ici, et communiqué là)
10:25 Publié dans Communiqués , Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.04.2006
En Autriche, les antennes-relais prennent (aussi) la tête !
Une étude de l'Université de Médecine de Vienne, réalisée par l'Institut de Médecine Environnementale et publiée dans Occupational and Environmental Medicine de mai 2006, confirme le lien entre l'exposition aux antennes-relais et des effets sur la santé.
Par rapport aux études centrées sur le téléphone mobile, l'effet sur la santé des antennes-relais a été finalement scientifiquement peu étudié tiennent à rappeler le Docteur Hans Peter Hutter. L'auteur et son équipe en citent trois : deux enquêtes d'observation et recueil d'informations auprès de riverains (les articles de Roger Santini et Pierre Le Ruz - membres du conseil scientifique du Criirem, et de Navarro et Segura publiée en 2003 par Electromagnetic Biology and Medicine) et l'étude expérimentale TNO, réalisée aux Pays-Bas, dans des conditions de laboratoire, également en 2003.
Il est souvent mis en avant que si les antennes relais avaient un effet sur la santé, cela apparaitrait aussi à proximité des émetteurs hertziens. Les auteurs le soulignent en préambule : l'argument ne tient pas. Pourquoi ?
Parce qu'il existe très peu d'études sur l'effet des relais de télédiffusion sur par exemple les cancers ou le sommeil. Parce que les résultats des études existantes sont "compatibles avec la possibilité d'un risque modérément élevé". Parce qu'enfin "les emissions des antennes relais diffèrent de façon substantielle de celles des autres sources de rayonnements électromagnétiques."
Cette étude autrichienne, menée à Vienne et dans une région alentours, porte sur 365 riverains, exposés depuis plus d'un an à des antennes-relais situés entre 24 et 600 m en zone rurale, ou installés à une distance de 20 à 250 mètres en ville. Visités à domicile, ces riverains ont passé des tests cognitifs, sur la mémoire, la perception, etc. et répondu à des questions sur leur état de santé et la qualité de leur sommeil. Enfin des mesures de champ électromagnétique (exprimé en mW/m2 et non en V/m comme c'est le cas en France) ont été prises dans leur chambre à coucher.
Les niveaux relevés étaient en moyenne assez bas, à 0.04 mW/m2, 0.23 mW/m2, ou 1.3 mW/m2. Et légèrement supérieurs à la campagne (0.05 mW/m2) qu'en zone urbaine (0.02 mW/m2). Donc, globalement, bien en deça des valeurs limites en vigueur en Autriche, fixées à un maximum de 4,1 mW/m2.
Malgré l'influence de plusieurs variables individuelle difficiles à prendre à compte, parmi elles l'utilisation d'un téléphone mobile ou l'inquiétude des effets nocifs liés aux rayonnements des antennes relais, "une relation significative de certains symptômes avec les niveaux de puissance mesurées" a été constaté, notamment dès que la valeur d'exposition dépasse les 0,5 mW/m2. "Le [risque le] plus élevé concerne les migraines. La vitesse de perception est accru, bien que son acuité diminue de façon infime avec l'augmentation des niveaux d'exposition. Il n'y a pas d'effet significatif sur la qualité du sommeil."
"Malgré une très faible exposition [aux champs électromagnétiques hyperfréquences], les effets sur le bien-être et la performance ne peuvent pas être écartés, comme le montre les résultats expérimentaux récemment obtenus."
(voir le résumé de l'étude en ligne et en anglais)
mise à jour du 4 mai 2006 : Voici la conversion en volt/mètre (V/m) des niveaux mesurés lors de l'étude autrichienne. Pour 0,04 mW/m², E = 0,125 V/m. Avec 0,23 mW/m² , E= 0,3 V/m. Enfin 1,3 mW/m², E = 0,7 V/m. Comme le rappelle Pluloin Lanten, le seuil des 0,5 mW/m2 correspond à une puissance d'environ 0,43 V/m.
19:05 Publié dans Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.10.2005
Une étude australienne confirme l'impact du téléphone mobile sur les ondes cérébrales
Le téléphone mobile modifie l'activité cérébrale d'une personne endormie. Tel est le résultat d'une thèse de neurosciences menée au Centre des Sciences du Cerveau de l'université Swinburne, en Australie. La doctorante à l'origine de l'étude, Sarah Loughran, a constaté qu'entre 2 personnes endormies, celle exposée pendant 30 minutes aux rayonnements d'un téléphone mobile plaqué contre son visage présentait un accroissement de certaines ondes cérébrales, les ondes alpha, durant son premier sommeil. Cette augmentation, encore visible 30 ou 40 minutes après l'endormissement (donc après l'arrêt du mobile par l'utilisateur), la scientifique ne sait pas trop ce qu'elle signifie... Même si les enregistrements de l'activité cérébrale, musculaire, cardiaque et respiratoire ont montré que la qualité globale du sommeil ne semblait pas affecté.
Cette thèse réalisée en double aveugle, auprès de 50 personnes - des participants équipés dans la demi-heure précédant le coucher d'un téléphone mobile (actif ou non) accroché sur le côté droit du visage - confirme des résultats déjà obtenus en Suisse (mais avec un nombre de cobayes moins importants). Il est prévu de la reproduire en 2006. Pour vérifier les résultats obtenus...
(source : The New Zealand Herald, 17 octobre 2005)
11:35 Publié dans Effet non thermique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.09.2005
Cassures d'ADN : la Chine aussi !
Au cours du 4 séminaire international "EMFs and biological effects", qui s'est tenu à Kunming, en Chine, du 12 au 16septembre, Zhengping Xu, de l'université Zhejiang, a montré que des cellules exposées à un rayonnement pulsé de 1800 MHz de 3 W/Kg durant 24 heures présentait une hausse statistiquement significative des dommages de l'ADN. Comme le rappelle Microwave News, les résultats de Xu sur les cassures de brins d'ADN provoquées par radiofréquences rejoignent les conclusions d'un nombre croissant de labos de bioélectromagnétique. Mis en évidence pour la première fois en 1995 à l'Université de Washington, à Seattle, par Henri Lai et N. P. Singh, cet effet génotoxique est également ressorti dans l'étude européenne Reflex, rendu public l'an dernier.
10:55 Publié dans Effet non thermique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.09.2005
Les micro-ondes "brouillent" la vision
L'usage prolongé du mobile affecte la vision. Une étude israélienne réalisée à la faculté de médecine Rappaport, au célèbre Institut de Technologie Technion, a montré que l'exposition de la cornée à un rayonnement de quelques mW pulsé à 1 gigaHertz causait au bout de 36 heures une micro-dilatation des tissus optiques. Conséquences : la capacité de mise au point est réduite et la vision devient moins nette. A plus long terme, d'autres troubles vont apparaitre. Comme la cataracte.
"Même si après l'irradiation, à l'échelle macroscopique, la cornée récupère [sa faculté de mise au point], d'un point de vue microscopique, les indicateurs de l'impact de la radiation persiste" note l'équipe. Le responsable de l'étude, le Professeur Levi Schachter, a déclaré à la presse : "nos résultats montrent que les micro-ondes peuvent causer des dommages irréparables. Notre conseil aux possesseurs de téléphone mobile est de ne pas en user s'ils peuvent utiliser une ligne fixe."
10:10 Publié dans Effet non thermique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

