14.01.2008
Ils mènent l'enquête sous les lignes 400 000 volts
L'objectif est de recueillir des données concernant l'impact de la très haute tension sur les habitants. Une première en France.
C'est ainsi que le collectif interrégional d'opposition à la ligne THT et au réacteur nucléaire EPR formé des départements de la Manche, d'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne a recruté une vingtaine de coordinateurs (6 pour la Mayenne) qui, eux-mêmes, ont recruté des enquêteurs. « On a d'abord testé l'enquête avec des personnes étrangères, précise Yves Beaussier, membre du collectif, puis un livret d'enquêteur a été réalisé. »
Le but est de cette enquête est de toucher les personnes concernées par les trois tracés. D'abord celles habitant sur le tracé Flamanville (50) - Domloup (35) dans une zone de 300 m autour de la ligne à 400 000 volts tournant à plein régime. Puis celles du tracé Domloup - La Quinte (72) où la ligne de 400 000 volts ne tourne qu'au tiers de sa puissance. Enfin, celles du projet retenu par RTE Cotentin-Maine qui servira de population témoin, « car non exposée à une ligne ». Sachant que 35 communes mayennaises se sont positionnées contre le projet THT et que, sur les 16 concernées par ce projet, toutes sont contre. « Elles ont même élaboré un texte commun qui a été remis à la préfète » remarque Roland Lévêque, coordinateur.
Ce week-end, les premiers courriers vont partir à destination des foyers concernés et, dès la semaine suivante, les enquêteurs vont commencer à travailler. Le questionnaire comporte quatre parties, des questions sur la situation générale de l'habitation, sur le lieu de travail, des questions spécifiques aux exploitations agricoles et un questionnaire individuel relatif à chacun des occupants. L'enquête, anonyme, sera ensuite renvoyée au Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électro-magnétiques (Criirem).
Vendredi soir, dans la salle des fêtes de La Baconnière, les élus du conseil général, des communautés de communes, les maires des communes concernées par le projet et ceux des communes sous la ligne, invités, ne sont pas venus. « Notre but c'était d'associer tous ces élus à l'enquête, explique Jean-Charles Herriau. Ce sont eux qui peuvent exiger des mesures de protection. »
(source : Ouest France, 12 janvier 2008)
09:05 Publié dans Dans la presse , Haute tension , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.12.2007
Les anti-THT lancent « leur » enquête
« Les premiers résultats de notre enquête seront publiés avant les élections de mars prochain. » Christophe Gosselin, au nom de la coordination interrégionale contre le projet de ligne THT Cotentin-Maine, et Didier Anger, coordinateur du collectif régional EPR Non merci, étaient avec une quinzaine d'autres militants devant les grilles de la préfecture de la Manche lundi après-midi.
Au-delà de la « symbolique de ce rassemblement », ils annoncent l'ouverture « d'une vaste enquête, menée avec le Comité de recherche et d'information indépendant sur le rayonnement électromagnétique ». [le (riirem, ndr]
Concrètement, anti-EPR et THT forment des enquêteurs bénévoles qui « vont aller à la rencontre de toutes les personnes concernées par les lignes existantes, sur une bande de 300 m de chaque côté. Nous allons recueillir leurs impressions, noter les problèmes qu'ils rencontrent... Nous allons faire de même avec les habitants concernés par le fuseau de la future ligne THT » , expliquent Christophe Gosselin et Didier Anger.
Les témoignages, une fois rendus publics « apporteront de l'information qui permettra une mobilisation ». L'objectif reste bien de contrecarrer définitivement l'installation de nouveaux pylônes.
(Ouest-France Mayenne, 18 décembre 2007)
18:30 Publié dans Dans la presse , Haute tension , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.08.2007
Des scientifiques réputés sonnent l’alarme sur les dangers des radiations des CEM et RF
Le rapport présente les preuves scientifiques soulevant des inquiétudes à propos de l’impact sur la santé, notamment la leucémie infantile (issue des lignes électriques et autres expositions électriques), les tumeurs au cerveau et les névromes acoustiques (issus des téléphones mobiles et sans fil) et la maladie d’Alzheimer.
Il existe des preuves que les CEM sont un facteur de risque de cancer chez l’enfant comme chez l’adulte.
Les CEM issus de sources telles que les lignes électriques, les raccordements intérieurs et de mise à terre des immeubles et appareils, sont liés à une augmentation des risques de leucémie infantile et peuvent prédisposer à des cancers à l’âge adulte.
Le rapport de BioInitiative (http://www.bioinitiative.org), qui sera communiqué vendredi 31 août 2007, présente les preuves scientifiques attestant que l’exposition aux CEM des lignes est responsable de centaines de nouveaux cas de leucémie infantile chaque année aux Etats-Unis et dans le monde entier.
Les technologies sans fil qui dépendent des radiations de radiofréquences (RF) pour envoyer des emails et des communications vocales sont des milliers de fois plus fortes que les niveaux causant des troubles du sommeil, céphalées, problèmes de mémoire et de concentration et autres symptômes physiques indésirables.
Expert en santé publique et corédacteur du rapport, Dr David O. Carpenter, directeur, Institut de la santé et de l’environnement de l’Université d’Albany (New York), affirme : "Ce rapport sert à sonner l’alarme sur le fait qu’une exposition à long terme à certains types de CEM peut avoir de sérieux effets sur la santé. Une bonne planification de la santé publique est maintenant nécessaire pour prévenir les cancers et maladies neurologiques liés à une exposition aux lignes électriques et autres sources de CEM. Nous devons éduquer le public et nos décideurs sur le fait qu’il est inacceptable que la situation actuelle se prolonge."
Corédactrice, Cindy Sage de Sage Associates affirme : "Les experts de la santé publique et de la politique de CEM ont maintenant donné leur opinion sur le poids des preuves. Les actuelles limites internationales et de la FCC sur l’exposition publique et professionnelle aux radiations des CEM et RF ne protègent pas la santé publique."
Les nouvelles limites de sécurité publique et les limites sur le déploiement ultérieur de technologies à risque sont garanties sur la base du poids total des preuves.
17:30 Publié dans Effet non thermique , Haute tension , Normes , Rapports , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.03.2007
Le (riirem à Rennes le 15 mars
Le (riirem était présent à l’Université de Rennes, le 15 mars dernier, pour une conférence publique sur l’EPR (European Pressurized Reactor) et les THT organisée à l’occasion de la journée d’opposition au projet de réacteur nucléaire à pression prévu à Flamanville (Manche).
Catherine Gouhier, du conseil scientifique du (riirem, est intervenu au côté de Didier Angers (Crilan) et de André Robinard (Collectif Anti-THT) afin de présenter au public les normes relatives aux THT et leurs effets sur la santé. La compatibilité électromagnétique, les courants d’induction, l’étude Draper et les recommandations du Parlement européen étaient également au programme.
15:20 Publié dans Agenda , Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2007
Louvres : un point sur la ligne
Depuis près de 12 ans, l'association Point à la ligne milite pour faire déplacer la ligne de 400 000 volts qui traverse la commune de Louvres (Val d'Oise) et surplombe 350 riverains, en dépit des risques connus pour la santé.
En juillet 2005, un comité de pilotage a permis le bouclage du financement. En mars 2006, un protocole de déplacement de la ligne à très haute tension a été soumis en accord avec EDF / RTE à la signature de tous les partenaires par la Sous-Préfecture de Sarcelles.
Ce protocole a été approuvé par le Conseil municpal de Louvres, le Conseil Général du Val d'oise, la Communauté de Communes de Roissy. Le Conseil Régional d’Ile de France a voté sa participation au budget le 23 décembre 2006 mais n’a pas encore approuvé le Protocole. Cela ne sera fait qu’en mars 2007…
Pour que le déplacement devienne rapidement effectif, Point à la Ligne et ses adhérents demandent au Président du Conseil Régional d'Ile de France de soumettre au vote de la Commission Permanente du 22 mars, la demande l’autorisant à signer « le Protocole» proposé par Mme la Sous-Préfète de Sarcelles ; à Madame la Sous-Préfète de Sarcelles de réunir un Comité de Pilotage dès ce trimestre ; et à RTE de commencer dès maintenant les études préliminaires prévues depuis juillet 2005.
"Nous voulons que le déplacement soit enfin confirmé puis réalisé car nous savons que la seule façon de nous préserver des risques, est d’enlever la ligne qui surplombe nos quartiers. Ne pas le faire alors que le financement existe, serait criminel !" rappelle l'association dans son communiqué.
18:05 Publié dans Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.11.2006
Lancement de la campagne citoyenne "Très haute tension"
Le 16 novembre 2006, Agir pour l’Environnement en partenariat avec Greenpeace, France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Paysages de France, le Criirem, les Amis de la Terre et Alternative Santé-L’Impatient ont lancé une campagne de mobilisation citoyenne intitulée « Très haute tension : des nuisances sur toute la ligne ! ».
Dotées de 47.327 kilomètres de lignes à haute et très haute tension supportées par plus de 100.000 pylônes d'une cinquantaine de mètres de haut, la France projette d’accroître encore ce quadrillage électrique en multipliant certains projets d'interconnexions afin d'exporter à bas coût une surproduction chronique. Un tiers du territoire français connaît les affres d’une dégradation paysagère lancinante due à une certaine standardisation horizontale et verticale. L’impact sur l’avifaune est par ailleurs avéré lorsque les lignes sont édifiées sur des hauteurs ou recoupant perpendiculairement des déplacements d’oiseaux. Confronté à l'hostilité de régions entières, le Réseau de transport de l'électricité engage, sous couvert de concertation, de véritables bras de fer avec les élus et populations pour imposer des projets contestés.
Avec plus de 200.000 personnes vivant à moins de cent mètres d’une ligne THT, il y a tout lieu de craindre des effets sanitaires. Les associations réclament la création de zones de 300 mètres de part et d’autres des lignes dans lesquels toute obtention de permis de construire serait refusée.
Les associations demandent également au Ministre de la Santé de mener à bien une campagne d'études épidémiologiques à proximité des lignes THT et d'élaborer une cartographie précise des champs électromagnétiques dus aux lignes THT.
Il est par ailleurs nécessaire d’abaisser drastiquement les seuils d’exposition aux champs électromagnétiques à 0,2 micro-tesla dans les lieux de vie.
Le système électrique français repose sur un tryptique atypique : des unités de production électronucléaire centralisées, des lignes à très haute tension qui acheminent sur des milliers de kilomètres un courant produit principalement en 30 points du territoire et enfin un consommateur incité constamment à ultiliser alternativement le chauffage électrique ou la climatisation pour écouler, dans un immense gaspillage, le surplus électrique produit.
Agissez maintenant et jusqu'au 30 juin 2007 en envoyant les cartes postales de la campagne aux ministres de la Santé, de l'Ecologie et du Développement durable et au PDG du Réseau de Transport de l'Electricité (RTE).
10:10 Publié dans Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.10.2006
Lignes à Haute et Très Haute Tension : Combien de leucémies avant d'agir ?
A Louvres, dans le Val d'Oise, les habitants de plusieurs lotissements vivent à quelques mètres du passage d'une ligne à 400 000 Volt. Au Mans, un autre lotissement s'est construit à quelques mètres d'une ligne à haute tension. Près de Vannes, à Saint Avé, une maison se bâtit à 5 mètres d'une 90 000 Volt, l'inspection du travail a fait cesser les travaux pour risque d'électrocution. Près de 200 000 personnes en France vivraient à moins de 100 mètres d'une ligne à très haute tension. Compte tenu de ce que l'on sait des effets de ces lignes électriques sur la santé, cette situation est scandaleuse et inacceptable.
Les enfants en première ligne
"Si l'on examine les tumeurs du cerveau et d'autres diagnostics, on constate que le risque de leucémie est 69 % plus élevé que la moyenne si l'on se trouve à moins de 200 mètres d'une ligne à haute tension, et 23 % plus élevé si l'on se trouve à une distance comprise entre 200 et 600 mètres d'une ligne à haute tension" a expliqué Gerald Draper, directeur de recherche à l'université d'Oxford. L’étude d'épidémiologie réalisée de 1997 à 2001 et rendue publique en juin 2005 porte sur 60 000 enfants britanniques, pour moitié issue du registre national des tumeurs infantiles.
Ces résultats statistiquement significatifs - l'étude Draper est l'une des plus vastes réalisées à ce jour - confirment le risque cancérigène des lignes à haute et très haute tension chez leurs riverains, et plus particulièrement les enfants.
Le lien entre les champs magnétiques des lignes à haute tension et la fréquence des leucémies infantiles a été mis en évidence dès 1979. "Depuis, des dizaines d’études épidémiologiques, de plus en plus sophistiquées, ont été publiées", résume ainsi Peter Boyle, le directeur du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). En 2000, le CIRC a conclu : "il apparaît pour l’ensemble de ces travaux un doublement du risque de leucémie infantile, pour une exposition supérieure à 0,4 microTesla". Pourtant, un arrêté a fixé en 2001 la limite d'exposition à 100 microTesla en France !... Une exception culturelle dont la population française se dispenserait.
Pour des couloirs de sécurité interdits aux permis de construire
Nous demandons aux pouvoirs publics d’appliquer les servitudes de 30 mètres prévues par le décret du 19 août 2004 mais aussi de créer des couloirs de sécurité de 300 mètres de part et d'autres des lignes existantes et excluant tous permis de construire. Nous leur demandons aussi de limiter l'exposition du public à 0,2 microTesla, telle que le recommandent les institutions internationales. Enfin, la réplication en France de l'étude Draper nous semble la solution la plus efficace pour, à court terme, disposer de données épidémiologiques à proximité des lignes HT et THT.
Ces mesures, simples, sont les seules adaptées aux risques électromagnétiques avérés des lignes à haute tension. Le consensus scientifique existe. Les pouvoirs publics anglais travaillent à ces solutions. Et en France ? Combien faudra-t-il de leucémies avant d'agir ?
Ille et Vilaine sous Tension, Mayenne SurVOLTée,
14:30 Publié dans Communiqués , Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.10.2006
THT : Tous à St Hilaire du Harcouët !
Les collectifs Ille & Vilaine sous tension, Manche sous tension et Mayenne survoltée appellent le samedi 28 octobre 2006 à 14h30 à une manifestation interrégionale contre le projet de ligne THT qui résulterait de la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamandville. Aujourd'hui, en Mayenne, 31 communes refusent que la nouvelle ligne traverse leur territoire, elles sont 17 en Ille et Vilaine, et 5 dans la Manche.
"(...) Mieux encore, la ligne prévue dans les gorges du Verdon vient d’être abandonnée... Tout dépendra de notre mobilisation. Tous les responsables politiques devront prendre en compte nos demandes… si nous sommes nombreux et déterminés ! Alors, pour nous faire entendre, bretons, mayennais et normands, allons ensemble au coeur du fuseau retenu par RTE pour la ligne THT !"
Cette manifestation organisée à St-Hilaire du Harcouët, Place de la poste, s'accompagnera à 14h d'une conférence de presse en présence des collectifs anti-THT et du (riirem.
(source : Mayenne SurVOLTée)
20:25 Publié dans Agenda , Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2006
Les nuisances de la THT reconnues en Angleterre ?
Depuis juillet 2005, déjà 208 députés de la chambre basse du Parlement britannique ont signés cette proposition de loi qui
"reconnait que la leucémie infantile est la plus grande cause de mortalité chez les enfants et qu'elle est en augmentation (...) ; note que la conclusion de ce rapport [il s'agit du rapport Draper, ndr] constate "Il y a une association entre la leucémie infantile et la proximité de l'adresse de résidence à la naissance avec les lignes hautes tensions de transport de l’électricité, et le risque apparent s’étend pour des distances plus grandes que ne le laissait attendre les précédentes études" ; reconnait que la proportion de la population du RU désormais sujette à un risque accru de leucémie infantile du à leur proximité avec de telle lignes est 10 fois plus importantes que les démonstrations antérieures ; approuve l'appel de [l'ONG caritative] Children with Leukaemia d'introduire un moratoire immédiat sur la construction d'écoles et d'habitations à proximité de ces lignes (...) ; et appelle le gouvernement à prendre sans tarder les mesures contribuant à protéger la santé des enfants."
(via PowerWatch.co.uk)
15:45 Publié dans Enfants , Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2006
Lignes et transfos : distances de précaution
Quelle est la distance de sécurité permettant de résider à moindre risque d'une ligne à haute, très haute ou moyenne tension ou d'un transformateur électrique ?
La règle de calcul deces distances de précaution est simple : pas d'exposition prolongée, c'est à dire 6 heures d'exposition continue et plus, à moins de 1 mètre par millier de volt en circulation. Ce qui donne les distances suivantes...
Tension de la ligne Distance recommandée
90 000 volts 90 mètres
130 000 volts 130 mètres
225 000 volts 225 mètres
400 000 volts 400 mètres
etc.16:05 Publié dans Haute tension , Précautions, Protections | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.01.2006
Très Haute Tension Maine - Cotentin : débat sur les effets sanitaires le 11 janvier 2006
Dans le cadre du débat public sur le projet d'implantation d'une ligne à très haute tension (THT), la Commission Particulière THT Cotentin – Maine organise une réunion thématique sur les effets sanitaires de ces lignes électriques aériennes.
Cette réunion ouverte à tous a lieu le 11 janvier 2006, à 20h30, à la salle le Zéphyr, 15 avenue Pierre le Treut, à Chateaugiron, près de Rennes (35).
L'incidence des champs électromagnétiques basses fréquences sur la santé, la réglementation et les normes en vigueur, les études d'épidémiologie et l'état de la recherche sont au programme de cette soirée-débat thématique où seront présents plusieurs experts français et étrangers. Le Professeur Pierre Le Ruz du conseil scientifique du (riirem fera partie des intervenants.
Des membres du (riirem seront également dans la salle, à Chateaugiron. Nous vous attendons nombreux à cette soirée, afin de faire entendre vos questions et participer à un débat qui concerne une grande partie de l'Ouest de la France.
Prévue le 7 décembre 2005 à Vitré, cette réunion a finalement été reportée au 11 janvier afin de bénéficier des derniers travaux de recherches internationaux. Comme l'étude Draper, communiquée en juin 2005, qui constate que le risque de leucémie est 69 % plus élevé que la moyenne si l'on réside à moins de 200 mètres d'une ligne à haute tension.
Mise à jour : la commission particulière du débat public (CPDP) met à disposition, en téléchargement sur son site, les documents scientifiques remis au public lors de cette réunion du 11 janvier.
On y retrouve le rapport "Champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence et santé" de la Direction Générale de la Santé (DGS), ainsi que les commentaires sur ce rapport de Roger Santini et Pierre le Ruz, membres fondateurs du (riirem. Le rapport Draper est également présent, en version originale ou traduit en français...
17:45 Publié dans Agenda , Haute tension | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : THT, France, Criirem, Draper
14.12.2005
Etude Wartenberg : une méta-analyse "oubliée" par le rapport à la DGS
Dans son étude Residential EMF exposure and childhood leukemia, parue dans la revue Bioelectromagnetics en 2001, Daniel Wartenberg considère que sur les 2200 cas annuels de leucémies d'enfants (moins de 15 ans) recensés aux USA, 175 à 240 (ce qui représente 8 à 11 % des cas) seraient attribuables à une exposition résidentielle au champ magnétique 60 Hertz.
Pour quantifier le risque de leucémie chez l'enfant et déterminer le nombre de cas imputables aux champs magnétiques extrêmement basses fréquences (EBF), les auteurs du rapport à la Direction Générale de la Santé (DGS) se basent exclusivement, page 34, sur deux méta-analyses, celles de S. Greenland et de A. Ahlbom, publiées en 2000. En se référant à ces 2 études, ils concluent, page 39, pour la leucémie de l'enfant "que 2 à 12 cas pourraient être imputables chaque année en France aux champs magnétiques EBF quelle qu'en soit l'origine."
On peut se demander pourquoi les résultats de la méta-analyse de Wartenberg, parue en janvier 2001, n'ont pas été pris en considération par les auteurs du rapport à la DGS ? D'autant que l'étude de Wartenberg est plus importante que les deux précédentes. Elle analyse 19 publications, contre seulement 9 et 15 publications respectivement analysées par les méta-analyses de Ahlbom et Greenland. Et le fait est que les travaux de Wartenberg - la référence est identique - sont cités page 12 et 59 du rapport à la DGS.
Ainsi les résultats de la méta-analyse de Wartenberg traitant des cas de leucémies d'enfants recensés aux USA en relation avec le champ magnétique EBF n'ont pas été pris en considération alors que les auteurs du rapport à la DGS avaient connaissance de l'existence de cette étude.
Par rapport aux données chiffrées de leucémies d'enfants figurant dans le rapport à la DGS, les conclusions de l'étude Wartenberg conduisent à des chiffres plus élevés, de 36 à 50 cas annuels de leucémies d'enfants attribuables en France aux seuls champs magnétiques EBF.
Ceci souligne l'existence d'incohérences, d'insuffisances et d'omissions dans le rapport remis à la DGS le 8 novembre 2004 par le groupe d'experts rattaché au Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France.
Différentes instances internationales reconnaissent le risque cancérogène des champs magnétiques EBF : le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) depuis 2002 ; le National Radiation Protection Board (NRPB) anglais en 2001 ; et le National Institute of Environmental Health Sciences (NIEHS) américain dès 1998.
Dans le rapport à la DGS, "les experts sollicités (...) ont le sentiment qu'il n’existe pas en France une masse critique suffisante pour maîtriser de façon satisfaisante tous les aspects liés à la problématique des champs EBF" et concluent notamment que "chez l’homme, l’ensemble des données disponibles est en faveur de l’absence d’effets sanitaires dus à l’exposition."
10:55 Publié dans Haute tension , Rapports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EBF, THT, Leucémies, Etats-Unis, France
12.12.2005
Lignes haute tension et santé : une étude britannique qui fait date
PARIS (AFP) - L'étude britannique sur les lignes haute tension et les cas de leucémies chez l'enfant publiée en juin par des chercheurs de l'université d'Oxford a ouvert une "nouvelle époque" dans l'évaluation de ce risque, selon un responsable d'EDF-RTE Jacques Lambrozo. "La surprise a été totale", a-t-il déclaré lors de rencontres parlementaires consacrées cette semaine au thème "électromagnétisme et santé".
Portant sur plus de 29.000 enfants souffrant de cancer, dont 9.700 de leucémie, cette étude a montré que le risque de leucémie augmente de 69% pour les enfants dont le domicile se trouvait à moins de 200 mètres des lignes haute tension au moment de leur naissance et de 23% pour ceux domiciliés à une distance située entre 200 et 599 mètres, par rapport à ceux nés à plus de 600 mètres, a rappelé Gerald Draper, principal auteur de ces travaux.
Plusieurs explications ont été recherchées (particules ionisées sous l'effet des lignes haute tension qui seraient ensuite inhalées, peintures recouvrant les pylônes, utilisation d'herbicides...), car on ne savait pas expliquer l'effet des champs électromagnétiques à une distance supérieure à 200 mètres, a-t-il relevé.
Cette étude ouvre, selon Jacques Lambrozo, une "troisième époque" dans l'évaluation du risque, rappelant aussi une "autre date importante" en 2000, lorsque d'autres travaux avaient montré que le risque de leucémie s'accroît chez l'enfant lorsque le champ magnétique est supérieur ou égal à 0,4 microtesla.
Le risque augmente à partir d'une exposition de 0,2 microtesla et est multiplié par deux pour un niveau supérieur à 0,4 microtesla, sans que le rapport de cause à effet soit expliqué, ce qui a conduit le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à classer les très basses fréquences comme "cancérogènes possibles", a rappelé son directeur Peter Boyle.
Compte tenu du pourcentage d'enfants potentiellement exposés, "entre 200 et 2.000 cas de leucémies infantiles dans le monde entier seraient imputables aux champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence chaque année, sur les 11 millions de nouveaux cas de cancers recensés", a-t-il précisé.
En France, "deux à douze cas de leucémies" par an pourraient en résulter, a estimé Gilles Brücker, directeur de l'Institut de veille sanitaire (InVS), notant qu'il faudrait des enquêtes épidémiologiques "extrêmement larges" pour réussir à les déceler. Compte tenu de la population exposée, un risque "faible et difficile à cerner n'est pas pour autant négligeable", a-t-il reconnu, précisant qu'une étude était prévue sur vingt ans, sur 10.000 à 20.000 enfants de la conception à l'âge adulte.
Pour la présidente du Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnement électromagnétiques), Michèle Rivasi, les incertitudes quant aux risques signifient au moins "qu'il ne faut plus construire de maisons à proximité des lignes haute tension".
14:25 Publié dans Dans la presse , Haute tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : THT, HT, EBF, Criirem, Leucémie, Draper
09.12.2005
Etude Draper : "une association entre la leucémie infantile et la proximité de résidence à la naissance par rapport aux lignes électriques à haute tension"
Officiellement publiée en 2005, l'étude de cas-témoins sur "le cancer de l’enfance en lien avec la distance des lignes électriques haute tension en Angleterre et au Pays de Galles" du Groupe de Recherche sur le Cancer Infantile de l'université d'Oxford, a confirmé l'augmentation du risque cancérigène induit par la proximité des lignes électrique à haute et très haute tension.
"Si l'on examine les tumeurs du cerveau et d'autres diagnostics, on constate que le risque de leucémie est de 69 % plus élevé que la moyenne si l'on se trouve à moins de 200 mètres d'une ligne à haute tension, et de 23 % plus élevé si l'on se trouve à une distance comprise entre 200 et 600 mètres d'une ligne à haute tension" a expliqué le directeur de recherche Gerald Draper, invité aux rencontres parlementaires du 8 décembre 2005, consacrées au thème "électromagnétisme et santé".
Financée par le ministère de la santé britannique de 1997 à 2001, dévoilée en janvier 2004 par la revue indépendante Electromagnetic Hazard & Therapy, et finalement publiée par le British Medical Journal en juin 2005, cette étude, appelée aussi étude Draper, est la plus grosse étude d'épidémiologie statistique jamais réalisée. Elle porte sur près de 60 000 enfants, nés en Angleterre et au Pays de Galles entre 1962 et 1995. 29 081 enfants cancéreux, dont 9 700 leucémies, ont été sélectionnés sur le registre national des tumeurs infantiles britannique. L'autre moitié se compose des cas témoins, des enfants de même sexe, d'âge et lieu de naissance similaire, mais en parfaite santé.
L'équipe de chercheurs a comparé pour chaque enfant la proximité de leur lieu de naissance avec la carte des lignes à haute et très haute tension - des tracés mis à leur disposition par NGT, l’opérateur électrique local. Ils ont pu ainsi calculer pour tous les enfants, nés à moins de 1 km du réseau électrique, malades ou non, la distance précise séparant leur lieu de naissance des lignes électriques.
Le bilan de cette "observation rétrospective", comme l'on dit dans le jargon médical, est statistiquement significatif. Ses conclusions "ont surpris les scientifiques, car nul n'escomptait un lien à une telle distance" a précisé Gerald Draper. De l'aveu du scientifique, ses résultats ont été volontairement gardé confidentiels, durant 18 mois, le temps de vérifier toutes les possibilités de biais. Il n'en a été trouvé aucune. Même le "hasard" ne peut expliquer cet accroissement du risque.
Ces résultats "renforcent les indices d'augmentation du risque de leucémie infantile chez les enfants vivant à proximité des lignes à haute tension", estime Dennis Henshaw, professeur à l'université de Bristol sur les effets des radiations sur l'humain. "Le fait que cette étude ait pris en compte l'adresse de naissance est particulièrement important parce qu'on estime que les premiers dommages pouvant conduire à une leucémie surviennent in-utero."
Jacques Lambrozo, directeur du service médical de EDF-GDF a reconnu pour sa part que l'étude Draper ouvrait "une nouvelle époque dans l'évaluation du risque".
Dès 1979 pourtant, l’étude de Weirtheimer et Leeper, aux Etats-Unis, a mis en évidence un lien entre les champs électromagnétiques et la fréquence des leucémies parmi une population d’enfants. "Depuis, des dizaines d’études épidémiologiques, de plus en plus sophistiquées, ont été publiées", résume ainsi Peter Boyle, le directeur du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). "Pour la leucémie infantile, il apparaît, pour l’ensemble de ces travaux, un doublement du risque de leucémie infantile, pour une exposition supérieure à 0,4 microTesla".
(source : British Medical Journal, 4 juin 2005)
16:15 Publié dans Haute tension , Rapports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF, Draper, THT, HT, EBF, Leucémie, Enfants, Grande-Bretagne

