02.01.2008

Téléphones mobiles : santé et sécurité

Les technologies de transmission par radiofréquences, utilisées pour les téléphones et télévisions portables, le Wifi sont en plein développement. De nouveaux modèles d’appareils de téléphonie mobile, dont certains destinés aux enfants, sont actuellement mis sur le marché, en particulier dans le contexte des fêtes de fin d’année. Ces appareils simplifiés ont principalement pour objectif de permettre la géo-localisation des enfants et un contact avec la famille.

Le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports rappelle les conclusions de l’expertise nationale et internationale sur ce sujet : aucune preuve scientifique ne permet aujourd’hui de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé, que ce soit pour les adultes ou pour les enfants. Cependant, plusieurs études scientifiques parues récemment, mettent en évidence la possibilité d’un risque faible d’effet sanitaire lié aux téléphones mobiles après une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans). Toutefois, les limites inhérentes à ce type d’études ne permettent pas de conclure formellement sur l’existence d’un risque.

Le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports s’attache à ce que l’organisation mondiale de la santé (OMS), comme elle s’y est engagée, réalise rapidement une synthèse de l’ensemble des résultats de ces études afin d’en tirer des conclusions scientifiquement validées (étude dite Interphone). Il a également saisi l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) afin qu’elle réalise une mise à jour de son expertise sur les risques liés à l’exposition aux radiofréquences en intégrant les différentes études parues sur le sujet, tant en matière d’exposition que d’impact sanitaire. Il participe au fonctionnement de la fondation « Santé et radiofréquences » et soutient ses actions. A cette occasion il souligne tout l’intérêt de son 4ème appel à projets promouvant la recherche sur les risques pour les enfants et les effets à long terme.

L’hypothèse d’un risque ne pouvant pas être complètement exclue, une approche de précaution est justifiée. Aussi, le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports invite-t-il les familles et les parents à la prudence et au bon usage dans leurs achats et l’utilisation de tels dispositifs.

Il rappelle qu’il est conseillé un usage modéré du téléphone mobile, notamment aux enfants. En effet, comme le précise l’AFSSET dans son expertise de 2005, si des effets sanitaires étaient mis en évidence, les enfants pourraient être plus sensibles étant donné que leur organisme est en cours de développement.

Enfin, il précise les moyens qui permettent de diminuer l’exposition des utilisateurs : utiliser son mobile avec discernement, ne pas téléphoner dans des conditions de mauvaise réception ou lors de déplacements à grande vitesse et enfin, éloigner son téléphone des zones sensibles du corps en utilisant par exemple un kit mains libres.

 

(source : Ministère de la Santé, 2 janvier 2007) 

17:45 Publié dans Enfants , Institutions , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

07.09.2007

Wi-Fi, mobiles : l'Afsset chargé d'un rapport sur les rayonnements

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) va faire la synthèse des connaissances sur les rayonnements électromagnétiques, notamment pour la Wi-Fi, à la demande des ministères de l'Ecologie et de la Santé, a indiqué l'Agence jeudi.

Le rapport portera notamment sur les technologies en cours de développement comme la Wi-Fi ou la TMP (téléphonie mobile personnelle), a précisé l'Afsset, confirmant des informations du Parisien le même jour. La saisie de l'Afsset, formulée "fin août", n'a pas encore été examinée par sa commission scientifique, et aucun calendrier n'est fixé.

Deux associations -Priartém et Agir pour l'environnement- se sont récemment inquiétées du développement du Wi-Fi pour faciliter l'accès à internet dans les établissements scolaires.

Le Criirem (Centre de recherche et d'informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) a également mis en garde cet été contre des risques possibles provoqués par des téléphones mobiles hybrides GSM/Wi-fi portés contre la peau du visage ou tenus à la main.

Alors que les rayonnements GSM se situent dans des fréquences de 900 ou 1.800 mégahertz (Mhz), un terminal en mode Wi-Fi "émet des ondes pulsées à 2.450 Mhz, la fréquence optimum pour agiter les molécules d'eau". D'où, selon Michèle Rivasi, présidente du Criirem, des interrogations sur son "impact sur l'eau présente dans la peau ou le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau".

Une étude de Supelec publiée en avril 2007 par l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) recommandait notamment de positionner les points d'accès des équipements Wi-Fi plus haut que la tête (2,10 m par exemple) "pour limiter l'exposition des personnes".

Dans un rapport publié le 31 août, un groupe de travail international (Bioinitiative Working Group) a notamment "recommandé d'installer des liaisons avec fils, alternatives à la Wi-Fi, particulièrement dans les écoles et les librairies afin que les enfants ne soient pas soumis à des niveaux élevés de radiofréquences avant que les impacts sur la santé soient mieux compris".


"La recherche doit continuer pour définir quelles niveaux de radiofréquences liés aux nouvelles technologies sans fils sont acceptables", estiment ces chercheurs dont le Pr Lennart Hardell (Hopital Universitaire d'Orebro, Suède) et le Dr David Carpenter (Université d'Albany, Etats-Unis).

 

Dépèches de l'Education, 6 septembre 2007 

10:30 Publié dans Institutions , WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

09.07.2007

Téléphone mobile : l'OFEV reconnait comme « possible » le risque accru de tumeurs du cerveau en cas d'utilisation intensive

L'Office Fédéral de l'Environnement suisse vient de livrer une nouvelle étude sur l'impact sanitaire des rayonnements haute fréquence, ceux émis par des appareils comme les téléphones mobiles ou les terminaux Wi-fi ou Bluetooth. "Cette étude se fonde sur les recherches présentées dans près de 150 publications scientifiques parues entre 2003 et 2006. Contrairement au premier rapport publié en 2003, cette nouvelle étude a pris en compte, outre les recherches portant sur l'homme, quelques résultats concernant la réaction de cellules et d'animaux au rayonnement à haute fréquence."

Reprenant la distinction en usage au sein de l'OMS, l'étude considère :

qu'il est « probable » - c'est à dire constaté à plusieurs reprises, de manière relativement cohérente et indépendante - que le rayonnement des téléphones mobiles modifie l'activité électrique du cerveau et les phases de sommeil. Il est également « probable » qu'une utilisation fréquente du téléphone mobile provoque une augmentation des symptômes non spécifiques tels que maux de tête, sensation de fatigue, difficultés de concentration, malaises et échauffements de la peau.

comme « possibles » les perturbations du sommeil et l'augmentation du risque de leucémie à proximité d'émetteurs de radio puissants. Apparaît également comme « possible » un risque accru de tumeurs du cerveau associé à une utilisation intensive du téléphone mobile pendant plusieurs années. Par « possible », on entend ici qu'un rapport avec le rayonnement à haute fréquence existe éventuellement mais que celui-ci n'est pas certain.

Les données scientifiques permettant d'évaluer les risques du rayonnement à haute fréquence pour la santé restent très lacunaires, constate également le document. "Si des études expérimentales portant sur l'homme et sur des cultures cellulaires prouvent que le rayonnement à haute fréquence exerce des effets directs, on ne sait pas si ces effets représentent un risque pour la santé. Les études de longue durée portant sur l'homme dans son environnement naturel sont encore rares."

Pour pallier ces lacunes, la Confédération helvétique annonce avoir lancé cette année un Programme national de recherche sur quatre ans dans le domaine « RNI. Environnement et santé » au sein duquel sont financés onze projets de recherche.

Comme les effets à long terme sont inconnus, le Conseil fédéral a fixé en 1999 des valeurs limites plus sévères à titre de précaution pour les lieux où les personnes séjournent longtemps. Fixé de 4 à 6 volts par mètre, cette valeur limite d'installation pour le rayonnemement des antennes est donc environ dix fois plus sévère que la valeur limite d'immissions et que la valeur limite adoptée par la plupart des pays européens.

Ces valeurs limites de l'installation ne s'appuient pas sur des résultats concrets ou des hypothèses scientifiques, précise l'OFEV, mais sont fondées sur les possibilités techniques et économiques de maintenir la charge à long terme à un niveau bas, conformément aux exigences de la loi sur la protection de l'environnement.

Électrosmog: les lacunes dans les connaissances subsistent
communiqué de l'OFEV du 26 juin 2007

« Hochfrequente Strahlung und Gesundheit »
rapport à télécharger en allemand,

12:00 Publié dans Effet non thermique , Institutions , Normes , Rapports | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

04.07.2007

« Champs électromagnétiques : la confiance ne règne pas »

Les Européens ont moins peur des champs électromagnétiques que des produits chimiques (64%) ou de la qualité des produits alimentaires (59%). Néanmoins, 37% des 30 000 citoyens interrogés à l’occasion de l’Eurobaromètre spécial consacré aux champs électromagnétiques - qui vient d’être rendu public (.pdf) - se déclarent “fortement inquiets” des effets sanitaires des lignes à haute tension, suivies de près par les antennes de téléphonie mobile (36%).

Près de la moitié (45%) des personnes interrogées pensent que les téléphones mobiles affectent “un peu” leur santé, et 28% “beaucoup” : seuls 22% pensent qu’ils ne provoquent aucun effet nuisible. En 2002, ils étaient 55% à considérer que la téléphonie mobile affectait “un peu” ou “beaucoup” leur santé, contre 73% aujourd’hui. Les craintes au sujet des antennes relais passent quant à elles de 58 à 76%, celles visant les ordinateurs de 47 à 65%, alors que les risques associés aux produits chimiques et alimentaires restent, eux, dans les mêmes proportions depuis 2002.

Au-delà de la perception des risques potentiels, cet Eurobaromètre relayée par Internet Actu pointe aussi le sentiment de grave déficit d’information éprouvé par les européens. Notamment en France.

La vaste majorité (80%) des citoyens considèrent en effet qu’ils ne sont pas correctement informés sur le cadre juridique de protection contre les risques possibles pour la santé liés aux champs électromagnétiques, et 33% déclarent même qu’ils ne sont “pas du tout informés“. La France, avec 86% de personnes ne s’estimant pas bien informées, et 43% “pas du tout“, arrive en troisième position des pays ayant la pire opinion de leurs institutions, derrière le Portugal et l’Espagne.

Dans le même ordre d’idée, 65% des personnes interrogées se disent insatisfaites des informations qu’elles reçoivent au sujet des risques possibles pour la santé, 50% estiment que les informations qui leur sont fournies sont “insuffisantes“, et 11% contestent leur objectivité. Le constat est accablant : 60% des Européens (mais 65% des Français) ont une opinion négative de l’action des autorités publiques en la matière, 44% les trouvent leurs actions “pas très efficaces“, et un Européen sur 6 (16%) les qualifient de “pas du tout efficaces“.

11:40 Publié dans Dans la presse , Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.06.2007

Téléphonie mobile et pollution électromagnétique : Qui sont les cobayes ?

L'opinion du Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (abrégé SCENIHR en anglais) sur les "effets possibles des champs électromagnétiques sur la santé humaine" vient d'être rendu publique.

Le rapport, approuvé le 21 mars dernier, aborde l'ensemble des pollutions électromagnétiques, en distinguant les radiofréquences (regroupant les émissions de la téléphonie mobile, tv & radio), les fréquences intermédiaires (technologies médicales, anti-vol ou de tracabilité sans fil comme les RFID), les extrêmement basses fréquences (lignes à haute tension, électricité domestique et appareils électroménagers) et les champs statiques, liés à des aimants permanents ou au courant continu. Le document du SCENHIR s'intéresse plus spécifiquement aux effets non thermiques : les effets biologiques ou sanitaires constatés à des niveaux d'exposition inférieures aux limites officielles fixées dans la plupart des pays européens, France incluse.

Cet avis demandé par la Direction Générale santé et protection des consommateurs de la Commission Européenne et rédigé, entre autres, par deux directeurs de recherche de l'INSERM et un professeur de Santé Publique de la Faculté de Médecine de Nancy appelle ainsi à "plus de recherches" afin de "combler les lacunes" des données disponibles - notamment à long terme - sur les effets non thermiques.

Par exemple, selon le Comité, en matière de téléphonie mobile, peu d'indices attestent d'un risque accru de tumeurs cérébrales au-delà des 10 ans d'utilisation... Bien que le "lien" apparaisse dans le cas particulier du neurinome acoustique, une tumeur bénigne située dans l'oreille interne.

"L'EXPOSITION HUMAINE A CES CHAMPS AUGMENTE"
Ainsi, pour y voir clair sur les effets à long terme de l'utilisation d'un téléphone mobile, les experts du SCENHIR recommandent une "etude de cohorte", afin de suivre sur le long terme le devenir de la population des usagers, ainsi qu'une autre étude à base de dosimètre individuel. Destinée celle-ci à mesurer précisément, gamme de fréquences par gamme de fréquences, les expositions individuelles aux radio et hyperfréquences.

Même chose en ce qui concerne les enfants. Aucune étude épidémiologique n'existe, et cette recherche s'avère urgente préviennent les auteurs. "Même si aucun indice spécifique n'existe, les enfants ou adolescents pourraient être plus sensibles à l'exposition aux radiofréquences que les adultes. Les enfants d'aujourd'hui vont de plus expérimenter une exposition cumulée bien plus élevée que les générations précédentes. Pour l'instant aucune étude épidémiologique n'est disponible."

"Le développement anatomique du système nerveux est terminé vers deux ans, un âge où les enfants n'utilisent pas de téléphone mobile bien que des téléphones bébés aient été récemment introduit. Le developpement fonctionnel, toutefois, continue jusqu'à l'age adulte et pourrait être perturbé par les champs RF."


Un avertissement encore répété dans le domaine cette fois des champs électromagnétiques intermédiaires. "L'estimation et l'évaluation correcte des éventuels effets sanitaires produits par l'exposition aux champs IF est essentielle car l'exposition humaine à ces champs augmente avec les technologies émergentes et nouvelles."

UN AVIS TIMIDE, ENTRE OMISSIONS ET CONTRADICTIONS
Bref, que de prudence dans les formulations choisies ! Pourquoi tant de timidité dans des affirmations qui se traduisent par des phrases portant leur propre contradiction ?  Sur les tumeurs cérébrales par exemple, peu d'indices existent hormis un lien dans le cas du neurinome acoustique. Faut-il considérer celui-ci comme anecdotique ? Un risque de multiplication des neurinomes acoustiques sera-t-il négligeable en termes de coûts pour la santé publique d'ici quelques années ?

Dans la mesure ensuite où on ne connait pas trop le sujet, des recherches seront nécessaires. Pourquoi ne pas encourager des mesures de précaution que les opérateurs de téléphonie mobile eux-mêmes commencent à afficher ? Rien non plus sur la différence de risque entre les usagers occasionnel et intensif. A partir de combien de minutes par jour devient-on un gros consommateur, en situation de risque sanitaire accru ? Serait-ce parce que selon les études, n'importe qui téléphonant plus de 10 minutes par jour ou plus de 3 fois par semaine peut être considéré comme une population à risque ?

Une étude de cohorte à long terme est recommandée... Mais ne sommes nous pas déjà, tous, les cobayes d'une vaste étude, en cours depuis plus de 10 ans, menée par les opérateurs et fabricants de matériel sans fil ? Une étude payée par nous-mêmes, d'abord en espèces sonnantes et trébuchantes, et peut-être à plus long terme par notre propre santé ? Ou par celle de nos enfants ?

Méthodologiquement, cet avis prudent, trop prudent, pose donc question. L'appel à de nouvelles études, additionnelles, alors que l'exposition s'amplifie, est-elle une façon de jouer la montre ? S'agit-il avec cet avis de prévenir le risque sanitaire ou d'éventuelles futures poursuites pénales ?

Seule certitude dans cette grande et nébuleuse expérience ambiante, menée à ciel ouvert : les conclusions sur le lien entre les champs magnétiques très basse fréquence et les leucémies infantiles, mis en évidence dès 1979, restent "encore valides". Le SCENIHR confirme que ces champs peuvent être carcinogènes. Notant, encore une fois, "que des recherches sont nécessaires pour comprendre les mécanismes derrière cette association." Sans plus de conseils ou de recommandations. Les citoyens européens exposés apprécieront.


Scientific Committee on Emerging and
Newly Identified Health Risks (SCENIHR) Opinion on :
Possible effects of Electromagnetic Fields (EMF) on Human Health

Further research into Electromagnetic Fields is necessary,
scientific committee concludes,
communiqué de presse du 4 mai 2007

 

18:40 Publié dans Effet non thermique , Institutions , Rapports | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

04.09.2006

Transparence, mesures indépendantes, "points chauds" électromagnétiques : Elus et (riirem sur la même longueur d’onde

Le 5 juillet 2006, l'Association des Maires des Grandes Villes de France a invité le (riirem au groupe de travail "Antenne de téléphonie mobile". Le Sénateur Daniel Raoul, vice-président d'Angers Loire Métropole et co-auteur en 2002 du rapport « Téléphonie mobile et Santé », était aussi présent, aux côtés de nombreux maires, de Michèle Rivasi et Pierre Le Ruz du (riirem, et d'un représentant de l'ANFR. L'AFOM jouait elle les abonnés absents, au grand dam des élus. L'association des opérateurs mobiles a préféré pratiquer la politique de la chaise vide plutôt que participer à une réunion destinée à améliorer la concertation face à la multiplication des antennes relais.

Des principes de bonne conduite à revoir
Michèle Rivasi, Présidente du (riirem, a souligné lors de cette réunion la nécessité de revoir la charte de bonne conduite qui lie opérateurs et collectivités afin d'y ajouter quatre principes :

.le principe de transparence, par lequel les opérateurs doivent obligatoirement fournir toutes les informations disponibles sur les antennes à installer (puissance, modèle…), et organiser une réunion d'information de proximité avant toute installation.
.le principe de limitation de dose : le seuil de 0,6 volt par mètre doit être respecté.
.le principe de mesures indépendantes, qui reconnaît aux collectivités la possibilité de mettre en place des stations de mesure électromagnétique et d'effectuer des contrôles en continu, comme elles le font aujourd'hui avec la qualité de l'eau ou de l'air.
.le principe de sanction : si les termes du contrat ne sont pas respectés, les collectivités peuvent interdire toutes nouvelles installations d’antenne sur les bâtiments dont elles sont propriétaires.

Dresser et suivre un véritable "cadastre" électromagnétique
A l'issue de cette réunion, les élus ont confirmé leur volonté de mettre en place des mesures indépendantes et exprimé à l'ANFR le souhait d'une amélioration du protocole de mesure des champs électromagnétiques, souvent contesté sur le terrain.* Il a été aussi demandé à l'ANFR d'élaborer des simulations des champs électromagnétiques - de type cartoradio.fr - pour identifier notamment leurs zones de concentration.

Afin d'officialiser ses demandes, l'Association des Grandes Villes de France a ainsi adressé plusieurs courriers. L'un à l'ANFR afin de lui demander la création d'un groupe de travail réunissant ANFR et (riirem. Un autre destiné à l'AFSSET, pour mettre en place un groupe de recherche sur les "niveaux de dose" des nouvelles technologies "sans-fil" avant tout déploiement de ces technologies dans le domaine public.

Le (riirem et l'Association des Grandes Villes de France demandent également à la Fondation Santé et Radiofréquences de faire en sorte que les élus et les riverains d'antennes relais soient mieux représentées au sein de son Conseil d'Administration, au travers de la création d'un collège d'Elus et d'Associations.

* Le (riirem utilise ainsi le protocole de l’INERIS qu’il juge plus fiable.
 
 (communiqué téléchargeable ici, et comparatif des protocoles INERIS & ANFR )

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13.10.2005

Du rififi à l'Afsse

Un communiqué commun Agir pour l'environnement et Priartem révèle que Guy Paillotin, le Président de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et Environnementale (l'AFSSE), a confirmé lors des 10e entretiens écologiques du Sénat, le 10 octobre dernier, que "l'expertise de l'Afsse sur la téléphonie mobile n'a jamais suivi, ni de près ni de loin, les règles que l'Afsse s'est fixée à elle-même ; donc, c'est une expertise que je considère, en tant que Président du Conseil d'Administration, comme n'existant pas, n'étant pas le fait de l'Afsse, puisqu'elle ne correspond pas aux textes que le Conseil d'administration a lui-même adoptés."

Ces propos de M. Paillotin, minutieusement retranscrits, dénote la grave crise de confiance qui secoue l'Agence. Après la démission de son directeur scientifique, Denis Zmirou, en mai dernier, c'est au tour de son Président de faire part en public du manque d'expertise de celle-ci. Et mettre en doute la qualité des avis produits jusque-là.

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