24.10.2007
23 oct : les travaux de recherche présentés lors du colloque
Electrohypersensibilité : l'état des connaissances
Olle Johansson
En Suède, l'électrohypersensibilité (EHS) est officiellement reconnu comme un handicap fonctionnel, et non comme une maladie. Des sondages ont montré qu'en Suède, entre 230 000 et 290 000 personnes présentent divers symptomes lorsqu'ils sont en contact avec des sources de champs électromagnétiques. Le but de nos études a été de rechercher d'éventuelles altérations cellulaires ou nerveuses dans la peau de ces personnes. Au vu de nos résultats préliminaires, il apparait que différentes altérations peuvent s'observer dans la peau des personnes électrohypersensibles.
Pierre Le Ruz
L'expérimentation, menée par les scientifiques du (riirem et d'Arca Iberica (Espagne), et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes lampes, de marques et puissances variées, montre que les ampoules fluocompactes, (appelées aussi lampe basse consommation, abrégé LBC), sont, dès l’allumage, à l'origine d'importants rayonnements radioélectriques... Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas ! Les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.
Anton Kolodynski (absent, le Prof Kolodynski nous as transmis ses articles de recherche)
Ces travaux ont réalisées chaque année depuis 1996 sur 112 enfants de 2 ecoles primaires de Riga et seront erminées en 2008. Des tests ont été menés auprès de chaque enfant afin d'évaluer leurs fonctions motrices (temps de réaction à un stimuli sonore ou visuel, etc.), leur quotient intellectuel, leur attention, leur mémoire... Les fonctions cognitives des enfants utilisateurs de téléphones mobiles diffèrent sensiblement des enfants du groupe de contrôle, suggérant une possible interdépendance entre l'exposition aux rayonnements du téléphone mobile et le developpement infantile physio-psychologique.
Hans-Peter Hutter
Les données recueillies en Autriche, au domicile de 336 personnes choisies au hasard montrent que des symptômes subjectifs comme les migraines, les troubles de la concentration ou la sensation de froid aux extrémités du corps peuvent être associés aux niveaux d'exposition les plus élevés aux champs micro-ondes émis par les antennes relais installés à proximité. Le lien avec la migraine persiste après avoir éliminé une source de biais possible qui est le niveau d'inquiétude liée à la présence des antennes-relais. Les auteurs recommandent de minimiser l'exposition en limitant le rayonnement des antennes.
10:25 Publié dans (riirem , Effet non thermique , Electrosensibilité , Enfants , Lampes , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.09.2007
Ampoules à économie d'énergie : Alerte à l'allumage électropolluant !
Le fonctionnement des lampes basse consommation génère de puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes. Le (riirem déconseille l'utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau et demande aux fabricants de remédier à cette électropollution.
Les scientifiques du (riirem et d’Arca Ibérica (Espagne) ont réalisé un banc d’essai sur les ampoules fluo-compactes, dites aussi lampe basse consommation (LBC), aujourd’hui recommandées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement de la planète et les économies d'énergie.
L'expérimentation, menée près de Valence, en Espagne, et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes lampes, de marques et puissances variées, montre que les ampoules LBC, dès l’allumage, sont à l'origine d'importants rayonnements radioélectriques... Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas !
Contrairement aux ampoules classiques, les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Avec des puissances de 7 ou 5 Watts, les champs électriques radiofréquences mesurées vont de 34 à 2 V/m à moins de 20 centimètres. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.
La technique des ballasts électroniques présente dans le culot des lampes basse consommation est la cause des rayonnements radioélectriques émis par les ampoules. Ces circuits électroniques, caractéristiques de ampoules, régulent la tension électrique entrant dans l'ampoule – ce qui optimise l'énergie consommée et accroît la durée de vie de l'ampoule. Les ballasts sont aussi chargés, pour éviter un effet de scintillement, d'augmenter la fréquence du courant traversant l'ampoule, transformant ainsi les émissions basse fréquence des ampoules en des fréquences bien plus élevées, à l'origine des rayonnements radioélectriques relevés.
Aucun blindage électromagnétique du culot n’a été constaté dans le culot des ampoules expertisées, or celui-ci permettrait d’abaisser considérablement les valeurs des rayonnements radioélectriques observés.
En raison des valeurs détectées afférentes au fonctionnement de ces ampoules LBC, les personnes qui utilisent ce type d’ampoules, par exemple comme lampe de chevet, sur leur table de travail ou leur bureau, peuvent être exposées, selon la distance et la puissance à des champs électriques allant de 2 à 100 V/m, voire plus.
De plus, des risques importants de compatibilité électromagnétique (CEM) sont à craindre chez les personnes appareillées d'implants ou de prothèse médicales, actif ou non, car elles peuvent être exposées lors de la mise en service des ampoules à économie d’énergie, de façon instantanée, à des pics de champs électriques de l’ordre de 100 à 300 V/m.
Ces valeurs, en fonction des distances et des puissances impliquées, sont supérieures aux limites recommandées par le Conseil de l’Europe (1999/519/CE), visant à éviter au public tout effet thermique et fixée à 28 V/m, et la directive relative à la compatibilité électromagnétique des équipements électroniques et électriques (2004/108/CE), dont les niveaux sont de 3 V/m, voire de 10 V/m selon les références.
(communiqué à télécharger ici, et mise en garde là)
17:30 Publié dans Communiqués , Incompatibilités , Lampes | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note

