23.10.2007

23 oct. : Rapport Bioinitiative : le résumé des conclusions

Voici la traduction française du résumé des conclusions du BioInitiative Report diffusé à l'occasion du colloque "Pollutions électromagnétiques : Des vérités qui dérangent", organisé à Paris le 23 octobre 2007.

Ces 25 pages livrent un condensé des 17 chapitres et quelques 600 pages composant la version originale du rapport du BioInitiative Working Group. 

Stress cellulaire, génotoxicité, risques de tumeurs au cerveau ou de leucémies... Le rapport BioInitiative dresse un complet état des connaissances de l'effet sur l'homme ou les organismes vivants des rayonnements non ionisants des lignes électriques et de la téléphonie mobile.

(résumé en vf à télécharger ici, rapport en anglais )

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03.09.2007

Les recommandations du Bioinitiative Working Group

"Le "bizness comme d’habitude" n’est plus acceptable" a déclaré David Carpenter, Directeur de l’Institut pour la Santé et  l’Environnement de l’Université d’Albany, New York, lors de la publication du rapport du groupe de travail. Ce rapport, qu'il a coordonné avec Cindy Sage, du cabinet de consultants Sage Associates, conclut en effet que "les limites sanitaires existantes sont inadéquates pour protéger la santé publique", étant donné l'existence de nombreux effets biologiques à des niveaux bien inférieurs aux normes en vigueur.

Le groupe de travail BioInitiative recommande des valeurs limites ou de précaution de :

. 0,1 microTesla (µT, soit 1 milligauss, abrégé mG) maximum dans les maisons où des enfants et/ou des femmes enceintes résident

. 0,6 V/m là où "des gens vivent, travaillent et vont à l’école" exposés à des radiofréquences comme celles de la téléphonie mobile


Les contributeurs du rapport du Bioinitiative Group sont : Carl Blackman, Martin Blank, David carpenter, Guangdin Chen, Zoreh Davanipour, David Gee, Lennart Hardell, Olle Johansson, Michael Kundi, Henry Lai, Kjell Hansson Mild, Cindy Sage, Gene Sobel and Zhengping Xu.

10:00 Publié dans Normes , Recommandations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

31.08.2007

Des scientifiques réputés sonnent l’alarme sur les dangers des radiations des CEM et RF

Le rapport présente les preuves scientifiques soulevant des inquiétudes à propos de l’impact sur la santé, notamment la leucémie infantile (issue des lignes électriques et autres expositions électriques), les tumeurs au cerveau et les névromes acoustiques (issus des téléphones mobiles et sans fil) et la maladie d’Alzheimer.

Il existe des preuves que les CEM sont un facteur de risque de cancer chez l’enfant comme chez l’adulte.

Les CEM issus de sources telles que les lignes électriques, les raccordements intérieurs et de mise à terre des immeubles et appareils, sont liés à une augmentation des risques de leucémie infantile et peuvent prédisposer à des cancers à l’âge adulte.

Le rapport de BioInitiative (http://www.bioinitiative.org), qui sera communiqué vendredi 31 août 2007, présente les preuves scientifiques attestant que l’exposition aux CEM des lignes est responsable de centaines de nouveaux cas de leucémie infantile chaque année aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Les technologies sans fil qui dépendent des radiations de radiofréquences (RF) pour envoyer des emails et des communications vocales sont des milliers de fois plus fortes que les niveaux causant des troubles du sommeil, céphalées, problèmes de mémoire et de concentration et autres symptômes physiques indésirables.

Expert en santé publique et corédacteur du rapport, Dr David O. Carpenter, directeur, Institut de la santé et de l’environnement de l’Université d’Albany (New York), affirme : "Ce rapport sert à sonner l’alarme sur le fait qu’une exposition à long terme à certains types de CEM peut avoir de sérieux effets sur la santé. Une bonne planification de la santé publique est maintenant nécessaire pour prévenir les cancers et maladies neurologiques liés à une exposition aux lignes électriques et autres sources de CEM. Nous devons éduquer le public et nos décideurs sur le fait qu’il est inacceptable que la situation actuelle se prolonge."

Corédactrice, Cindy Sage de Sage Associates affirme : "Les experts de la santé publique et de la politique de CEM ont maintenant donné leur opinion sur le poids des preuves. Les actuelles limites internationales et de la FCC sur l’exposition publique et professionnelle aux radiations des CEM et RF ne protègent pas la santé publique."

Les nouvelles limites de sécurité publique et les limites sur le déploiement ultérieur de technologies à risque sont garanties sur la base du poids total des preuves.


NB : Les 21 chapitres du rapport du BioInitiative Group sont en ligne depuis le 1er septembre, en libre téléchargement à l'adresse suivante http://www.bioinitiative.org/report/index.htm

 

17:30 Publié dans Effet non thermique , Haute tension , Normes , Rapports , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.07.2007

Téléphone mobile : l'OFEV reconnait comme « possible » le risque accru de tumeurs du cerveau en cas d'utilisation intensive

L'Office Fédéral de l'Environnement suisse vient de livrer une nouvelle étude sur l'impact sanitaire des rayonnements haute fréquence, ceux émis par des appareils comme les téléphones mobiles ou les terminaux Wi-fi ou Bluetooth. "Cette étude se fonde sur les recherches présentées dans près de 150 publications scientifiques parues entre 2003 et 2006. Contrairement au premier rapport publié en 2003, cette nouvelle étude a pris en compte, outre les recherches portant sur l'homme, quelques résultats concernant la réaction de cellules et d'animaux au rayonnement à haute fréquence."

Reprenant la distinction en usage au sein de l'OMS, l'étude considère :

qu'il est « probable » - c'est à dire constaté à plusieurs reprises, de manière relativement cohérente et indépendante - que le rayonnement des téléphones mobiles modifie l'activité électrique du cerveau et les phases de sommeil. Il est également « probable » qu'une utilisation fréquente du téléphone mobile provoque une augmentation des symptômes non spécifiques tels que maux de tête, sensation de fatigue, difficultés de concentration, malaises et échauffements de la peau.

comme « possibles » les perturbations du sommeil et l'augmentation du risque de leucémie à proximité d'émetteurs de radio puissants. Apparaît également comme « possible » un risque accru de tumeurs du cerveau associé à une utilisation intensive du téléphone mobile pendant plusieurs années. Par « possible », on entend ici qu'un rapport avec le rayonnement à haute fréquence existe éventuellement mais que celui-ci n'est pas certain.

Les données scientifiques permettant d'évaluer les risques du rayonnement à haute fréquence pour la santé restent très lacunaires, constate également le document. "Si des études expérimentales portant sur l'homme et sur des cultures cellulaires prouvent que le rayonnement à haute fréquence exerce des effets directs, on ne sait pas si ces effets représentent un risque pour la santé. Les études de longue durée portant sur l'homme dans son environnement naturel sont encore rares."

Pour pallier ces lacunes, la Confédération helvétique annonce avoir lancé cette année un Programme national de recherche sur quatre ans dans le domaine « RNI. Environnement et santé » au sein duquel sont financés onze projets de recherche.

Comme les effets à long terme sont inconnus, le Conseil fédéral a fixé en 1999 des valeurs limites plus sévères à titre de précaution pour les lieux où les personnes séjournent longtemps. Fixé de 4 à 6 volts par mètre, cette valeur limite d'installation pour le rayonnemement des antennes est donc environ dix fois plus sévère que la valeur limite d'immissions et que la valeur limite adoptée par la plupart des pays européens.

Ces valeurs limites de l'installation ne s'appuient pas sur des résultats concrets ou des hypothèses scientifiques, précise l'OFEV, mais sont fondées sur les possibilités techniques et économiques de maintenir la charge à long terme à un niveau bas, conformément aux exigences de la loi sur la protection de l'environnement.

Électrosmog: les lacunes dans les connaissances subsistent
communiqué de l'OFEV du 26 juin 2007

« Hochfrequente Strahlung und Gesundheit »
rapport à télécharger en allemand,

12:00 Publié dans Effet non thermique , Institutions , Normes , Rapports | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

04.09.2006

Transparence, mesures indépendantes, "points chauds" électromagnétiques : Elus et (riirem sur la même longueur d’onde

Le 5 juillet 2006, l'Association des Maires des Grandes Villes de France a invité le (riirem au groupe de travail "Antenne de téléphonie mobile". Le Sénateur Daniel Raoul, vice-président d'Angers Loire Métropole et co-auteur en 2002 du rapport « Téléphonie mobile et Santé », était aussi présent, aux côtés de nombreux maires, de Michèle Rivasi et Pierre Le Ruz du (riirem, et d'un représentant de l'ANFR. L'AFOM jouait elle les abonnés absents, au grand dam des élus. L'association des opérateurs mobiles a préféré pratiquer la politique de la chaise vide plutôt que participer à une réunion destinée à améliorer la concertation face à la multiplication des antennes relais.

Des principes de bonne conduite à revoir
Michèle Rivasi, Présidente du (riirem, a souligné lors de cette réunion la nécessité de revoir la charte de bonne conduite qui lie opérateurs et collectivités afin d'y ajouter quatre principes :

.le principe de transparence, par lequel les opérateurs doivent obligatoirement fournir toutes les informations disponibles sur les antennes à installer (puissance, modèle…), et organiser une réunion d'information de proximité avant toute installation.
.le principe de limitation de dose : le seuil de 0,6 volt par mètre doit être respecté.
.le principe de mesures indépendantes, qui reconnaît aux collectivités la possibilité de mettre en place des stations de mesure électromagnétique et d'effectuer des contrôles en continu, comme elles le font aujourd'hui avec la qualité de l'eau ou de l'air.
.le principe de sanction : si les termes du contrat ne sont pas respectés, les collectivités peuvent interdire toutes nouvelles installations d’antenne sur les bâtiments dont elles sont propriétaires.

Dresser et suivre un véritable "cadastre" électromagnétique
A l'issue de cette réunion, les élus ont confirmé leur volonté de mettre en place des mesures indépendantes et exprimé à l'ANFR le souhait d'une amélioration du protocole de mesure des champs électromagnétiques, souvent contesté sur le terrain.* Il a été aussi demandé à l'ANFR d'élaborer des simulations des champs électromagnétiques - de type cartoradio.fr - pour identifier notamment leurs zones de concentration.

Afin d'officialiser ses demandes, l'Association des Grandes Villes de France a ainsi adressé plusieurs courriers. L'un à l'ANFR afin de lui demander la création d'un groupe de travail réunissant ANFR et (riirem. Un autre destiné à l'AFSSET, pour mettre en place un groupe de recherche sur les "niveaux de dose" des nouvelles technologies "sans-fil" avant tout déploiement de ces technologies dans le domaine public.

Le (riirem et l'Association des Grandes Villes de France demandent également à la Fondation Santé et Radiofréquences de faire en sorte que les élus et les riverains d'antennes relais soient mieux représentées au sein de son Conseil d'Administration, au travers de la création d'un collège d'Elus et d'Associations.

* Le (riirem utilise ainsi le protocole de l’INERIS qu’il juge plus fiable.
 
 (communiqué téléchargeable ici, et comparatif des protocoles INERIS & ANFR )

11:35 Publié dans Communiqués , Institutions , Normes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note