14.01.2008

Ils mènent l'enquête sous les lignes 400 000 volts

L'objectif est de recueillir des données concernant l'impact de la très haute tension sur les habitants. Une première en France. 

« Depuis le début du projet Cotentin-Maine, on a des difficultés à se mettre d'accord avec RTE (Réseau de transport d'électricité), indique Jean-Charles Herriau, du collectif Mayenne SurVolTée. Ils prétendent qu'il n'y a pas d'incidence des lignes sur la santé. Nous, nous pensons le contraire. On essaie même d'évaluer celles qui ne sont pas forcément prises en compte. Alors, pour vérifier les arguments qu'on avance, on a décidé de mener une enquête. »

C'est ainsi que le collectif interrégional d'opposition à la ligne THT et au réacteur nucléaire EPR formé des départements de la Manche, d'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne a recruté une vingtaine de coordinateurs (6 pour la Mayenne) qui, eux-mêmes, ont recruté des enquêteurs. « On a d'abord testé l'enquête avec des personnes étrangères, précise Yves Beaussier, membre du collectif, puis un livret d'enquêteur a été réalisé. »

Le but est de cette enquête est de toucher les personnes concernées par les trois tracés. D'abord celles habitant sur le tracé Flamanville (50) - Domloup (35) dans une zone de 300 m autour de la ligne à 400 000 volts tournant à plein régime. Puis celles du tracé Domloup - La Quinte (72) où la ligne de 400 000 volts ne tourne qu'au tiers de sa puissance. Enfin, celles du projet retenu par RTE Cotentin-Maine qui servira de population témoin, « car non exposée à une ligne ». Sachant que 35 communes mayennaises se sont positionnées contre le projet THT et que, sur les 16 concernées par ce projet, toutes sont contre. « Elles ont même élaboré un texte commun qui a été remis à la préfète » remarque Roland Lévêque, coordinateur.

Ce week-end, les premiers courriers vont partir à destination des foyers concernés et, dès la semaine suivante, les enquêteurs vont commencer à travailler. Le questionnaire comporte quatre parties, des questions sur la situation générale de l'habitation, sur le lieu de travail, des questions spécifiques aux exploitations agricoles et un questionnaire individuel relatif à chacun des occupants. L'enquête, anonyme, sera ensuite renvoyée au Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électro-magnétiques (Criirem).

Vendredi soir, dans la salle des fêtes de La Baconnière, les élus du conseil général, des communautés de communes, les maires des communes concernées par le projet et ceux des communes sous la ligne, invités, ne sont pas venus. « Notre but c'était d'associer tous ces élus à l'enquête, explique Jean-Charles Herriau. Ce sont eux qui peuvent exiger des mesures de protection. »

(source : Ouest France, 12 janvier 2008)

09:05 Publié dans Dans la presse , Haute tension , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

21.12.2007

Les anti-THT lancent « leur » enquête

« Les premiers résultats de notre enquête seront publiés avant les élections de mars prochain. » Christophe Gosselin, au nom de la coordination interrégionale contre le projet de ligne THT Cotentin-Maine, et Didier Anger, coordinateur du collectif régional EPR Non merci, étaient avec une quinzaine d'autres militants devant les grilles de la préfecture de la Manche lundi après-midi.

Au-delà de la « symbolique de ce rassemblement », ils annoncent l'ouverture « d'une vaste enquête, menée avec le Comité de recherche et d'information indépendant sur le rayonnement électromagnétique ». [le (riirem, ndr]

Concrètement, anti-EPR et THT forment des enquêteurs bénévoles qui « vont aller à la rencontre de toutes les personnes concernées par les lignes existantes, sur une bande de 300 m de chaque côté. Nous allons recueillir leurs impressions, noter les problèmes qu'ils rencontrent... Nous allons faire de même avec les habitants concernés par le fuseau de la future ligne THT » , expliquent Christophe Gosselin et Didier Anger.

Les témoignages, une fois rendus publics « apporteront de l'information qui permettra une mobilisation ». L'objectif reste bien de contrecarrer définitivement l'installation de nouveaux pylônes.
 

(Ouest-France Mayenne, 18 décembre 2007) 

18:30 Publié dans Dans la presse , Haute tension , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

15.03.2007

Téléphone mobile et médecine environnementale : Les médecins sous influence ?

A l'occasion du Medec 2007, le (riirem lance à tous les médecins généralistes un appel à « l'électrovigilance » et les invite à se procurer les questionnaires sanitaires permettant d'estimer l'exposition du public au risque électromagnétique.

Demain, la conférence "Téléphonie mobile et santé" programmée au MEDEC sera assurée par l'opérateur Bouygues Telecom. Comment le milieu médical peut-il, dans ces conditions un peu particulières, correctement jouer son rôle d’alerte, de sentinelle sanitaire en matière de pollutions électromagnétiques environnementales ?

Cette publi-conférence a lieu maintenant depuis plusieurs années. Sans débat contradictoire ni expertise médicale. Ni prise en compte des études européennes attestant par exemple de l'effet génotoxique des rayonnements de la téléphonie mobile !
 
En l'état actuel de nos connaissances, près de 400 études scientifiques attestent de l'impact de ces ondes sur le vivant. Fin 2006, 80 % des études sur les antennes relais constatent chez leurs riverains un effet neurologique et comportemental lié à leur exposition chronique. Comment affirmer dans ces conditions qu'il n'y a aucun risque pour la santé ? 

Les travaux de recherche se poursuivent, mais l'innocuité des radiations électromagnétiques n'est toujours pas avérée. Ailleurs qu'en France, les médecins s'alarment et s'engagent en faveur du principe de précaution.

Des outils pour une électrovigilance de proximité !
Face à l’augmentation des cas de fatigue, de migraine, de douleurs multiples ou d'irritations cutanées, de troubles du sommeil, cardio vasculaires, hormonaux ou immunitaires, la prise en compte du risque électromagnétique devient nécessaire. Et d'autant plus légitime lorsque les symptômes sont soudains, sans antécédents, liés à un lieu précis, l'arrivée d'un appareil électrique ou d'une technologie sans fil.

Comment évaluer l'exposition des patients ? Des outils existent. En Autriche, en Suède, en Belgique, des scientifiques ont mis au point des questionnaires de santé destinés à recueillir le ressenti des patients et les composantes de leur environnement électromagnétique. En France, le conseil scientifique du (riirem met à la disposition des associations et du milieu médical ces questionnaires et d'autres, validés dès 2001, lors des premières études d'exposition de riverains d'antennes relais.

Le (riirem appelle tous les médecins généralistes à utiliser ces questionnaires lors de leurs consultations mais aussi à s'informer sur les risques électromagnétiques auprès de sources indépendantes, sans à-priori ni conflits d'intérêts médico-industriels.

Des tragédies comme l’amiante ou la transfusion sanguine ont sensibilisé l’opinion. Les pouvoirs publics peuvent refuser de reconnaître les dangers. Mais l’histoire montre qu’une volonté collective finit toujours par faire émerger la vérité des faits.

(communiqué à télécharger ici, et questionnaire sanitaire )

18:15 Publié dans Communiqués , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

15.02.2007

Riverains de l'Elorn : mesures et questionnaires se superposent !

A Landerneau (29), l'association "Les Riverains de l'Elorn" vient de réaliser une étude in situ associant des mesures chez l'habitant et une enquête de santé, dans un quartier où est implanté depuis novembre 2002 un pylône portant 3 émetteurs de téléphonie mobile.

Un panorama du "paysage électromagnétique" du quartier, réalisé en prenant plusieurs dizaines de mesures du champs électrique ambiant, a mis en évidence une corrélation entre l'importance du champs électrique mesuré et l'incidence du relief et la direction des émetteurs (pour plus de détails, télécharger Elorn infos n°4).

En novembre 2006, l'association a également réalisé une enquête de santé dans un rayon de 400 mètres autour du pylône, auprès des riverains de la route de Quimper et de Kergreis, en s'appuyant sur la fiche type du (riirem, agrémentée d'une page permettant de situer approximativement les enquêtés. Des maux tels que les insomnies, les maux de tête, les perturbations visuelles sont survenues fréquemment.


"Un élément nous semble particulièrement important dans les réponses apportées par les riverains, puisque plusieurs d'entre eux signalent des troubles qu'ils ne connaissaient pas avant leur installation récente dans le quartier," constatent les Riverains de l'Elorn. "24% précisent que leurs maux disparaissent lorsqu'ils quittent leur domicile pour plusieurs jours. A Kergreis en particulier, il est à noter que 50% des personnes ayant répondu à l'enquête résident au 3ième étage des immeubles à proximité des antennes dans un périmètre de 50 à 100 mètres de celles-ci.

Enfin, la superposition de la campagne de mesures et de l'enquête de santé a révélé une corrélation entre les zones les plus exposées et les zones présentant la plus grande proportion de maux.

16:15 Publié dans Effet non thermique , Questionnaires , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.11.2006

Antennes-relais : la population marseillaise consigne ses "ressentis" sur 400 questionnaires

Lundi 6 novembre, le collectif Antenne-relais de Marseille a tenu une table ronde pour livrer les résultats de l'enquète initiée au printemps derniers. 400 questionnaires, remplis individuellement ou en groupe, par les habitants d'une même copropriétés par exemple, ont été retournés à l'association et analysés par le Dr Spiterry, membre du Conseil Scientifique du (riirem.

Les résultats de cette enquète montrent que les gens à moins de 10 mètres des antennes souffrent en priorité de troubles auditifs sans origine médicale et qui disparaissent dès qu'ils s'éloignent des installations. Des troubles visuels, des maux de tête et des troubles de l'équilibre sont relevés jusqu'à 100 mètres de distance. Entre 100 et 200 mètres, ce sont des fatigues inexpliquées et des troubles du sommeil qui sont observés.

"Nous avons relevé, remarque le Dr Spiterry dans la Provence, que des groupes de personne qui habitent le même bloc d'immeubles ne ressentent pas les mêmes choses. Certains ont de forts malaises d'autres les ressentent beaucoup moins."
Des investigations statistiques plus approndies sont prévues. Ainsi que des mesures de champs électromagnétiques "in situ", au domicile des personnes, afin de mettre en corrélation les niveaux de champs ambiants et les troubles déclarés.

(source : la Provence, 6 et du 7 novembre 2006)

11:55 Publié dans Dans la presse , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Marseille, Antenne relais, santé

07.06.2006

Le Collectif Antenne Relais marche à Marseille

Le 10 juin prochain, le Collectif Antenne Relais de Marseille appelle à une grande marche militante pour réclamer un niveau maximale d’émission des rayonnements électromagnétiques à 0,6 volts par mètre et l'adoption du projet de loi du 13 juillet 2005 relative à la réduction des risques pour la santé publique des installations et des appareils de téléphonie mobile.

Cette marche, un rendez-vous citoyen et associatif organisé chaque année par le réseau Ecoforum, sera précédée le 8 juin d'une conférence de presse pour présenter les résultats des questionnaires sanitaires remis au Collectif Antenne Relais par les riverains de ces installations. Eliane Spiterry, du conseil scientifique du (riirem, sera parmi les intervenants au côté de Marius Cangiano, coordinateur du collectif marseillais.

Départ de cette marche le samedi 10 juin, 14h, aux Réformés, en haut de la Canebière.

16:45 Publié dans Agenda , Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.04.2006

Des questionnaires pour vos enquêtes THT ou Antenne-Relais

Voici deux questionnaires mis au point par le conseil scientifique du (riirem. Anonymes, ces questionnaires sont des outils permettant aux collectifs et aux associations de mener des enquêtes sanitaires de voisinage de façon scientifique et rigoureuse.

Le premier est destiné aux riverains des antennes relais, conçu à partir de celui mis au point par Roger Santini et coll. dans le cadre d'enquètes sanitaires menées en France et en Espagne et publiées en 2000 et 2003.

Le second concerne les riverains de transformateur et de lignes électriques à haute et très haute tension.

D'autres questionnaires, portant sur les autres pollutions électromagnétiques, seront mis en ligne dès leur validation.

N'hésitez pas à prendre contact avec le (riirem en cas de question à leur sujet.

16:30 Publié dans Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note