16.06.2008

Conseil de Paris: étude pour limiter d'éventuels risques sanitaires du wi-fi

PARIS (AFP) — Les élus municipaux parisiens ont adopté lundi un voeu de l'exécutif afin de réaliser une étude comparative des réglementations pour limiter les éventuels risques sanitaires liés à l'exposition aux fréquences électromagnétiques utilisées pour le wi-fi.

Ce voeu reprend celui de Denis Baupin et des élus Verts recommandant d'exercer "une vigilance particulière" sur le programme "Paris Wifi"(internet sans fil), alors que 80% des immeubles parisiens doivent avoir accès au très haut débit d'ici 2010 et que des inquiétudes sur le wifi dans les bibliothèques avaient été exprimées par des agents municipaux.

L'exécutif propose d'organiser une "conférence citoyenne" sur le thème "ondes et santé" dont l'avis sera rendu public au plus tard au printemps 2009.

La Ville va aussi réaliser une étude comparative des réglementations et dispositifs mis en place pour limiter l'impact des ondes électromagnétiques. Le prochain Comité d'hygiène et de sécurité donnera un avis sur le wi-fi dans les bibliothèques.

Anne Hidalgo, première adjointe, a souligné que la mairie avait mené une "campagne de mesures des champs électriques sur six bibliothèques" (Italie, Lancry, Faidherbe, Vandamme, Trocadéro et Valère) : il s'avère "que ces champs sont de 80 à 400 fois inférieurs aux limites fixées par la réglementation" (décret du 3 mai 2002). "La Ville est consciente des inquiétudes et veut rester vigilante", a-t-elle affirmé.

Le Comité hygiène et sécurité (CHS) de la Direction des affaires culturelles de la ville de Paris, saisi par deux association environnementales (Priartem et Agir pour l'environnement) et un syndicat, avait voté en novembre 2007 le principe d'un moratoire sur le wi-fi dans les bibliothèques parisiennes.

Au niveau national, les ministères de l'Ecologie et de la Santé ont demandé, également en novembre 2007, un rapport sur les rayonnements, notamment lors de liaisons wi-fi, à l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Il devrait être achevé fin 2008.

"C'est un sujet controversé", avec "une composante émotionnelle très forte", avait noté la directrice générale de l'Afsset Michèle Froment-Védrine lors de la présentation du programme de l'Agence en septembre. "Les ondes ont toujours provoqué des peurs depuis le téléphone", avait-elle rappelé.

(source : AFP)

04.04.2008

La BNF renonce au Wifi

Ce projet prévoyant à l’origine le recours à une société privée qui, en échange d’une installation gratuite, aurait pu desservir une partie du quartier environnant le site Tolbiac, a été contesté par la section FSU de la BnF soutenue par d’autres sections syndicales.

Les syndicats, après avoir constaté les effets sanitaires du WiFi et du rayonnement des ondes électromagnétiques, se sont appuyés sur une étude américaine « Lai & al. » qui prouve les effets génotoxiques des ondes de 2450 Mhz (fréquence du WiFi), sur le rapport de BioInitiative produit par 14 scientifiques internationaux qui conclu à la révision des normes réglementaires concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques, et sur une étude de l’université de Clermont-Ferrand.

Les organisations syndicales se sont également appuyées sur la décision du CHS de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté pour avis, à la demande du syndicat parisien Supap-FSU, le principe d’un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes.

La décision prise par la BnF est une première et démontre ainsi que la connexion filaire est une alternative crédible au WiFi. Cette connexion filaire avait été également proposé à la Ville de Paris par le Supap-FSU et les associations « Priartem » et « Agir pour l’environnement ». La BnF la remet cette proposition à l’ordre du jour.

Par ailleurs, les personnels de la Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris 5ème) ont rédigé une pétition demandant la déconnexion des bornes WiFi déjà installées et leur remplacement par une connexion filaire. A noter, que la Bibliothèque Sainte Geneviève est équipée de postes de consultation Internet à destination du public.

Quand au CHS de l’Université Censier-Sorbonne nouvelle (Paris 5ème) il a décidé le débranchement d’une borne WiFi situé prêt d’un poste de travail. Le médecin de cette instance a demandé un suivi des personnels à risque.

Les syndicats FSU-BnF et Supap-FSU invitent l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels, à reconsidérer l’utilisation massive et systématique du WiFi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniales.

Dans son édition du 4 avril 2008, le Parisien signale que la direction de la BNF se montre moins affirmative. « Nous avons choisi la connexion par fil car c'est la seule qui permet d'avoir du très haut débit. Pour les chercheurs qui fréquentent le site, c'est important. A la fin de l'année, 50 % des places seront connectées. Pour l'installation du wi-fi, nous attendons les résultats d'une étude. »  


(Source : Communiqué de Supap-FSU du 3 avril 2008,
Le Parisien du 4 avril 2008) 

19.12.2007

Wifi, mobiles: propositions du Criirem pour diminuer les impacts

PARIS, 18 décembre 2007 (AFP) - Baisser la puissance des antennes-relais de téléphonie mobile et du wi-fi en zone urbaine permettrait de réduire les impacts sur la santé, estime le Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem).

L'idée serait de "multiplier les antennes, mais de diminuer leur puissance" à 0,6 volt par mètre contre 5 à 10 V/m en pratique, a expliqué mardi la présidente du Criirem, Michèle Rivasi, lors d'une rencontre organisée par l'association des journalistes de l'environnement (JNE).

De plus en plus de voix s'élèvent pour s'inquiéter des effets sur la santé des ondes électro-magnétiques liées au nouvelles technologies, comme à Paris où un moratoire a été réclamé sur l'installation du wi-fi dans les bibliothèques.

Selon Mme Rivasi, des micro-antennes complétées par des fibres optiques seraient "la meilleure infrastructure", a-t-elle estimé, précisant qu'un schéma de ce type était en cours de test à Milan en Italie.

Le Criirem propose en outre d'installer des balises pour mesurer en permanence la pollution des champs électro-magnétiques en zone urbaine. Des balises de ce type ont été installées à Valence, en Espagne. Ce genre d'appareils ne coûtent que 12.000 euros, a-t-elle fait valoir, regrettant que "les opérateurs n'en veulent pas".

En France, le seuil d'exposition maximal autorisé varie de 41 V/m selon la réglementation nationale à 2 V/m selon la charte de bonne conduite en vigueur à Paris, l'intensité du champ électro-magnétique décroissant avec la distance.

Les ministères de la Santé et de l'Ecologie ont demandé récemment à l'Agence française de sécurité sanitaire et de l'environnement au travail (Afsset) un rapport sur les effets des rayonnements du wi-fi et de la téléphonie mobile notamment pour les enfants, qui devrait être rendu fin 2008.

14.12.2007

Principe de précaution : première victoire sur le wifi

La santé doit passer avant l’Internet sans fil. Jean Desessard, sénateur Vert de Paris, se réjouit de la suspension du wifi dans certaines bibliothèques parisiennes, suite à la mobilisation des salariés inquiets pour leur santé.

Maux de tête, vertiges, nausées, fatigue... : le développement des mêmes symptômes simultanément chez les salariés d’un même lieu au moment de l’introduction d’une nouvelle technologie est une coïncidence troublante. Surtout quand ils touchent 40 % du personnel. Contrairement à ce qu’a déclaré l’attaché de presse de la mairie de Paris, les salariés inquiets ne sont pas irrationnels, et leurs interrogations, en l’absence de consensus scientifique, sont parfaitement légitimes.

Appliquer le principe de précaution, à valeur constitutionnel depuis 2005, ne signifie pas condamner par principe et à tout jamais une nouvelle technologie. Mais cela implique d’en suspendre la généralisation jusqu’à ce que des études approfondies en prouvent l’innocuité.

A cet égard, il est réconfortant de voir que c’est un syndicat, le SUPAP-FSU, qui a pris en charge cette thématique typiquement écologiste. En effet, les représentants des salariés doivent développer un véritable éco-syndicalisme, car les salariés sont les premiers concernés par l’exposition à des substances, des molécules ou des champs électro-magnétiques dangereux. En cela, ils peuvent jouer un rôle de lanceurs d’alertes, et leurs avertissements doivent être pris avec le plus grand sérieux, car leur vigilance constitue une protection pour notre santé à tous.

 

Communiqué de Jean Desessard
Sénateur Verts de Paris

04.12.2007

Wi-Fi : la ville de Paris déconnecte six bibliothèques suite à des plaintes sanitaires

Suivant le principe de précaution la mairie de Paris a désactivé ses bornes Wi-Fi dans des bibliothèques où des employés se plaignaient de différents maux depuis leur installation. Le projet de couvrir Paris de hotspots n’est pas remis en cause.

Le déploiement à Paris par la de hospots Wi-Fi gratuits suscite une levée de boucliers de syndicats et associations, qui mettent en avant des risques sanitaires liés à l'exposition prolongée à ces réseaux sans fil.

« Plusieurs personnes de bibliothèques récemment connectées (10e, 11e, 13e, 14e, 16e et 18e) sont venues témoigner des troubles qu'elles ressentaient : maux de tête, vertiges, malaises, douleurs musculaires... Certaines ayant même dû exercer leur droit de retrait, tant la situation était, pour elles, devenue insupportable », indique le Syndicat Supap-FSU soutenu par les associations Priartem (*) et Agir pour l'environnement.

Les équipes de Bertrand Delanoë ont donc décidé, entre octobre et novembre, de désactiver les bornes Wi-Fi dans les six bibliothèques où ces agents se plaignaient.

Entre-temps, le Comité hygiène et sécurité (CHS) de la direction des affaires culturelles de la ville de Paris a été saisi de l'affaire et a voté, le 28 novembre, un moratoire sur les dangers du Wi-Fi dans les bibliothèques parisiennes ; un texte rédigé par le Supap-FSU. Bien que l'avis du CHS soit purement consultatif, l'administration municipale a préféré « répondre favorablement à l'inquiétude des employés des bibliothèques », indique-t-on dans l'entourage du maire.

 

(ZDNet.fr, 3 decembre 2007)
(article à consulter en intégralité ici)

15.11.2007

Le réseau sans fil Wi-fi participe au brouillard électromagnétique

La Croix a consacré cette semaine un dossier sur les risques posés par les rayonnements du téléphone mobile et de l'internet sans fil. Après un premier article interrogeant "Faut-il avoir peur des portables ?", et un autre sur "Radiofréquences et risques émergents", assortis d'une interview de Catherine Gouhier, du Conseil Scientifique du (riirem, sur les 12 conseils pour limiter son exposition, le quotidien aborde la question du Wi-fi.

 

En dépit de son très faible rayonnement, la généralisation de la technologie sans fil Wi-fi suscite des interrogations.

En quelques années, nous avons créé ce que d’aucuns appellent un « électrosmog », une sorte de brouillard électromagnétique, un environnement saturé en ondes. Après la déferlante de la téléphonie mobile et de ses antennes relais, vient en effet la mode des réseaux sans fil Wi-Fi.

La technologie ne se limite déjà plus à quelques « box » individuelles ayant une portée de quelques dizaines de mètres. De puissants réseaux urbains se répandent sur la planète ; et ces bornes ou antennes installées sur les façades d’immeubles ou les lampadaires et mises en réseau atteignent alors des portées qui se comptent en centaines de mètres, voire en kilomètres.

Les utilisateurs de cette nouvelle technologie savent combien elle est déjà omniprésente : ils peuvent détecter les différents réseaux locaux de particuliers au sein d’un même immeuble ou d’un pâté de maisons, les rayons d’action de chaque installation débordant les murs des appartements. Quant aux autres, ils ignorent qu’ils sont immergés en permanence dans un bain d’ondes.

Le doute gagne les esprits

Officiellement, cette technologie séduisante qui permet de se connecter à Internet à partir de n’importe quel endroit, ne pose aucun problème. « Le Wi-Fi émet une puissance rayonnée dix fois moins importante qu’un téléphone portable », précise l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Les faibles puissances d’émission « ne permettent pas de conclure à l’existence d’un risque particulier éventuel », poursuit l’agence.

Néanmoins le doute gagne les esprits. « Plusieurs indicateurs montrent qu’on ne peut pas laisser se banaliser cette technologie sans la réglementer ni réaliser d’études d’impact sanitaire », estime Michèle Rivasi, présidente-fondatrice du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques.

Surfer sans fil est-il vraiment sans risques ?

Parce que le Wi-Fi est une fréquence supplémentaire qui s’ajoute de manière permanente à une ambiance électromagnétique. Parce que téléphonies et Wi-Fi sont des ondes pulsées et non continues comme les ondes radio ou télé. Parce que la fréquence Wi-Fi (2 450 mégahertz) est une fréquence micro-ondes qui a pour effet, comme les fours domestiques, d’agiter les molécules d’eau.

Ce qui n’est peut-être pas tout à fait sans effet sur la biologie humaine. D’ailleurs certaines personnes sont « électrosensibles » et peuvent souffrir du syndrome dit du micro-ondes, notamment de maux de tête.

De ces questions naît une interrogation. Surfer sans fil est-il vraiment sans risques ? Est-il indispensable d’encourager une technologie quand des alternatives performantes et sans risques existent (câbles, fibres optiques) ? Les études scientifiques se multiplient, mais, faute de recul, ont de la peine encore à trancher, même si les soupçons se précisent (lire ci-dessus).

Etudes nécessaire sur la globalité de sources d’exposition

Certains pays ou collectivités commencent à préconiser des restrictions d’usage ou à durcir des réglementations. Ainsi l’Allemagne et l’Autriche ont-elles recommandé d’éviter de recourir à la technologie Wi-Fi dans les écoles, au motif que les cerveaux en développement des enfants pourraient réagir plus fortement à l’exposition aux rayonnements, et préconisé d’utiliser les connexions filaires.

La Belgique a durci ses normes et imposé des champs électromagnétiques inférieurs à 3 volts par mètre (V/m), la norme française et européenne étant de 41 V/m. Une résolution du Parlement européen, restée lettre morte, avait même préconisé un seuil très sévère de 0,6 V/m, seuil que l’Autriche a décidé d’appliquer.

« Il faudrait au minimum que toutes les antennes, toutes les sources d’exposition soient répertoriées. Il faudrait aussi que les particuliers débranchent leur réseau lorsqu’ils ne s’en servent pas. À quoi bon s’exposer et exposer ses voisins des nuits entières ?», interroge Michèle Rivasi. L’Agence européenne de l’environnement a également estimé qu’il devenait indispensable d’exiger des études sur la globalité de sources d’exposition.


(La Croix, édition du 14 novembre 2007)  

 

28.09.2007

Un guide sanitaire du Wi-Fi pour les écoles galloises

Un comté du Pays de Galles, en Angleterre, a annoncé son intention de rédiger des recommandations sur l'utilisation des connexions sans fil. Premières personnes concernées : les enfants.

C'est le comté du Carmarthenshire, dans l'ouest du pays qui va définir des règles d'utilisation du Wi-Fi dans ses établissements scolaires. Non pour des raisons de civisme, mais pour des raisons de santé, ce que l'on pourrait désigner en France comme un principe de précaution. Ce code de pratique, rédigé à partir d'études approfondies, aura pour but en effet de limiter l'exposition des enfants aux ondes Wi-Fi. Un responsable local estime que « le danger de ces connexions est probablement similaire à celui des téléphones mobiles ». Même si la question sur les portables divise toujours autant la communauté scientifique.

Danger avéré ou pas, le sujet fait débat depuis plusieurs mois en Angleterre. En mai 2007, le professeur Sir William Stewart, directeur de l'agence britannique de protection de la santé, alertait les autorités sur la nécessité d'étudier les effets du Wi-Fi sur la santé des élèves et des professeurs. En 2006, une école du même comté de Carmarthenshire décidait, quant à elle, de suspendre les connexions sans fil dans l'enceinte de l'établissement, sur pressions des parents.

En Allemagne, les connexions Wi-Fi sont également interdites dans les écoles de Francfort. Tandis qu'en France, le gouvernement a demandé à l'Afsset, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, de réaliser une étude approfondie sur les rayonnements de la technologie, mais aussi du téléphone portable.

L'Agence européenne de l'environnement, par la voix de sa directrice Jacqueline McGlade, a pour sa part jugé le 15 septembre dernier qu'il serait « prudent que les autorités en charge de la santé recommandent de réduire les expositions, en particulier pour les groupes vulnérables comme les enfants. » Dans le comté de Carmarthenshire, on espère que ce premier code pratique servira de référence pour une charte appliquée dans le pays tout entier.

(source : news.fr

14.09.2007

Grenelle de l'environnement : les 5 exigences du (riirem

1. Déconseiller l’usage du téléphone mobile pour les moins de 15 ans.

On sait depuis 1996 que le cerveau des enfants peut absorber jusqu’à 50 % de plus de rayonnement radiofréquences que celui d’un adulte.

L'exposition des usagers sur le long terme, à plus de 10 ans, s'accompagne d'un risque accru de tumeur auditive ou cérébrale, du côté où le téléphone est utilisé. Des  risques de maladies neuro-dégénératives ont récemment été également mis en évidence. Chez un enfant ou un adolescent, ces risques sont accrus puisque leurs organismes sont en développement.


2. Pas de Wi-fi dans les écoles, les collèges, les lycées.

Tandis que plusieurs villes s'engagent dans des accès à internet sans fil, l'Autriche, l'Allemagne déconseillent le Wi-fi dans les écoles et chez les particuliers. Lorsque le Wi-fi fonctionne, une pollution électromagnétique « passive » en résulte, qui s'additionne aux rayonnements déjà existants (hertziens, gsm, umts, tnt...). Des témoignages d'enseignants « wifisensibles » se multiplient par exemple en Grande Bretagne.

La fréquence du Wi-fi est très proche de celle optimum agitant les molécules d'eau. Une tres faible puissance suffit à provoquer des effets. Une exposition chronique, avec un « hotspot » allumé en permanence, est à proscrire.


3. Limiter le rayonnement des antennes-relais à 0,6 V/m.

Plus de 80 % des études publiées depuis 2002 dans des revues à comité de lecture observent des effets sanitaires chez les riverains d'antennes-relais GSM ou UMTS. Le maximum des troubles est atteint dans un rayon de 100 m autour de l'émetteur, et s'échelonne jusqu'à 300 ou 400 m.

Plutôt que raisonner en terme de distance, il faut limiter la puissance rayonnée. Le seuil de précaution de 0,6 V/m, recommandé par le parlement européen depuis 1994, est techniquement réalisable et appliqué dans plusieurs villes d'Europe.


4. Appliquer les servitudes légales en matière de lignes THT .

Le risque de leucémie infantile augmente de 69 % si l'on vit à moins de 200 m d'une ligne haute tension.

Le décret du 19 août 2004 prévoit des servitudes excluant toute construction dans une zone de 30 m autour de lignes à moyenne ou haute tension. Il est aussi temps d'appliquer les recommandations d'organisations internationales limitant l'exposition du public à 0,2 microTesla (0,2 µT).


5. Moratoire sur le Wimax et promotion du Ultra Haut Débit par fibre optique.

Il n'existe aucune étude d'impact sanitaire sur la technologie Wimax, et aucune sur ses effets biologiques. Son déploiement, superposé sur les autres réseaux sans fil, amplifie encore « l'électrosmog » ambiant.

Le ultra haut débit par fibre optique offre une vitesse de transmission supérieure au Wimax sans aucune nuisance ni pollution électromagnétique. Plusieurs villes françaises sont en passe d'étre équipées ou disposent déjà de l'infrastructure existante.

(communiqué à télécharger ici

07.09.2007

Wi-Fi, mobiles : l'Afsset chargé d'un rapport sur les rayonnements

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) va faire la synthèse des connaissances sur les rayonnements électromagnétiques, notamment pour la Wi-Fi, à la demande des ministères de l'Ecologie et de la Santé, a indiqué l'Agence jeudi.

Le rapport portera notamment sur les technologies en cours de développement comme la Wi-Fi ou la TMP (téléphonie mobile personnelle), a précisé l'Afsset, confirmant des informations du Parisien le même jour. La saisie de l'Afsset, formulée "fin août", n'a pas encore été examinée par sa commission scientifique, et aucun calendrier n'est fixé.

Deux associations -Priartém et Agir pour l'environnement- se sont récemment inquiétées du développement du Wi-Fi pour faciliter l'accès à internet dans les établissements scolaires.

Le Criirem (Centre de recherche et d'informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) a également mis en garde cet été contre des risques possibles provoqués par des téléphones mobiles hybrides GSM/Wi-fi portés contre la peau du visage ou tenus à la main.

Alors que les rayonnements GSM se situent dans des fréquences de 900 ou 1.800 mégahertz (Mhz), un terminal en mode Wi-Fi "émet des ondes pulsées à 2.450 Mhz, la fréquence optimum pour agiter les molécules d'eau". D'où, selon Michèle Rivasi, présidente du Criirem, des interrogations sur son "impact sur l'eau présente dans la peau ou le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau".

Une étude de Supelec publiée en avril 2007 par l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) recommandait notamment de positionner les points d'accès des équipements Wi-Fi plus haut que la tête (2,10 m par exemple) "pour limiter l'exposition des personnes".

Dans un rapport publié le 31 août, un groupe de travail international (Bioinitiative Working Group) a notamment "recommandé d'installer des liaisons avec fils, alternatives à la Wi-Fi, particulièrement dans les écoles et les librairies afin que les enfants ne soient pas soumis à des niveaux élevés de radiofréquences avant que les impacts sur la santé soient mieux compris".


"La recherche doit continuer pour définir quelles niveaux de radiofréquences liés aux nouvelles technologies sans fils sont acceptables", estiment ces chercheurs dont le Pr Lennart Hardell (Hopital Universitaire d'Orebro, Suède) et le Dr David Carpenter (Université d'Albany, Etats-Unis).

 

Dépèches de l'Education, 6 septembre 2007 

06.09.2007

Les signaux d'alerte du réseau sans fil

Risque accru de leucémie infantile, de cancer du cerveau, d'Alzheimer, désordres acoustiques, problèmes nerveux variés, modification de l'ADN, troubles du sommeil C'est un nouveau message d'alerte que lancent une vingtaine de scientifiques américains, médecins pour la plupart.

Publié vendredi dernier, leur volumineux rapport « Bio Initiative » fait la synthèse des centaines d'études consacrées à l'impact sanitaire des champs électromagnétiques sur l'homme : «  Le déploiement sans entrave des technologies sans fil est vraisemblablement risqué et sera difficile à contrer si la société ne prend pas des décisions rapides sur de nouvelles limites d'exposition, conclut le rapport. Comme il n'est pas réaliste de reconstruire tous les systèmes de distribution électrique à court terme, des étapes pour réduire l'exposition liée aux systèmes existant doivent être initiées et encouragées, particulièrement dans les lieux où les enfants passent du temps »

(...)

Attendre, c'est pourtant le credo de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le discours rassurant est aux antipodes des signes d'inquiétude scientifique lancés depuis bientôt six ans (appels de Fribourg en 2002, d'Helsinki en 2005 et de Benvento en 2006). Nouvel écho de ces craintes, le débat sur le possible bannissement des systèmes wi-fi dans les écoles en Grande-Bretagne. De son côté, le gouvernement allemand, vient de déconseiller l'usage du wi-fi à domicile et de « de préférer autant que possible l'utilisation de solutions filaires traditionnelles plutôt que de connexions sans fil »

Et en Belgique ? « Nous travaillons actuellement sur une nouvelle note consacrée à cette question, explique le professeur André Vander Vorst, membre du Conseil supérieur de la santé (CSS) en Belgique et au Pays-Bas. Elle devrait aboutir en décembre. Je rappellerai simplement que, si on veut agir de manière prudente, il convient de considérer la somme de l'exposition à laquelle un individu peut être soumis. C'est pourquoi le conseil supérieur fédéral avait recommandé en 2004 de ne pas dépasser 3 volts par mètre – en aucun endroit et à aucun moment »

Négligeant cette recommandation, le gouvernement fédéral sortant a préféré adopter un arrêté royal imposant aux opérateurs de ne pas dépasser 20,6 volts par mètre. Six fois plus que la recommandation prônée par les scientifiques, mais deux fois moins que la valeur maximale préconisée par l'OMS. « Les recommandations de l'OMS sont dépassées et ne tiennent compte que des effets thermiques des champs électromagnétiques sur la santé, fulmine Jean Delcoigne, de l'association Teslabel. Or, les effets sur la santé se font déjà sentir à des niveaux bien inférieurs aux trois volts par mètre recommandé par le Conseil supérieur de la santé  » L'association, qui a introduit un recours devant le Conseil d'État, espère rééditer l'annulation des normes fédérales, comme en 2005. Et confronter le prochain gouvernement à la nécessité de plancher sur de nouvelles normes en dépit des hauts cris poussés par l'industrie.

(...)

Les signaux d'alerte du réseau sans fil,
paru dans Le Soir, 5 sept 2007,
à consulter en intégralité

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