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04.04.2008

La BNF renonce au Wifi

Ce projet prévoyant à l’origine le recours à une société privée qui, en échange d’une installation gratuite, aurait pu desservir une partie du quartier environnant le site Tolbiac, a été contesté par la section FSU de la BnF soutenue par d’autres sections syndicales.

Les syndicats, après avoir constaté les effets sanitaires du WiFi et du rayonnement des ondes électromagnétiques, se sont appuyés sur une étude américaine « Lai & al. » qui prouve les effets génotoxiques des ondes de 2450 Mhz (fréquence du WiFi), sur le rapport de BioInitiative produit par 14 scientifiques internationaux qui conclu à la révision des normes réglementaires concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques, et sur une étude de l’université de Clermont-Ferrand.

Les organisations syndicales se sont également appuyées sur la décision du CHS de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté pour avis, à la demande du syndicat parisien Supap-FSU, le principe d’un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes.

La décision prise par la BnF est une première et démontre ainsi que la connexion filaire est une alternative crédible au WiFi. Cette connexion filaire avait été également proposé à la Ville de Paris par le Supap-FSU et les associations « Priartem » et « Agir pour l’environnement ». La BnF la remet cette proposition à l’ordre du jour.

Par ailleurs, les personnels de la Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris 5ème) ont rédigé une pétition demandant la déconnexion des bornes WiFi déjà installées et leur remplacement par une connexion filaire. A noter, que la Bibliothèque Sainte Geneviève est équipée de postes de consultation Internet à destination du public.

Quand au CHS de l’Université Censier-Sorbonne nouvelle (Paris 5ème) il a décidé le débranchement d’une borne WiFi situé prêt d’un poste de travail. Le médecin de cette instance a demandé un suivi des personnels à risque.

Les syndicats FSU-BnF et Supap-FSU invitent l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels, à reconsidérer l’utilisation massive et systématique du WiFi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniales.

Dans son édition du 4 avril 2008, le Parisien signale que la direction de la BNF se montre moins affirmative. « Nous avons choisi la connexion par fil car c'est la seule qui permet d'avoir du très haut débit. Pour les chercheurs qui fréquentent le site, c'est important. A la fin de l'année, 50 % des places seront connectées. Pour l'installation du wi-fi, nous attendons les résultats d'une étude. »  


(Source : Communiqué de Supap-FSU du 3 avril 2008,
Le Parisien du 4 avril 2008) 

18:30 Publié dans WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, bibliothèque, syndicat, wi-fi, wifi

03.04.2008

Antennes : trois fois plus de plaintes en Belgique

Bruxelles : La population est inquiète depuis deux ans et réclame du gendarme des télécoms qu'il prenne des mesures

On a recensé en l'espace de deux ans quasi trois fois plus de plaintes au sujet des antennes GSM adressées à l'IBPT, l'Institut belge des postes et des télécommunications. En 2005, 85 dossiers avaient été ouverts par l'Institut. En 2007, on en était déjà à 220.

La progression est importante et peut s'expliquer de plusieurs manières. Tout d'abord, il y a l'inquiétude du citoyen en matière de champs électromagnétiques émis par les mâts. Ensuite, il y a la médiatisation de la possibilité pour les citoyens d'adresser une plainte auprès de l'IBPT et d'exiger une mesure en cas de suspicion. Ensuite, cette hausse peut être la résultante du fait qu'on dénombre de plus en plus d'installations. Pour pouvoir respecter les termes de leur licence UMTS, les opérateurs ont dû placer de nouveaux mâts destinés à la technologie 3G (troisième génération) sur les toits des immeubles.

"Mais qui dit plaintes, ne dit pas forcément arrêt d'une antenne", nous précise-t-on au service ad hoc de l'IBPT. En fait, dans la pratique, un dossier amène l'Institut à effectuer des mesures sur place afin de constater si l'opérateur dépasse la norme d'émission qui lui est imposée par la loi. "La norme n'a été dépassée que dans un nombre très réduit de cas", ajoute-t-on à l'IBPT qui précise que les dépassements étaient plus nombreux à l'avènement du GSM.

Néanmoins, les plaintes proviennent dans la majorité des cas de particuliers, comme l'explique le bulletin des questions et réponses écrites de la Chambre. En 2007, "l'IBPT a reçu au total 219 demandes dont 159 provenaient de particuliers et 60 de non-particuliers", explique l'ancienne ministre de l'Économie Sabine Laruelle (MR) dans une réponse à une parlementaire. Et il n'y a pas que les antennes GSM qui sont visées. "Tous les dossiers étaient comptés dans ces statistiques, donc également les demandes de mesures des rayons du réseau Astrid, des émetteurs de radiodiffusion, des radars... En général, il peut cependant être supposé que plus de 90 % de ces dossiers traitent spécifiquement du rayonnement GSM."

(source : La Dernière Heure, 3 avril 2008) 

 

16:45 Publié dans Dans la presse , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note