16.06.2008
Conseil de Paris: étude pour limiter d'éventuels risques sanitaires du wi-fi
PARIS (AFP) — Les élus municipaux parisiens ont adopté lundi un voeu de l'exécutif afin de réaliser une étude comparative des réglementations pour limiter les éventuels risques sanitaires liés à l'exposition aux fréquences électromagnétiques utilisées pour le wi-fi.
Ce voeu reprend celui de Denis Baupin et des élus Verts recommandant d'exercer "une vigilance particulière" sur le programme "Paris Wifi"(internet sans fil), alors que 80% des immeubles parisiens doivent avoir accès au très haut débit d'ici 2010 et que des inquiétudes sur le wifi dans les bibliothèques avaient été exprimées par des agents municipaux.
L'exécutif propose d'organiser une "conférence citoyenne" sur le thème "ondes et santé" dont l'avis sera rendu public au plus tard au printemps 2009.
La Ville va aussi réaliser une étude comparative des réglementations et dispositifs mis en place pour limiter l'impact des ondes électromagnétiques. Le prochain Comité d'hygiène et de sécurité donnera un avis sur le wi-fi dans les bibliothèques.
Anne Hidalgo, première adjointe, a souligné que la mairie avait mené une "campagne de mesures des champs électriques sur six bibliothèques" (Italie, Lancry, Faidherbe, Vandamme, Trocadéro et Valère) : il s'avère "que ces champs sont de 80 à 400 fois inférieurs aux limites fixées par la réglementation" (décret du 3 mai 2002). "La Ville est consciente des inquiétudes et veut rester vigilante", a-t-elle affirmé.
Le Comité hygiène et sécurité (CHS) de la Direction des affaires culturelles de la ville de Paris, saisi par deux association environnementales (Priartem et Agir pour l'environnement) et un syndicat, avait voté en novembre 2007 le principe d'un moratoire sur le wi-fi dans les bibliothèques parisiennes.
Au niveau national, les ministères de l'Ecologie et de la Santé ont demandé, également en novembre 2007, un rapport sur les rayonnements, notamment lors de liaisons wi-fi, à l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Il devrait être achevé fin 2008.
"C'est un sujet controversé", avec "une composante émotionnelle très forte", avait noté la directrice générale de l'Afsset Michèle Froment-Védrine lors de la présentation du programme de l'Agence en septembre. "Les ondes ont toujours provoqué des peurs depuis le téléphone", avait-elle rappelé.
(source : AFP)
16:50 Publié dans WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.06.2008
Des cancérologues appellent à la prudence dans l'utilisation des portables
PARIS (AFP) - Une vingtaine de scientifiques, essentiellement des cancérologues, lancent un appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé.
Les signataires du texte, publié dans le Journal du Dimanche, dressent une liste de mesures de précaution simples qui peuvent être prises dans l'attente de données plus complètes.
Selon le ministère de la Santé, aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente "un risque notable" pour la santé, que ce soit pour les adultes ou les enfants.
Cependant, plusieurs études récentes, qui doivent encore être approfondies, mettent en évidence la possibilité d'un risque "faible" d'effet sanitaire lié à une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans) d'un mobile.
Une étude internationale de grande ampleur, menée dans 13 pays sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est actuellement en cours. Seuls des résultats partiels ont été publiés à ce jour.
Si de nombreuses études sont menées à travers le monde, la question de leur financement et de l'indépendance des experts qui ont en la charge suscite régulièrement de vives polémiques.
Pour les scientifiques à l'origine de cet appel, parmi lesquels figurent, outre des médecins français, un Italien, un Néerlandais et un Américain, le mode d'utilisation des portables doit s'articuler autour de dix règles.
Dix mesures de précaution
Ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence, maintenir le téléphone à plus d'un mètre du corps lors des communications en utilisant le mode haut-parleur ou un kit mains libres ou une oreillette, éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille.
Le texte suggère aussi de communiquer plutôt par SMS et d'éviter d'utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides en voiture ou en train.
"Nous sommes aujourd'hui dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac. Soit on ne fait rien, et on accepte un risque, soit on admet qu'il y a un faisceau d'arguments scientifiques inquiétants", explique Thierry Bouillet, cancérologue à l'hôpital Avicenne de Bobigny et signataire de l'appel.
Pour le professeur de psychiatrie David Servan-Schreiber, à l'origine de ce texte, il faut "absolument" prendre des précautions du fait de l'absence de recul suffisant dans le temps.
"Même sans preuve définitive, il faut expliquer aux gens que l'usage des portables n'est sans doute pas anodin et qu'il y a des façons avérées de se protéger", explique dans le JDD l'auteur de plusieurs best-seller sur la santé.
Depuis plusieurs années, nombre d'experts à travers le monde mettent en garde contre un usage immodéré chez les enfants, dans la mesure où leur système nerveux, en cours de développement, pourrait être plus sensible aux rayonnements dus aux téléphone portable.
Début janvier, deux associations de défense de l'environnement avaient réclamé au ministère de la santé l'interdiction à la vente d'un téléphone portable destiné spécifiquement aux enfants.
Le ministère n'avait pas donné suite à cette demande mais cependant appelé les parents à la prudence, affirmant que l'hypothèse d'un risque ne pouvant être "complètement exclue", la précaution était de mise.
18:40 Publié dans Effet non thermique , Précautions, Protections , Recommandations , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.05.2008
Robin des Toits inaugure un Réseau EHS
EHS – Electro Hyper Sensibilité – Pathologie dont le développement est en accélération rapide et dont le principal contributeur est le groupe de technologies du type Téléphonie Mobile, dont font partie l'UMTS, le WIFI, le WIMAX, le BLUETOOTH, etc…
Le réseau comporte trois domaines :
- Le recueil et la mise en ordre des informations dans quatre directions :
• l'état des connaissances scientifiques validées de sources indépendantes.
• l'état des reconnaissances administratives y compris des dispositions légales de prise en compte des handicaps. Avec un FOCUS sur la Suède.
• l'état des ressources médicales proches et moins proches.
• une préparation de textes légaux sur l'organisation technique de zones blanches pour une vie supportable des handicapés irréversibles.
- Des communications interpersonnelles sur les expériences individuelles de dispositions de survie.
- L'organisation de réseaux locaux d'assistance pour offrir des abris transitoires en zone calme.
Un tel réseau ne peut être efficace que par le moyen d'échelons locaux. Un centre de coordination générale est organisé
à l'adresse e-mail suivante : ehs@robindestoits.org
Les candidats à une fonction d'échelon local sont invités à se faire connaître à ce centre. Un tel réseau appelé par la carence des pouvoirs publics et de diverses organisations professionnelles n'est pas exclusif d'interventions en direction des politiques pour les assister dans l'accès aux informations réelles.
(Source : Robin des Toits)
18:30 Publié dans Electrosensibilité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2008
Pollution électromagnétique : acquittement de Radio Vatican annulé
Le direction de Radio Vatican a regretté l'annulation par la cour de cassation italienne d'un jugement acquittant deux responsables de la radio du délit de pollution électromagnétique provoquée par ses émetteurs surpuissants. La décision de la cour de cassation rendue publique mardi soir 13 mai 2008 renvoie en justice l'ancien directeur général de la radio du Vatican ainsi que son président, qui avaient été acquittés le 4 juin 2007 par la cour d'appel de Rome.
La justice italienne avait été saisie en 2001 d'une plainte des habitants de Cesano, au nord de la capitale italienne, qui accusaient les gigantesques émetteurs de Radio Vatican implantés sur le territoire de la commune d'être la cause de cas de leucémie et de troubles graves pour la santé.
Des enquêtes du ministère italien de l'Environnement avaient relevé en 2001 sur plusieurs sites des champs magnétiques hors norme, largement supérieurs aux 6 volts par mètre autorisés. Un rapport de l'agence de la santé de la santé publique du Latium, la région de Rome, avait aussi fait état près de Cesano d'un taux de mortalité infantile par leucémie trois fois supérieur à d'autres zones autour de la capitale.
Cette pollution électromagnétique, assimilée à un jet d'objets dangereux, avait valu en première instance une condamnation à dix jours de prison pour le cardinal Roberto Tucci, président de Radio Vatican, et le père Pasquale Borgomeo, son directeur général à l'époque. Cette condamnation avait été annulée en appel.
C'est cet acquittement par la cour d'appel de Rome que la cour de cassation italienne vient d'annuler, renvoyant l'ancien directeur général de la radio du Vatican et son président devant la justice.
Dans un communiqué, la direction de Radio Vatican a "regretté" la décision de la cour de cassation et annoncé qu'elle "fera valoir ses arguments dans les prochaines phases judiciaires". Radio Vatican a assuré "s'être toujours conformée aux recommandations internationales en matière d'émissions électromagnétiques, même avant l'existence de réglementations italiennes". Elle ajoute que depuis 2001, elle respecte scrupuleusement les limites d'émission prévues par la loi italienne et qu'il n'existe donc "aucun motif de préoccupation pour la population".
source : AFP / Télé Satellite
19:50 Publié dans Dans la presse , Justice | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.04.2008
La BNF renonce au Wifi
Ce projet prévoyant à l’origine le recours à une société privée qui, en échange d’une installation gratuite, aurait pu desservir une partie du quartier environnant le site Tolbiac, a été contesté par la section FSU de la BnF soutenue par d’autres sections syndicales.
Les syndicats, après avoir constaté les effets sanitaires du WiFi et du rayonnement des ondes électromagnétiques, se sont appuyés sur une étude américaine « Lai & al. » qui prouve les effets génotoxiques des ondes de 2450 Mhz (fréquence du WiFi), sur le rapport de BioInitiative produit par 14 scientifiques internationaux qui conclu à la révision des normes réglementaires concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques, et sur une étude de l’université de Clermont-Ferrand.
Les organisations syndicales se sont également appuyées sur la décision du CHS de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté pour avis, à la demande du syndicat parisien Supap-FSU, le principe d’un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes.
La décision prise par la BnF est une première et démontre ainsi que la connexion filaire est une alternative crédible au WiFi. Cette connexion filaire avait été également proposé à la Ville de Paris par le Supap-FSU et les associations « Priartem » et « Agir pour l’environnement ». La BnF la remet cette proposition à l’ordre du jour.
Par ailleurs, les personnels de la Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris 5ème) ont rédigé une pétition demandant la déconnexion des bornes WiFi déjà installées et leur remplacement par une connexion filaire. A noter, que la Bibliothèque Sainte Geneviève est équipée de postes de consultation Internet à destination du public.
Quand au CHS de l’Université Censier-Sorbonne nouvelle (Paris 5ème) il a décidé le débranchement d’une borne WiFi situé prêt d’un poste de travail. Le médecin de cette instance a demandé un suivi des personnels à risque.
Les syndicats FSU-BnF et Supap-FSU invitent l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels, à reconsidérer l’utilisation massive et systématique du WiFi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniales.
Dans son édition du 4 avril 2008, le Parisien signale que la direction de la BNF se montre moins affirmative. « Nous avons choisi la connexion par fil car c'est la seule qui permet d'avoir du très haut débit. Pour les chercheurs qui fréquentent le site, c'est important. A la fin de l'année, 50 % des places seront connectées. Pour l'installation du wi-fi, nous attendons les résultats d'une étude. »
(Source : Communiqué de Supap-FSU du 3 avril 2008,
Le Parisien du 4 avril 2008)
18:30 Publié dans WiFi, WiMax, WiBro | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, bibliothèque, syndicat, wi-fi, wifi

