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29.10.2007
Israël limite l'implantation des antennes-relais
La Knesset avec le Ministère de l’Environnement et des Affaires Intérieures ont approuvé une nouvelle loi dans le cadre de la réglementation concernant les irradiations non ionisantes. Cette loi limite la pose des antennes-relais de téléphonie mobile et peut l'interdire, notamment sur les terrasses et balcons des immeubles résidentiels.
En complément, cette nouvelle réglementation qui freine la liberté d’installation en imposant des contraintes supplémentaires sévères pour les opérateurs de téléphonie mobile, stipule que les permis d’urbanisme pour les antennes doivent être renouvelés tous les cinq ans. Par conséquent, toutes les antennes relais qui sont actuellement installées, notamment sur les balcons, devront faire l’objet à expiration de la période, d’une nouvelle demande de permis de réinstallation.
En outre, le ministre de l’Environnement s’engage si nécessaire à tenir des audiences publiques concernant les questions des irradiations des téléphones portables. Enfin, une réglementation stipulant qu’un opérateur doit réaliser une enquête afin de déterminer si le seuil de 20 % des normes d’irradiations émanant des antennes relais est atteint ; si tel est le cas, dans un souci de transparence, l’opérateur doit en faire l’annonce publique aux riverains.
Le Ministère de l’Environnement a décidé de s’aligner sur les décisions de quatre grandes villes - Jérusalem, Raanana, Ashdod et Herzliya - qui ont récemment décidé d’interdire l’installation de nouvelles antennes relais de petite taille, inférieures à 30 X 50 x 80 cm, dans leur juridiction. Jusqu'ici en effet, la loi permettait aux opérateurs de téléphonie mobile d'installer ces types de petites antennes relais, connues sous le nom de “Wireless Access Facility”, sans en informer le public et sans demande de permis de construire.
Avec une estimation de 800 antennes en activité, ce qui représente environ 10% de toutes les antennes relais du pays, le nombre de ce type d’antennes avait considérablement augmenté en Israël, puisque le permis de construire pour les grandes antennes était difficile à obtenir et pouvait prendre un certain temps.
Les opérateurs de téléphonie mobile annoncent "une guerre totale" contre ce nouveau règlement et préparent une action en justice, "arguant que l’installation de telles antennes est légale et ne peut pas être évitée".
09:30 Publié dans Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2007
23 oct : les travaux de recherche présentés lors du colloque
Electrohypersensibilité : l'état des connaissances
Olle Johansson
En Suède, l'électrohypersensibilité (EHS) est officiellement reconnu comme un handicap fonctionnel, et non comme une maladie. Des sondages ont montré qu'en Suède, entre 230 000 et 290 000 personnes présentent divers symptomes lorsqu'ils sont en contact avec des sources de champs électromagnétiques. Le but de nos études a été de rechercher d'éventuelles altérations cellulaires ou nerveuses dans la peau de ces personnes. Au vu de nos résultats préliminaires, il apparait que différentes altérations peuvent s'observer dans la peau des personnes électrohypersensibles.
Pierre Le Ruz
L'expérimentation, menée par les scientifiques du (riirem et d'Arca Iberica (Espagne), et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes lampes, de marques et puissances variées, montre que les ampoules fluocompactes, (appelées aussi lampe basse consommation, abrégé LBC), sont, dès l’allumage, à l'origine d'importants rayonnements radioélectriques... Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas ! Les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.
Anton Kolodynski (absent, le Prof Kolodynski nous as transmis ses articles de recherche)
Ces travaux ont réalisées chaque année depuis 1996 sur 112 enfants de 2 ecoles primaires de Riga et seront erminées en 2008. Des tests ont été menés auprès de chaque enfant afin d'évaluer leurs fonctions motrices (temps de réaction à un stimuli sonore ou visuel, etc.), leur quotient intellectuel, leur attention, leur mémoire... Les fonctions cognitives des enfants utilisateurs de téléphones mobiles diffèrent sensiblement des enfants du groupe de contrôle, suggérant une possible interdépendance entre l'exposition aux rayonnements du téléphone mobile et le developpement infantile physio-psychologique.
Hans-Peter Hutter
Les données recueillies en Autriche, au domicile de 336 personnes choisies au hasard montrent que des symptômes subjectifs comme les migraines, les troubles de la concentration ou la sensation de froid aux extrémités du corps peuvent être associés aux niveaux d'exposition les plus élevés aux champs micro-ondes émis par les antennes relais installés à proximité. Le lien avec la migraine persiste après avoir éliminé une source de biais possible qui est le niveau d'inquiétude liée à la présence des antennes-relais. Les auteurs recommandent de minimiser l'exposition en limitant le rayonnement des antennes.
10:25 Publié dans (riirem , Effet non thermique , Electrosensibilité , Enfants , Lampes , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2007
23 oct. : Rapport Bioinitiative : le résumé des conclusions
Voici la traduction française du résumé des conclusions du BioInitiative Report diffusé à l'occasion du colloque "Pollutions électromagnétiques : Des vérités qui dérangent", organisé à Paris le 23 octobre 2007.
Ces 25 pages livrent un condensé des 17 chapitres et quelques 600 pages composant la version originale du rapport du BioInitiative Working Group.
Stress cellulaire, génotoxicité, risques de tumeurs au cerveau ou de leucémies... Le rapport BioInitiative dresse un complet état des connaissances de l'effet sur l'homme ou les organismes vivants des rayonnements non ionisants des lignes électriques et de la téléphonie mobile.
(résumé en vf à télécharger ici, rapport en anglais là)
16:05 Publié dans Effet non thermique , Normes , Rapports , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.10.2007
23 oct : "Pollutions électromagnétiques : Des vérités qui dérangent"
La pollution électromagnétique s'intensifie. Une véritable fuite en avant technologique exposant le public à des niveaux de rayonnements sans précédents. Risques accrus de maladies graves : leucémie infantile, cancer du cerveau, maladie d'Alzheimer, modifications de l'ADN, troubles du sommeil... Le consensus international des études scientifiques n'est pas celui des institutions. Les signaux d'alerte se multiplient de par le monde mais restent le plus souvent ignorés des autorités sanitaires.
C'est pourquoi, le (riirem et WWF France organisent à Paris le mardi 23 octobre, un colloque réunissant des chercheurs européens. Ces spécialistes feront un point sur leurs travaux traitant des effets biologiques et sanitaires de l'électrosmog.
Le contenu de cette journée, ouverte à la presse, au public et aux décideurs, aux entreprises comme aux ONG, constituera une parfaite introduction aux exposés de la Fondation Santé Radiofréquences, prévus les 24 et 25 octobre, sans langue de bois, et en toute liberté.
Entrée libre, sur inscription.
Programme
15:00 Communications et présentations scientifiques
Electrohypersensibilité : l'état des connaissances, O. Johansson
Rayonnements des ampoules basse consommation, par P. Le Ruz
Impacts du téléphone mobile sur les enfants, par A. Kolodynski
Antennes-relais et symptômes chez les riverains, H.-P. Hutter
16:00 Questions / Réponses avec le public
17:30 Fin du colloque
Intervenants
Antons Kolodynski, Directeur de l’Institut de Biologie de l’Université de Lettonie, en charge du projet « Influence potentielle des systèmes de communication mobiles sur le développement des fonctions cognitives des enfants » au sein de l’Académie des Sciences de Lettonie.
Olle Johansson, Institut Karolinska, Suède, neurobiologiste et spécialiste des effets dermatologiques des rayonnements électromagnétiques sur la peau, un des premiers lanceurs d’alerte sur l’électrosensibilité et le Wifi.
Hans-Peter Hutter, médecin, spécialiste de la santé environnementale et de la médecine du travail à l’université de Vienne, Autriche. Son étude sur les symptômes vécus par les riverains d’antennes relais est perçue comme un modèle méthodologique.
Pierre Le Ruz, universitaire français, docteur en physiologie animale, expert européen et membre du conseil scientifique du (riirem, a réalisé en 2007 un comparatif des champs hautes fréquences rayonnés par les ampoules basse consommation.
Inscription, Lieu & Contacts
Espace WWF, 1 carrefour Longchamp, 75 116 Paris
WWF France : 01 55 25 84 84 / (riirem : 02 43 21 18 69
Transport : Ligne 1 / RER C : station Porte Maillot
Bus 244 : arrêt « Carrefour Longchamp »
20:00 Publié dans (riirem , Communiqués , Electrosensibilité , Enfants , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.10.2007
Le téléphone mobile favoriserait les tumeurs cérébrales
L'utilisation du téléphone mobile est néfaste pour la santé, et pas seulement au volant. Une analyse portant sur dix-huit études conclut qu'au-delà de dix ans d'utilisation d'un cellulaire, le risque de développer une tumeur cérébrale maligne - le gliome - du côté où l'appareil est porté à l'oreille serait multiplié par deux. Cette affection touche chaque année environ 6 personnes sur 100 000. Pour les atteintes du nerf acoustique - le neurome -, le risque serait deux fois
et demi plus élevé, dans ces mêmes conditions.
Publiée en ligne par la revue Occupational and Environmental Medecine (OEM), cette analyse, conduite par les Suédois Lennart Hardell (université d'Orebro) et Kjell Hansson (université d'Umea), contredit une étude rendue publique en septembre en Grande-Bretagne, selon laquelle "il n'a pas été montré que les mobiles étaient associés à des effets biologiques ou délétères".
Mais Lawrie Challis, qui a dirigé l'étude britannique, admet, rapporte le quotidien The Independent, qu'en raison du faible nombre de patients ayant utilisé un téléphone mobile depuis plus de dix ans, "il n'est pas possible à ce stade d'écarter la possibilité que des cancers puissent apparaître dans les prochaines années". L'incertitude liée au temps de
latence entre l'exposition aux champs électromagnétiques et le développement éventuel d'une tumeur reste l'un des principaux obstacles dans la conduite d'études épidémiologiques "conclusives".
"GROS CONSOMMATEURS"
En France, où la téléphonie mobile a pris son essor à partir de 1992 et où l'on dénombre désormais plus de 52 millions d'abonnés, l'étude la plus récente, publiée en septembre dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique, souffre des mêmes limitations. Elle porte sur des patients atteints de tumeurs cérébrales entre 2001 et 2003.
"L'usage régulier du téléphone mobile n'est pas lié à une augmentation du risque de neurinomes, de méningiomes ou de gliomes, conclut-elle. Bien que ces résultats ne soient pas significatifs, il semble toutefois exister une tendance générale à une augmentation du risque de gliome chez les plus "gros consommateurs" de téléphonie mobile : utilisateurs de longue durée, au temps de communication élevé et ayant utilisé un plus grand nombre de téléphones."
La puissance statistique de l'étude française étant insuffisante pour trancher, les auteurs renvoient à l'étude internationale Interphone, lancée en 1999. Elisabeth Cardis, qui coordonne Interphone au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), à Lyon, n'est pas surprise par les résultats de l'étude de Lennart Hardell et Kjell
Hansson. "Ils s'appuient sur plusieurs études incluses dans Interphone, qui ont effectivement noté des augmentations, significatives ou non, des gliomes chez les utilisateurs de mobile", admet-elle. Toute la difficulté réside dans l'interprétation des résultats, ajoute-t-elle.
Un des biais possibles concerne la mémorisation par les malades de leur propre usage du téléphone. "Ils cherchent une explication à leur maladie et ont tendance à exagérer leur exposition", note Elisabeth Cardis. Ce biais de mémorisation est statistiquement repérable : il conduit à une apparente réduction du risque de tumeur dans l'hémisphère opposé au
téléphone, comme si exposer un côté protégeait l'autre...
L'étude Interphone s'attachera aussi à préciser la localisation des tumeurs. Si 20 à 30 % de la dose électromagnétique émise par le téléphone sont absorbés par le cerveau, "cette exposition est très localisée", indique Elisabeth Cardis. Il est alors peu probable qu'une tumeur dans la partie frontale ou occipitale puisse être attribuée aux radiofréquences, note-t-elle.
LAXISTES
Ces problèmes méthodologiques expliqueraient, selon la chercheuse, le retard de plusieurs années pris dans la publication de l'étude Interphone, espérée "dans quelques mois". En attendant, Elisabeth Cardis refuse de se prononcer sur la nécessité ou non de réviser les normes d'émissions de radiofréquences.
Celles-ci sont jugées trop laxistes par un groupe de spécialistes internationaux, dont Lennart Hardell. Ces experts ont rendu public, le 31 août, un rapport dans lequel ils réclament un durcissement de la réglementation internationale sur les ondes électromagnétiques, qu'elles soient émises par les lignes à haute tension, les fours à micro-ondes, les antennes et relais de télécommunications ou les téléphones portables.
(source : Le Monde, 13 octobre 2007)
11:30 Publié dans Dans la presse , Effet non thermique , Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

