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30.11.2007

Belgique : des citoyens attaquent l’Etat contre les normes GSM

En Belgique, un collectif de quatre citoyens a déposé plainte contre l'Etat jeudi 29 novembre, rapporte le quotidien belge Le Soir. Franchissant une étape supplémentaire dans le combat mené par des nombreuses associations contre les nuisances des ondes électromagnétiques et les risques que celles-ci font porter sur la santé publique.

Initié par le Groupe de réflexion et d’action pour une politique écologique (Grappe), le recours porté devant le tribunal de première instance de Bruxelles vise à faire annuler, sur la base d’arguments de fond, les normes d’exposition au bénéfice d’une protection maximale pour la santé.

« Il ne fait plus de doute que les normes sont trop faibles, invoque Paul Lannoye, ancien député européen écologiste [aussi membre du conseil scientifique du (riirem]. En introduisant cette plainte contre l’État belge, nous entendons que ce dernier prenne les dispositions nécessaires pour protéger les citoyens en vertu de l’article de la Constitution qui garantit notamment à chaque enfant le droit à la protection d’un environnement sain. »

Pour les plaignants, l’exposition aux ondes électromagnétiques engendrée par les nouvelles technologies sans fil constitue une des grandes pollutions modernes. Une pollution incolore et inodore dont les risques, avérés dans un certain nombre d’études, se traduisent par une augmentation de l’incidence de cancers, de désordres acoustiques, de problèmes nerveux variés ou de troubles du sommeil, comme en atteste le rapport BioInitiative publié voici peu aux États-Unis. Et l’action conduite par Maître Jean-Luc Mathy contre l’État belge ne manque pas de reprendre à son compte les conclusions de cette somme scientifique.

L’histoire moderne est riche de cas semblables de graves atteintes à la santé, liées à certaines substances, renforcées par le déni de l’industrie, voire la complicité passive des autorités, notent les plaignants. Mais à la différence de l’amiante ou du tabac, personne ne peut plus échapper aujourd’hui au brouillard électromagnétique engendré par les ondes pulsées.

Conscients de la difficulté, les membres du Grappe estiment que l’adoption de normes les plus faibles (0,2 v/m contre 20,6 v/m) ne devrait pas poser de problème majeur, si l’on s’en réfère à diverses réglementations adoptées dans d’autres pays européens. (...) « Nous sommes déterminés et n’hésiterons pas à aller jusqu’à la cour des Droits de l’homme… » prévient Paul Lannoye.

(Le Soir, édition du 29 novembre 2007)

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15.11.2007

Le réseau sans fil Wi-fi participe au brouillard électromagnétique

La Croix a consacré cette semaine un dossier sur les risques posés par les rayonnements du téléphone mobile et de l'internet sans fil. Après un premier article interrogeant "Faut-il avoir peur des portables ?", et un autre sur "Radiofréquences et risques émergents", assortis d'une interview de Catherine Gouhier, du Conseil Scientifique du (riirem, sur les 12 conseils pour limiter son exposition, le quotidien aborde la question du Wi-fi.

 

En dépit de son très faible rayonnement, la généralisation de la technologie sans fil Wi-fi suscite des interrogations.

En quelques années, nous avons créé ce que d’aucuns appellent un « électrosmog », une sorte de brouillard électromagnétique, un environnement saturé en ondes. Après la déferlante de la téléphonie mobile et de ses antennes relais, vient en effet la mode des réseaux sans fil Wi-Fi.

La technologie ne se limite déjà plus à quelques « box » individuelles ayant une portée de quelques dizaines de mètres. De puissants réseaux urbains se répandent sur la planète ; et ces bornes ou antennes installées sur les façades d’immeubles ou les lampadaires et mises en réseau atteignent alors des portées qui se comptent en centaines de mètres, voire en kilomètres.

Les utilisateurs de cette nouvelle technologie savent combien elle est déjà omniprésente : ils peuvent détecter les différents réseaux locaux de particuliers au sein d’un même immeuble ou d’un pâté de maisons, les rayons d’action de chaque installation débordant les murs des appartements. Quant aux autres, ils ignorent qu’ils sont immergés en permanence dans un bain d’ondes.

Le doute gagne les esprits

Officiellement, cette technologie séduisante qui permet de se connecter à Internet à partir de n’importe quel endroit, ne pose aucun problème. « Le Wi-Fi émet une puissance rayonnée dix fois moins importante qu’un téléphone portable », précise l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Les faibles puissances d’émission « ne permettent pas de conclure à l’existence d’un risque particulier éventuel », poursuit l’agence.

Néanmoins le doute gagne les esprits. « Plusieurs indicateurs montrent qu’on ne peut pas laisser se banaliser cette technologie sans la réglementer ni réaliser d’études d’impact sanitaire », estime Michèle Rivasi, présidente-fondatrice du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques.

Surfer sans fil est-il vraiment sans risques ?

Parce que le Wi-Fi est une fréquence supplémentaire qui s’ajoute de manière permanente à une ambiance électromagnétique. Parce que téléphonies et Wi-Fi sont des ondes pulsées et non continues comme les ondes radio ou télé. Parce que la fréquence Wi-Fi (2 450 mégahertz) est une fréquence micro-ondes qui a pour effet, comme les fours domestiques, d’agiter les molécules d’eau.

Ce qui n’est peut-être pas tout à fait sans effet sur la biologie humaine. D’ailleurs certaines personnes sont « électrosensibles » et peuvent souffrir du syndrome dit du micro-ondes, notamment de maux de tête.

De ces questions naît une interrogation. Surfer sans fil est-il vraiment sans risques ? Est-il indispensable d’encourager une technologie quand des alternatives performantes et sans risques existent (câbles, fibres optiques) ? Les études scientifiques se multiplient, mais, faute de recul, ont de la peine encore à trancher, même si les soupçons se précisent (lire ci-dessus).

Etudes nécessaire sur la globalité de sources d’exposition

Certains pays ou collectivités commencent à préconiser des restrictions d’usage ou à durcir des réglementations. Ainsi l’Allemagne et l’Autriche ont-elles recommandé d’éviter de recourir à la technologie Wi-Fi dans les écoles, au motif que les cerveaux en développement des enfants pourraient réagir plus fortement à l’exposition aux rayonnements, et préconisé d’utiliser les connexions filaires.

La Belgique a durci ses normes et imposé des champs électromagnétiques inférieurs à 3 volts par mètre (V/m), la norme française et européenne étant de 41 V/m. Une résolution du Parlement européen, restée lettre morte, avait même préconisé un seuil très sévère de 0,6 V/m, seuil que l’Autriche a décidé d’appliquer.

« Il faudrait au minimum que toutes les antennes, toutes les sources d’exposition soient répertoriées. Il faudrait aussi que les particuliers débranchent leur réseau lorsqu’ils ne s’en servent pas. À quoi bon s’exposer et exposer ses voisins des nuits entières ?», interroge Michèle Rivasi. L’Agence européenne de l’environnement a également estimé qu’il devenait indispensable d’exiger des études sur la globalité de sources d’exposition.


(La Croix, édition du 14 novembre 2007)  

 

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06.11.2007

1500 relais de téléphonie mobile démantelés

Selon une dépêche de Taiwan infos, près de 1500 antennes-relais ont été démantelés en 2007 à Taiwan, conformément aux engagements pris un an plus tôt...


à la suite de nombreuses plaintes de personnes et associations dénonçant un risque sanitaire potentiel, la commission nationale des Communications (NCC) avait promis qu’environ 1 500 relais de téléphonie mobile situés trop près d’établissements scolaires ou d’immeubles résidentiels seraient retirés d’ici la fin de 2007. L’objectif est déjà presque atteint, a indiqué hier le président de la NCC, Su Yeong-chin.


A la fin octobre, sous la pression de la NCC, les opérateurs avaient procédé au démantèlement de 1 472 de ces antennes controversées, a-t-il précisé, et à l’avenir, la commission s’efforcera de convaincre ceux-ci de restreindre le nombre de leurs relais et de les placer au sommet de bâtiments publics plutôt que privé.


Selon une enquête réalisée en 2006 par la NCC, Taiwan comptait à cette date 26 000 relais de téléphonie mobile pour la norme 2G (GSM, GPRS, EDGE), 6 500 pour la norme 3G (UMTS, HSSPA...), et 16 000 pour la norme PHS (Personal Handy System, reséeau mobile fonctionnant entre 1800 et 1900 MHz). La couverture existante serait cinq fois supérieure aux besoins.

(source : Taiwan Infos, 6 novembre 2007)

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